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Menu rose, vin rosé et rose aux joues

Imprimer Catégories : Les chroniques de Ronchonnette Casse-Bonbons

Décidément, je n'en finirais jamais de m'extasier sur ce blog ! Non content de me permettre de m'épancher sur tout et rien, de rencontrer via les mails plein de gens très sympathiques, voilà qu'il m'incite à boire ! Or, vous me connaissez, il ne faut pas beaucoup me pousser pour m'inciter, dans ce domaine-ci... mais avec modération, bien sûr...

Ça a donc commencé comme ça : baguenaudant sur la Toile, je découvris que les vignerons de Chinon avaient décidé de faire connaître le Chinon rosé. Et que dans cette intention, ils offraient à tous les blogueurs volontaires pour affronter cette rude tâche deux bouteilles du dit Chinon rosé. Je ne tardais pas à me faire connaître afin, moi aussi, de goûter la chose.

Domaine_du_Clos_GodeauxUne semaine plus tard, deux bouteilles me parvenaient, celles, joliment rosées, du domaine du Clos-Godeaux de Philippe BROCOURT. Précisons ici quelques petites choses avant d'aller plus avant. J'aime cuisiner, j'aime manger et j'aime qu'un bon vin accompagne ces plaisirs. Cependant, loin de moi l'idée de me prétendre connaisseuse en quelque manière. Le vin pour moi se résume à un ensemble de sensations, plus ou moins agréables, plutôt plus que moins, mais en aucun cas je n'y vois un cérémonial. Chez nous, le connaisseur, c'est plutôt mon mari. D'ailleurs n'a-t-il pas été outré lorsque, il y a quelques temps de ceci, je répondais à un questionnaire sur le vin justement et où j'expliquais que mon meilleur souvenir viniphile était un Sancerre rouge bu en Normandie : "Quoiiii ? un Sancerre rouge ? avec tous les grands crus qu'on a bus ensemble ?" Ben oui, mais moi, c'est ce Sancerre rouge qui m'a marqué, que voulez-vous... Tout ça pour dire que je ne suis qu'une dilettante dans le domaine de l'oenologie.

Alors le rosé... Pour moi ce fut longtemps, question d'éducation, une piquette. Le vin de ceux qui n'y connaissaient rien. J'ai souvenance d'une discussion au restaurant la table à côté de moi qui, après avoir commandé un menu par ma foi assez conséquent, concluait par : "Comme vin ? oh, un rosé, ça va avec tout !"

Et puis j'ai changé d'avis. Reconnaissons que les producteurs de rosés ont contribué à ce changement. Certes il subsiste d'infâmes choses qui vous détruisent les maxillaires, vous ruinent la paroi stomacale ou vous amènent les larmes aux yeux, mais disons que je suis désormais entourée de personnes possédant suffisamment de discernement pour éviter ces inconvénients. Désormais, j'aime le rosé. Je l'aime en apéritif, servi frais mais pas trop, avec des tapas de charcuterie principalement, je l'aime en accompagnement de grillades, avec des andouillettes toutes justes grillées au barbecue, et surtout, avec la paëlla de mon papa. Il est vrai que je bois essentiellement des rosés de Provence et que j'étais tout à fait curieuse d'en découdre avec quelque chose de plus septentrional.

Pour accompagner ce fameux Chinon rosé, j'ai donc choisi de rester dans le rose : terrine de tomates et crevettes grilléesChinon_ros_ au sel et poivre.

D'abord l'aspect : une jolie couleur, rose pas tout à fait tendre mais lumineux. Notez sur la photo le verre à moitié plein - ou à moitié vide, selon que vous soyiez optimistes ou non - signe que la dégustation a commencé et que oups ! j'ai oublié de prendre une photo ! A sentir - "le nez, voyons !" - eh bien, ça ne sent pas grand-chose. A tourner dans le verre, le vin se révèle un peu gras sur les parois. C'est plutôt bon signe pour ma paroi stomacale...

On goûte. Il est un poil trop frais (la buée sur le verre en est la preuve, mais il faut dire qu'il fait au moins trente chez nous, TOUT condense !) mais très agréable. Le goût de fruits est là, bien sûr, et nous engageons alors, mon terrine_tomateépoux et moi, une discussion passionnée pendant laquelle nos enfants auront compris qu'ils peuvent se livrer aux pires bêtises, nous ne le remarquerons pas, trop occupés à reconnaître quels fruits sont emprisonnés dans les verres que nous nous versons - modérément bien sûr. Lui parle de mûre, j'évoque plutôt la grenade, douce et sucrée. Au fur et à mesure de notre échauffement (les crevettes grillées au sel et poivrecrevettes y sont pour quelque chose aussi...), le vin se bonifie : désormais, il est à bonne température, juste chambré et nous tombons d'accord : ce n'est pas un de ces rosés qui se boit sans soif, pour le seul plaisir de boire frais, non. Ici, il s'agit d'un vin dans le plein sens du mot, avec un corps qui s'accorde parfaitement avec notre repas. Et c'est vrai qu'il y a des arômes de groseille, "mais alors,pas acide, la groseille, un peu cranberrie, quoi..."

La bouteille est presque vide, il n'en reste qu'un verre, le repas est fini, mes joues sont... rosées. Et là, une remarque de mon cher et tendre : "N'empêche que je suis sûr qu'avec des andouillettes grillées, il irait super bien aussi..." Ça tombe bien, il nous reste une bouteille !

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Commentaires

  • TRès sympa ton billet parmi les plus rigolos...

  • J'attend le mien avec impatience, j'aime bien l'humour de ton billetBises

  • Tu ne fais regretter de ne pas avoir donner suite au mail que j'ai reçu!

  • Moi non plus je n'ai pas donné suite !

  • Choupette, tu as le droit de changer d'avis ;-) Patricia nous prouve en tous cas que le commentaire sur les vins n'est pas l'apanage des professionnels.

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