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  • Les coquilles Saint-Jacques à la manière de ma Maman

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    Ca y est, je suis de retour... chez moi... enfin, chez mes parents, puisque nous voilà à la rue pour un trimestre au moins. La cuisine rouge, ce n'est encore pour aujourd'hui...

    Un inconvénient ? ben, il tient dans ce que j'ai dit plus haut...

    Un avantage ? Je ne cuisine QUE pour le plaisir, ou presque ! Comme quoi, tout a son bon côté.

    Et quitte à jouer les squatteurs, autant le faire jusqu'au bout ! Je propose aujourd'hui une recette piquée à mes parents, celle que ma mère nous a servie en entrée chaude pour le repas de Noël 2005 : des Saint-Jacques aux petits légumes. Voici donc les :

    Coquille Saint-Jacques dans leur nid de légumesp1010006

    Pour 4 personnes

    • 12 belles coquilles Saint-Jacques fraîches

    • des copeaux de truffe
    • 50 g de beurre
    • 3 carottes moyenne
    • 3 blancs de poireau
    • Une brique de crème liquide

    • Sel

    • Poivre

    • quelques brins de ciboulette pour la décoration

    Préparer les légumes : peler les carottes et y tailler des tagliatelles de cinq centimètres environ de longueur. Emincer les poireaux.

    Faire revenir à feu très doux dans une sauteuse les légumes légèrement salés et le  beurre jusqu’à ce que les légumes deviennent fondants. Ajouter assez tôt dans la cuisson deux cuillères à soupe d’eau. Donner un tour de poivre en fin de cuisson. Réserver au chaud.

    Rincer les coquilles Saint-Jacques, les éponger, les ouvrir dans l’épaisseur et les poêler deux à trois minutes par face.

    Peu avant la fin de la cuisson des coquilles Saint-Jacques, rajouter dans les légumes trois ou quatre cuillères à soupe de crème liquide. Il faut obtenir un genre de sauce qui enrobe les légumes.

    Déposer quelques fins copeaux de truffe. Mélanger les légumes, la truffe, la crème.

    p1010006__2_1Dresser le plat : dans des ramequins, déposer sur une couche de légumes les coquilles Saint Jacques poêlées, arroser d’un peu de jus de cuisson des coquilles et saupoudrer du reste des copeaux de truffe. Ajouter les brins de ciboulette.

    Servir aussitôt.

    ****************************

    Truc 1 : l’idéal est d’avoir tenu au chaud les ramequins afin que les plats arrivent très chaud sur la table.

    Opinion 1 : cette entrée est très raffinée, mais surtout très simple et rapide à préparer.

    Opinion 2 : elle est très légère...

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  • Portrait chinois gourmand

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    Assez récemment arrivée dans le monde des blogs culinaires, j'ai remarqué qu'on ne faisait pas qu'y échanger des recettes, mais qu'on y échangeait tout court. Et cette convivialité est très agréable. Afin de - modestement - apporté ma pierre à l'édifice "culinario-bloguien", je propose un portrait chinois, mais sur le thème culinaire. J'en ai fait vingt, pour commencer, mais rien ne vous interdit d'en ajouter d'autres...

    PORTRAIT CHINOIS GOURMAND

    Si j’étais un plat, je serais une ratatouille. J’adore la ratatouille, c’est pour moi le plat du bonheur par excellence. Mijoté longtemps, j’aime quand les légumes sont presque confits, fondants en bouche, libérant leur jus à la limite du sucré-salé. La ratatouille, c’est le soleil, l’été, le temps de vivre… Et ça se congèle très bien !

    Si j’étais un ustensile de cuisine, je serais une cuillère en bois. Ustensile indispensable s’il en est, permettant de touiller, lier, détacher, bref, de TOUT faire, sans jamais se brûler. Et facile à vivre avec ça : un tour au lave-vaisselle et c’est reparti.

    Si j’étais un petit plaisir gourmand, je serais un carré de chocolat noir à 70% minimum… ou une coupe de Champagne… ou les deux ensemble ! Le chocolat pour le magnésium – antidépresseur, le Champagne pour les bulles – puissant euphorisant, le cocktail est le meilleur remontant qui soit !

    Si j’étais un dessert, je serais une crème brûlée. Pourquoi ? je raffole du contraste mollesse de la crème-croquant du dessus, frais dessous-chaud dessus. La crème brûlée, c’est mon dessert fétiche des fins de repas au restaurant, quand je n’ai plus de place pour rien sauf… cette douceur ambiguë.

    Si j’étais une recette, je serais le gâteau au yaourt. C’est le symbole de mon engagement culinaire : le gâteau au yaourt, c’est ma première réalisation culinaire et, avouons-le, pendant des années, ce fut la seule ! Il faudrait peut-être que je pense à transmettre la recette à ma fille…

    Si j’étais un tour de main, je serais l’emballage des makis et autres rouleaux de printemps. Je suis très fière de ma dextérité à rouler la feuille (d’algue, voyons…) pour produire de très jolis makis (alors que sur l’emballage des feuilles, ils disent que cela nécessite une certaine habileté et une habitude !) ou encore à produire de magnifiques rouleaux de printemps bien dodus.

    Si j’étais une boisson, je serais l’eau, bien sûr. J’en bois au moins deux litres par jour, afin de désintoxiquer mon organisme… de tout ce que je lui fais boire d’autre !framboises

    Si j’étais un fruit, je serais la framboise. Elle est douce, mais pas trop, elle a besoin de prendre son temps pour mûrir, elle supporte mal qu’on la brusque ou qu’on veuille lui imposer quelque chose qui ne lui plaît pas, elle s’accommode aussi bien du sucré que du salé, oui, il y a beaucoup de framboise en moi !

    Si j’étais un légume, je serais la tomate. A manger sous toutes les formes : crue, cuite, salée, herbée, farcie, confite, séchée, que sais-je encore ! Surtout les variétés si charnues qu’il n’y a que de la chair et plus de place pour les pépins, la Marmande et ses copines Chair et Cœur de bœuf…

    Si j’étais un endroit de la cuisine, je serais le four : lieu magique s’il en est. On sait ce qu’il y rentre, on ne sait jamais ce qui en sortira. C’est l’endroit de tous les mystères. Petite, je pouvais contempler des heures le mystère de la cuisson. En plus, il y fait chaud !

    Si j’étais un livre de cuisine, je serais Internet : on trouve tout sur la toile ! Oui, je sais, cela n’a pas le charme des livres-papier ou des magazines à feuilleter, mais, en tout cas, c’est bien pratique !

    Si j’étais une casserole, je serais une cocotte en fonte. C’est lourd, solide, ça ne craint pas les coups et on peut y faire des merveilles : saisir, mijoter, envoyer au four, réchauffer encore et encore…

    laguioleSi j’étais un couvert, je serais le couteau. A mi-chemin entre l’ustensile de cuisine et celui de table, il est omniprésent et omni-utile. Je possède même toujours dans mon sac un ravissant Laguiole au manche en bois de bruyère, souvenir de vacances dans l’Aubrac.

    Si j’étais un condiment, je serais la moutarde. Comme le dit une marque bien connue, « ça relève le plat ». J’aime particulièrement la moutarde en grains, ni trop douce ni trop forte, qui « craque » sous la dent. Et puis, même moi qui ne suis pas très fan de lapin, je reconnais qu’un lapin à la moutarde vaut surtout… pour les tagliatelles nappées de sauce !

    Si j’étais une épice, je serais la cannelle. Veloutée, douce mais puissante, elle est extraordinairement délicatement à manier. Trop souvent aujourd’hui, on a tendance à en trouver de partout, elle est galvaudée, douceâtre, peu intéressante, mais la vraie cannelle, la rare, la précieuse, quel bonheur… dans le couscous notamment.

    Si j’étais un gâteau, je serais un fondant au chocolat, sans hésiter. Parce qu’il y a fondant… et chocolat !

    Si j’étais un fromage, je serais le Brie. Pas trop fait, juste un peu coulant, sur une tranche de pain de campagne, accompagné d’un verre de rouge, une certaine idée du bonheur.

    Si j’étais une charcuterie, je serais une tranche de saucisson. Coupée un peu épaisse, avec de bons gros morceaux de lard bien visible, mais pas de grains de poivre, ça me gâche le plaisir, de devoir mordre dans un grain entier ! par contre, j’expose ici mon drame : il est DE PLUS EN PLUS difficile de trouver de bons saucissons, en tout cas en ville. Heureusement, nous reste les excursions à la campagne…

    Si j’étais une spécialité de chez moi, je serais… ouh, lala, c’est compliqué ! Je pourrais être des gratons (des petits bouts grillés de viande de porc qui se dégustent soi-disant à l’apéritif mais également à toute heure du jour) ou alors des quenelles… ou encore un gâteau de foie… ou une andouillette… oui, c’est bon, vous avez compris, je suis lyonnaise !

    Si j’étais un vin, je serais un verre de Chablis. A l’apéritif ou au cours d’un repas, le Chablis est mon vin blanc préféré. Mais pourquoi juste un verre, au fait ?

    ****************

    Voilà, j'espère que l'exercice vous amusera autant qu'il m'a amusé ! Bonne journée !

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  • La dégustation de Bonne-Maman

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    confiture_007Ce matin, j'ai décidé de goûter mon oeuvre d'avant-hier : ma confiture cerise-basilic-liqueur de citron. Pour cette occasion, j'avais fait un nouveau pain (farine bise au 9/10°, farine type 155 au 1/10°) que j'ai tranché joyeusement dans la masse avant de le beurrer et de le confiturer (néologisme ? tant pis !).

    Première impression : elle est très liquide. Très très liquide. Dois-je attribuer cela au fait d'avoir mis les cerises encore congelées dans la MAP ? ou bien à la MAP elle même qui ne permet pas l'évaporation de l'eau ? je ne sais, mais une chose est sûre : elle n'est pas évidente à manger en tartine parce qu'elle dégouline... Peut-être ne l'ai-je pas fait assez attendre, aussi...

    Deuxième chose : le goût. Eh bien, et c'est une heureuse surprise, elle est très bonne ! Le goût est tconfiture_0081rès... frais. Les cerises sont restées globalement entières, elles sont juteuses sous la dent, le basilic a communiqué sa saveur aux fruits comme au jus, il y a un petit côté vert sans être acide tout à fait agréable.

    Le goût du fruit est intact, sucré juste ce qu'il faut, bref, je suis plutôt satisfaite de cette expérience. Du moins en ce qui concerne le goût. La texture me ravit moins. Je crois que j'utiliserai plutôt dans les yaourts et les fromages blancs que sur les tartines.

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  • "Comme les rois mages... en Galilée..." - suite et fin

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    Incontournable ce dimanche au repas familial, la galette. Bien sûr, c'est moi qui m'y colle. Attention, ne l'interprétez pas mal : j'adore ça. Mêler le beurre pommade à la poudre d'amande, goûter l'appareil cru, c'est presqu'aussi bon que cuit !

    Quant à la recette, j'applique celle de Julie Andrieu, extraite de La Cuisine de Julie, dont j'ai déjà parlé. Au fait, savez-vous qu'une fois de plus, nous devons ce joli nom de "frangipane" à un Italien du nom de Frangipani ? Quand on pense que chez nous, les noms propres, ça nous donne "poubelle" grâce au préfet, y a pas à dire, c'est une autre culture... N'est-ce pas, Béa ?

    GALETTE DES ROIS A LA FRANGIPANE

    Pour 8 personnes :

    • 2 rouleaux de pâte feuilletée prête à dérouler (essayer de la prendre "pur beurre")galette_0011
    • 140 g de sucre en poudre
    • 130 g de beurre (personnellement, je mets 60 g de beurre demi-sel et 70 g de beurre doux)
    • 130 g de poudre d'amande
    • 4 oeufs
    • 2 cuillères à soupe de rhum
    • 1 grosse pincée de vanille en poudre
    • 5 à 6 gouttes d'huile essentielle de vanille (ça, c'est ma touche personnelle)

    Penser à sortir le beurre environ une heure avant de commencer, genre "je me lève, je sors le beurre et je pars petit-déjeûner".

    Préchauffer le four. Julie dit 210° (th. 7), je préfère un peu moins (200, voire 190°), en fait, ça dépend du four.

    Verser dans un saladier le beurre ramolli, 2 oeufs entiers, le jaune d'un troisième dont vous conserverez précieusement le blanc et le sucre. Avec une fourchette, écraser tout ça pour obtenir une pommade

    Quand l'appareil est joli, bien mêlé, et que le beurre semble presque dissout avec le reste, ajouter le rhum et la vanille.

    Dérouler un disque de pâte feuilletée sur une plaque en le laissant BIEN sur son papier de présentation. Etaler dessus la préparation en laissant au moins 2 cm sur les bords (Julie dit un, mais franchement, avec un, ce n'est pas très facile !).

    Déposer la fève (eh oui !).

    Badigeonner les bords avec le blanc d'oeuf à l'aide d'un pinceau. Recouvrir de la deuxième pâte feuilletée et appuyer légèrement avec le doigt pour faire adhérer les deux pâtes. Utiliser une fourchette pour cranter les bords.

    Se saisir d'un objet fin et pointu (les piques à brochettes en bois sont parfaites pour cet usage) et piquer jusqu'à la tôle la galette au moins 5 fois. Cette manoeuvre a pour but d'empêcher la pâte de gonfler. Avec la même pique, tracer des losanges (le filet, rappelez-vous) et finir en badigeonnant la galette du dernier oeuf battu. Attention : n'utiliser que de quoi recouvrir la pâte et garder le reste.

    Enfourner et laisser cuire une vingtaine de minutes. Puis ressortir la galette et la badigeonner de nouveau d'oeuf battu galette_008avant de la réenfourner pour un petit quart d'heure, voire moins.

    galette_002Julie donne un truc infaillible pour savoir si la galette est cuite : la soulever. Si elle ne plie pas, c'est qu'elle est cuite.

    Ensuite, il ne vous reste plus qu'à attendre le moment de la dégustation ou... commencer tout de suite, encore tiède !

    Imprimer_la_recette

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  • Le retour de Bonne-Maman

    Imprimer Catégories : Desserts

    A la fin de la semaine prochaine, je déménage. Non pas pour entrer dans une nouvelle maison, non, ça, ce sera dans trois, voire quatre mois... non, dans moins d'une semaine je serai SDF et je rentre donc... chez ma mère ! sauf qu'on y rentre à quatre.

    Nous sommes donc depuis quelques semaines en plein préparatifs de déménagement et, depuis quelques jours, en plein dans les cartons. Nous devenons également des pros de "comment manger le maximum de choses pour en transporter le minimum" et c'est ainsi qu'hier soir, par exemple, nous dégustions des ravioles farcies au foie gras et des cailles farcies, elle aussi au foie gras, sur une banale laitue achetée toute prête en sachet - oui, je sais, l'aberration totale mais parfois, il faut être aberrant.

    Et c'est ainsi que ce matin, alors que l'Homme De Ma Vie (HDMV) me suggérait que ce serait peut-être une bonne idée de mettre à dégivrer le congélateur, je découvris deux boîtes de cerises. Des cerises cueillies en pleine saison, violettes de soleil, juteuses, goûteuses, dénoyautées et prêtes à être consommées.

    Sauf que la saison des clafoutis, ce n'est pas ce week end. Ce week end, c'est plutôt galette, et la galette aux cerises, ça me dit bof bof.

    "Tiens, me dis-je, et si j'en faisais de la confiture ?" Ne possédé-je pas une machine à pain dont l'un des programmes est "Jam" et que, dans mon parfait bilinguisme, j'ai aussitôt traduit par "Confiture" ? Bon, d'accord, le mode d'emploi est en carton mais que diable, il ne doit pas être compliqué de faire la chose cependant !

    J'ai donc pesé mes fruits (900 g), sorti un paquet de Confisuc qui traînait (un peu moins de 900 g, je n'aime pas quand c'est trop sucré) et mis tout ça dans la MAP. Histoire de continuer dans le vidage de placard, j'ai lancé un long trait de liqueur de citron corse et le reste de mon basilic congelé aussi. Pourquoi faire une banale confiture, comme j'en ai plein mes placards ?

    J'ai rabattu le couvercle et lancé le programme. Le minuteur indiquait 1h20. La machine est restée muette. Pas de vrombissement caractéristique de la mise en marche, rien. Pourtant les minutes s'égrenaient. J'ai décidé d'attendre.

    1h17 : ça sent violemment le chaud. Le sucre serait-il en train de caraméliser ? Ma machine allait-elle se retrouver bousiller par mon expérience ? et si j'avais trop mis de fruits, de sucre, et que tout déborde et me ruine l'engin ? Je confiture_0011soulève le couvercle. L'odeur de chaud est très présente et toujours rien ne tourne.

    1h08 : l'HDMV s'affaire, passe et repasse dans la cuisine (lieu de passage vers le garage), des cartons dans les bras quand il n'a pas un rouleau de gros scotch à la main. "Tu ne mélanges pas ?" me jete-t-il en passant. Ben, d'habitude, avec une MAP, on ne fait rien, c'est elle qui fait tout, alors... néanmoins, m'ayant mis le doute, je me saisis d'une cuillère en bois et tente de touiller le magma fruito-sucreux sans grand succès. Je referme le couvercle.

    1h05 : je sursaute. Ca bouge ! La machine s'anime et émet un grognement sourd : elle tourne ! J'hésite entre le soulagement et l'inquiétude, opte pour la nonchalance.

    confiture_00211h00 : ça fond ! Cette fois, le procédé est bien engagé : le sucre a fondu et commence à enrober les fruits, ce qui donne une texture brillante et, ma fois, plutôt appétissante. La machine ne s'arrête plus de tourner et mon coeur bondit d'allégresse.

    Il s'agit maintenant de trouver les récipients qui recueilleront ce précieux nectar. En fouillant un peu partout, je réussis à trouver un pot de Bonne-maman, un pot de Confipote, un de mayonnaise et un de cornichons. Je stérilise tout ça dans l'eau bouillante et je mets à bouchon en attendant.

    La cuisson est très douce : nul boût ne vient troubler la surface de l'onde cerise. J'abandonne la garde et décide de me consacrer un peu plus à ma famille en donnant à manger à mon fils.

    0h00 : le bip retentit. C'est fini. Je retourne à la bête : même consistance que lorsque je l'ai laissée, à 0h40. Pas d'écume, ni rien d'autre.

    Je me saisis de ma louche et commence à emplir mes pots. Et là, le miracle se produit : le contenu tient EXACTEMENT dans mes contenants ! J'y vois un signe du destin et me dépêche de reboucher les pots.

    Le résultat, le voici :confiture_004    confiture_003__2_

    Pour le goût, il faudra attendre la dégustation, et ça, ce n'est pas pour aujourd'hui !

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  • "Comme les rois mages... en Galilée..."

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    Que j'aime quand le sucré (pardon, le sacré !) se mêle au divin ! Aujourd'hui, 6 Janvier, c'est l'Epiphanie, autrement dit "L'Apparition". Mais si, rappelez-vous... ou imaginez que vous vous rappelez : L'Épiphanie, ou fête des rois, commémore la visite des trois rois mages, Melchior (voir photo), Gaspard et Balthazar venus porter des présents à l'enfant Jésus : de la myrrhe, de l'encens et de l'or... et de la galette !

    confiture_005Eh bien, pas du tout ! pour la galette, on a attendu le XIV° siècle, le site du diocèse de Marseille est formel. Et comme ce site est très bien informé, il en profite pour nous expliquer que :

    "La galette était partagée en autant de portions que de convives, plus une, appelée "part du Bon Dieu" ou "part de la Vierge", destinée au premier pauvre qui se présenterait, et désignée par le plus jeune enfant de la famille. Il y avait aussi la part des absents - aux armées, à la mer - rangée dans la huche jusqu’à leur retour. Si elle se gardait longtemps, sans s’émietter et sans moisir, c’était un bon présage.

    La galette des rois contient une fève ou un petit poisson, est faite de pâte feuilletée avec une croûte striée à l’image d’un filet de pêche. La fève est le cadeau des morts aux vivants, promesse d’une nouvelle vie. La fève dans la galette remonte au temps des Romains, fève blanche ou noire déposée pour les scrutins. Au début de janvier, les saturnales de Rome élisaient le roi du festin au moyen d’une fève."

    Résumons : la galette a la croûte striée à l'image d'un filet de pêche (les pêcheurs, c'est nous, bien sûr, pauvres !) et renferme une fève qui est la promesse d'une nouvelle vie. Quand je pense que durant des années, j'ai déprimé quand je ne l'avais pas et que je n'étais pas reine ! Alors que c'était pire que ça !

    Synthétisons encore : quand je croque dans cette croûte dorée et croustillante, délicatement striée, encore un tout petit peu tiède, et que je sens fondre les arômes de beurre, vanille, sucre et amande dans une explosions de saveurs, je suis donc en liaison directe avec le Divin.

    Voilà une bonne nouvelle ! Allez, pour la peine, chantons tous ensemble :

    "Comme les Rois Mages en Galilée
    "Suivaient confiants l'étoile du Berger
    "Mon Amérique, ma lumière biblique
    "Ma vérité cosmique, c'est de vivre avec toi"

    Sheila, "Les Rois mages," 1971.

    Sans compter que je peux aussi choisir la brioche... mais ce sera pour une prochaine fois !

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  • Verrines merveilleuses, merveilleuses verrines...

    Imprimer Catégories : Les chroniques de Ronchonnette Casse-Bonbons

    Ah, merveilleuses verrines, avec leurs contenus multicolores et emplis de multiples saveurs ! Que vous êtes belles en photo, sur un plateau d'apéro ou encore servies au dessert, touches finales du festin, à la fois délicates et variées...

    Oui, mais...

    Depuis quelques mois fleurissent dans les pages des magasines, sur les cartes des restaurants, dans les cocktails à la mode ou chez les particuliers zélés ces ravissants petits verres emplis de bonheurs purs !

    J'ai moi même souvenance d'un cocktail de mariage où je me suis goinfrée (même si le terme n'est pas approprié, disons plutôt que j'ai dégusté en masse) de ces petits pots mousses plus fines et délicates les unes que les autres. Mousse de crabe, caviar d'aubergine, guacamole, tiramisu ou crumble... Le plus extraordinaire de la chose est quand même que, globalement, dans une verrine, il n'y a rien de très exceptionnel ! Attention, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, je n'affirme pas que c'est à la portée de tous mais... disons que cela n'en est pas très loin !

    Prenez les mignonnettes - et par ailleurs succulentes - verrines que propose PICARD : rillettes de saumon / tzaziki / saumon fumé et graines de pavot pour la décoration, crumble salé croustillant / mousse de chèvre /pesto et tomates confites ou encore mousse de crabe / guacamole / gaspacho. Pris individuellement, ne sont-ce pas des ingrédients parfaitement trouvables, chez Picard même d'ailleurs ?

    Alors, pourquoi ne pas les faire, ces verrines ? Je suis sûre qu'un certain nombre de ceux qui sont en train de me lire trépignent déjà sur place : "Mais je les fais, moi !" Oui, mais moi, rappelez-vous mon exergue : Ma cuisine : des recettes simples et rapides, parfois plus élaborées, de la cuisine "traditionnelle, etc...". Et avec les verrines, je me heurte à un problème. De taille. Bêtement matériel. Les verres.

    Oui, les verres ! Car qui dit verrines dit verres ! Qui dit sympathiques verrines, dit multiples verrines ! Soit un minimum de trois-quatre par personne. Même si vous faites un repas à très petit comité (genre quatre personnes), il ne vous faudra pas moins de seize verres ! Qu'il faudra trouver (et ranger ensuite dans vos placards) et entreposer dans votre frigo en plus du reste de votre repas. Et les petites cuillères ! A moins que vous ne serviez vos verrines dans des bols, vous êtes bon(ne) pour fournir de jolies petites petites cuillères. Et évitez de n'en mettre que quatre : ça fait un peu rapiat. L'élégance de la verrine, c'est d'être présentée avec sa petite cuillère délicatement plantée dans le contenu.

    Moralité : les verrines m'énervent ! parce qu'elles sont trop belles pour être vraies ! Parce que je sais que je peux les faire, mais que je ne PEUX les faire !

    Bien sûr, on m'objectera que je n'ai qu'à les servir dans des gobelets en plastique ! avec une cuillère en plastique ! sur une nappe en papier pendant que vous y êtes ! Non ! Je refuse ! Et je ronge mon frein...

    Voir aussi :

  • Verrines acidulées
  • Verrines de gaspacho aux graines germées
  • Verrines fraîches de tartare de thon
  • Petites verrines de poivron à la noisette et au sésame
  • Trifles de poires à la ganache
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  • Qui est Ronchonnette Casse-Bonbons ?

    Imprimer Catégories : Les chroniques de Ronchonnette Casse-Bonbons

    heureuse_de_vivreRonchonnette Casse-Bonbons, c'est le surnom que nous avons donné à ma fille, quand elle devient par trop... revendicative dans le négatif !

    Je me permets donc de lui emprunter son surnom (qu'elle déteste par ailleurs, ce qui n'étonnera personne) pour ouvrir sur ce blog un espace "coups de gueule" et autres mécontentements...

    Je ne compte pas me lamenter sur l'état du monde, non, mais plutôt en souligner certaines incohérences... qui m'énervent !

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  • Et Ponge alors !

    Imprimer Catégories : Littérature gourmande

    Je me souviens de ma perplexité lorsqu'on me soumît ce texte la première fois. Je ne comprenais rien à cette prose grandiloquente, c'était du pain, quoi ! Oui, mais c'était avant que je ne découvrisse la magie de la fabrication du pain et je ne débute dans les expériences panifiques...

    Le pain 

    " La surface du pain est merveilleuse d'abord à cause de cette impression quasi panoramique qu'elle donne : comme si l'on avait à sa disposition sous la main les Alpes, le Taurus ou la Cordillère des Andes. Ainsi donc une masse amorphe en train d'éructer fut glissée pour nous dans le four stellaire, où durcissant elle s'est façonnée en vallées, crêtes, ondulations, crevasses… Et tous ces plans dès lors si nettement articulés, ces dalles minces où la lumière avec application couche ses feux, - sans un regard pour la mollesse ignoble sous-jacente. Ce lâche et froid sous-sol que l'on nomme la mie a son tissu pareil à celui des éponges : feuilles ou fleurs y sont comme des sœurs siamoises soudées par tous les coudes à la fois. Lorsque le pain rassit ces fleurs fanent et se rétrécissent : elles se détachent alors les unes des autres, et la masse en devient friable… Mais brisons-la : car le pain doit être dans notre bouche moins objet de respect que de consommation. "

    Francis Ponge, Le Parti-pris des choses, 1942.

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  • La Cuisine de Julie

    Imprimer Catégories : Lectures

    En ces premiers jours de l'an neuf, j'ai décidé de rendre hommage à une des premières personnes qui m'ait vraiment donné envie d'oser "cuisiner".

    La cuisine, j'ai toujours aimé ça. Ajoutons à ma charge que je suis issue d'une famille où la coutume est tenace : j'ai toujours vu mes parents, mes grands-parents, des oncles cuisiner... Se régaler en famille est une tradition familiale ! Petite, j'ai passé des matinées, des après-midis entières avec ma "nounou" dans la cuisine, à faire des gâteaux, des flans, des mousses...

    Pourtant, lorsque je me suis retrouvée seule dans mon petit studio, je me suis sentie un peu dépourvue. Faire des gâteaux, oui, cuire un beefsteack ou des pâtes, là encore, oui... Mais je tournais en rond... Je me suis mise à acheter des magazines de cuisine, avec les thèmes : "Cuisiner pour les amis", "Les tartes salées et sucrées", etc... Je faisais une , deux recettes, souvent les mêmes, et puis j'abandonnais le magazine. Je me suis même amusée il y a quelques mois de cela à faire un tri et ne garder QUE les recettes qui m'intéressaient : eh bien, de la pile de un mètre il n'est resté qu'une vingtaine de feuilles !

    la_cuisine_de_julieEt puis, Julie est arrivée. Je me souviens de l'avoir découverte en lisant ELLE. On y parlait d'une jeune gastronome qui proposait une cuisine sans complexe. J'ai aussitôt acheté LA CUISINE DE JULIE - 220 RECETTES POUR MON JULES ET MES COPINES. Je me rappelle, c'était en 1999.

    Un vrai bonheur que ce livre ! Une révélation ! Enfin un livre qui ne soit pas un manuel, un truc paralysant rien qu'à lire l'énoncé des ingrédients ! D'abord c'était un bouquin tout rigolo dans sa présentation : un gros livre épais mais à la couverture souple, colorée, avec des rabats pour marquer les pages, et qui tenait ouvert pour ne pas avoir à se livrer à des numéros d'équilibristes pour suivre la recette.

    Et les recettes ! Que du bonheur ! Depuis les pruneaux au lard fumé pour l'apéritif jusqu'à la galette des rois à la frangipane, en passant par la tarte fine aux tomates et basilic, les calmars à la provençale, les boulettes de boeuf aux aubergines ou le canard aux deux olives, que de régals ! Et j'oublie l'incontournable : la terrine de foies de volaille !

    Ce livre m'a ouvert la tête et les casseroles ! Il m'a décomplexée ! Il m'a donné envie d'essayer plein d'autres choses. Aujourd'hui dans mes placards se côtoient les épices orientales et les coquillettes, la sauce Kikkoman et la semoule... Ses recettes, faciles pour la plupart, modulables pour un certain nombre, n'hésitant pas à suggérer le remplacement d'un produit par un autre, m'ont rendue plus libre face aux ingrédients. Si je reste sur une base plutôt classique, j'ose des essais que je n'aurais jamais tenté, en un mot, j'ai dépassé la peur de l'échec !

    On peut être gourmet, désireux de bien faire, et ne pas y parvenir parce que les barrières sont un peu hautes et qu'on est un peu seuls au fond de sa cuisine. Il est bon que des livres comme ça existent. Bien sûr, aujourd'hui, on peut être agacé par le "business" qui s'est développé et toutes les déclinaisons du "produit Julie Andrieu", mais néanmoins, personnellement, je lui suis reconnaissante d'avoir, un jour, décidé de faire partager elle aussi ses expériences !

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