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  • Galette de courgettes

    Imprimer Catégories : Légumes

    La courgette, c'est bon. En plus, c'est light : 15 calories aux 100g. Et puis, il y a tout plein de vitamines, de fibres et de sels minéraux, si si, je l'ai lu ! Donc cela fait plein de bonnes raisons de ne pas s'en priver...

    Oui, mais... une fois qu'on a passé la ratatouille, les courgettes farcies, les courgettes en gratin, les courgettes à la sauteuse, que faire ? eh bien, une recette que j'ai dénichée il y a quelques années de cela parmi les fiches-cuisine de ELLE, recette suggérée par Ducasse, quand même, mais modifiée (je n'ose dire améliorée) par moi.

    Voici donc la :

    GALETTE DE COURGETTES

    Il faut, pour 5-6 personnes :

    • 6 courgettes entre petite et moyenne de taille
    • 3 oeufs
    • 7 cl de lait
    • 7 cl d'eau
    • 5 cuillerées à soupe de chapelure
    • 5 cuillerées à soupe d'huile d'olive
    • 50 g de fromage râpé (parmesan ou autre, selon votre réfrigérateur)
    • 4-5 gousses d'ail
    • du sel
    • du poivre

    Râper les courgettes après les avoir simplement rincées sous l'eau et essuyées. Les placer dans une passeoire avec du selcourgettes_009 pour qu'elles rendent leur eau. Les laisser suer au moins une demi-heure.

    Dans un saladier, battre les oeufs à la fourchette avec la chapelure. Saler et poivrer. Ajouter l'eau et le lait, puis l'ail pressé.

    Rincer les courgettes et les égoutter en les pressant entre vos mains pour qu'elles rendent le maximum d'eau puis les incorporer à la préparation.

    Bien mélanger le tout (attention,  il y a BEAUCOUP de courgettes et pas des tonnes de pâte) pour enrober les courgettes, à l'aide d'une cuillère. Ajouter le fromage et re-mélanger.

    Huiler un plat à gratin ou une tourtière et y verser le mélange. Bien le tasser pour que la hauteur soit homogène et arroser d'huile d'olive.

    Mettre au four chaud (th 190-200°) pendant une demi-heure environ. Servir chaud, tiède ou froid.

    courgettes_011__2_

    Remarques:

    • Si "essorer" les courgettes vous gêne, vous pouvez les presser dans un torchon mais d'une part, ça verdit le torchon, d'autre part, la moitié du râpé reste sur le tissu !
    • J'ai tâché de donner une allure rationnelle à quelque chose qui ne l'est pas vraiment. Autrement dit, vous pouvez verser de grandes rasades d'huile d'olive sans mesurer les cuillères, finir le paquet de fromage râpé qui traîne même s'il y en a plus de 50 g, ça n'en sera que meilleur !
    • J'ai oublié de photographier ce magnifique plat entier, c'est pourquoi vous avez droit à une vue en coupe, c'est-à-dire bien entamé !
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  • Baudelaire - "Le Gâteau"

    Imprimer Catégories : Littérature gourmande

    Les vers de Baudelaire ne quittent jamais complètement notre esprit... Ils y traînent, s'y enfouissent, s'y reposent et, quand on s'y attend le moins, viennent surgir au creux de nous.

    Voici un extrait du Spleen de Paris, d'une cruelle actualité...

    LE GÂTEAU

    Je voyageais. Le paysage au milieu duquel j'étais placé était d'une grandeur et d'une noblesse irrésistibles. Il en passa sans doute en ce moment quelque chose dans mon âme. Mes pensées voltigeaient avec une légèreté égale à celle de l'atmosphère; les passions vulgaires, telles que la haine et l'amour profane, m'apparaissaient maintenant aussi éloignées que les nuées qui défilaient au fond des abîmes sous mes pieds; mon âme me semblait aussi vaste et aussi pure que la coupole du ciel dont j'étais enveloppé; le souvenir des choses terrestres n'arrivait à mon coeur qu'affaibli et diminué, comme le son de la clochette des bestiaux imperceptibles qui paissaient loin, bien loin, sur le versant d'une autre montagne. Sur le petit lac immobile, noir de son immense profondeur, passait quelquefois l'ombre d'un nuage, comme le reflet du manteau d'un géant aérien volant à travers le ciel. Et je me souviens que cette sensation solennelle et rare, causée par un grand mouvement parfaitement silencieux, me remplissait d'une joie mêlée de peur. Bref, je me sentais, grâce à l'enthousiasmante beauté dont j'étais environné, en parfaite paix avec moi-même et avec l'univers; je crois même que, dans ma parfaite béatitude et dans mon total oubli de tout le mal terrestre, j'en étais venu à ne plus trouver si ridicules les journaux qui prétendent que l'homme est né bon; - quand la matière incurable renouvelant ses exigences, je songeai à réparer la fatigue et à soulager l'appétit causés par une si longue ascension. Je tirai de ma poche un gros morceau de pain, une tasse de cuir et un flacon d'un certain élixir que les pharmaciens vendaient dans ce temps-là aux touristes pour le mêler dans l'occasion avec de l'eau de neige.

    Je découpais tranquillement mon pain, quand un bruit très léger me fit lever les yeux. Devant moi se tenait un petit être déguenillé, noir, ébouriffé, dont les yeux creux, farouches et comme suppliants, dévoraient le morceau de pain. Et je l'entendis soupirer, d'une voix basse et rauque, le mot: gâteau! Je ne pus m'empêcher de rire en entendant l'appellation dont il voulait bien honorer mon pain presque blanc, et j'en coupai pour lui une belle tranche que je lui offris. Lentement il se rapprocha, ne quittant pas des yeux l'objet de sa convoitise; puis, happant le morceau avec sa main, se recula vivement, comme s'il eût craint que mon offre ne fût pas sincère ou que je m'en repentisse déjà.

    Mais au même instant il fut culbuté par un autre petit sauvage, sorti je ne sais d'où, et si parfaitement semblable au premier qu'on aurait pu le prendre pour son frère jumeau. Ensemble ils roulèrent sur le sol, se disputant la précieuse proie, aucun n'en voulant sans doute sacrifier la moitié pour son frère. Le premier, exaspéré, empoigna le second par les cheveux; celui-ci lui saisit l'oreille avec les dents, et en cracha un petit morceau sanglant avec un superbe juron patois. Le légitime propriétaire du gâteau essaya d'enfoncer ses petites griffes dans les yeux de l'usurpateur; à son tour celui-ci appliqua toutes ses forces à étrangler son adversaire d'une main, pendant que de l'autre il tâchait de glisser dans sa poche le prix du combat. Mais, ravivé par le désespoir, le vaincu se redressa et fit rouler le vainqueur par terre d'un coup de tête dans l'estomac. A quoi bon décrire une lutte hideuse qui dura en vérité plus longtemps que leurs forces enfantines ne semblaient le promettre? Le gâteau voyageait de main en main et changeait de poche à chaque instant; mais, hélas! il changeait aussi de volume; et lorsque enfin, exténués, haletants, sanglants, ils s'arrêtèrent par impossibilité de continuer, il n'y avait plus, à vrai dire, aucun sujet de bataille; le morceau de pain avait disparu, et il était éparpillé en miettes semblables aux grains de sable auxquels il était mêlé.

    Ce spectacle m'avait embrumé le paysage, et la joie calme où s'ébaudissait mon âme avant d'avoir vu ces petits hommes avait totalement disparu; j'en restai triste assez longtemps, me répétant sans cesse: "Il y a donc un pays superbe où le pain s'appelle du gâteau, friandise si rare qu'elle suffit pour engendrer une guerre parfaitement fratricide !"

    Charles Baudelaire, Le Spleen de Paris, 1862.

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  • "Ca allait à la poubelle !"

    Imprimer Catégories : Blowing in the wind

    Sur une idée de Lilizen :

    Menu de ce midi : salade verte, pommes de terre sautées et bavette.

    Ajoutons morceaux de peau du pouce droit dûs à l'éplucheur qui a fini sa vie au milieu des épluchures (en bas à droite de l'image).

    Fond d'écran : Le Progrès du 7 Février 2006...

    poubelle

    "Nature presque morte aux pommes de terre, Sopalin et éplucheur"

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  • Wisteria Lane - Wisteria Walk

    Imprimer Catégories : Blowing in the wind

    Avez-vous remarqué ? Mrs Figg, la voisine des Dursley (oncle et tante d'Harry Potter) habite Wisteria Walk et l'intrigue de Desesperate Housewives se déroule Wisteria Lane... Doit-on y voir une référence quelqueconque ?

    A méditer ce dimanche...

    PS : je précise, au vu des commentaires que j'ai déjà reçus, que la rue de la série est bien Wisteria Lane, et non Hysteria Lane, comme on le croit souvent... Bien sûr, l'analogie est voulue...

    Pour preuve : http://wisteria_lane.rags.ch/ ; http://www.wisteria-lane.com/home.htm

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  • Voici venu le temps des rires et des chants... et des bugnes !

    Imprimer Catégories : Desserts

    Eh oui, il est venu le temps des bugnes...

    Lyonnaise depuis toujours, j'ai donc toujours connu les bugnes au mois de Février. Et je précise que non, le Lyonnais ne se contente pas de bugnes pour la Chandeleur (comme je l'ai lu sur la Toile), il fait aussi sauter les crêpes ! En Février, on mange des bugnes ET des crêpes. Entre autres bonnes choses...

    Je peux encore me rappeler avec émotion - et précision - le rituel qui précédait aux bugnes chez nous. Ma nounou arrivait un matin avec son matériel perso : toile cirée, roulette en bois, et nous commencions : la levure de boulanger à faire diluer dans le lait tiède, le grand saladier qui se remplissait au fur et à mesure des ingrédients (farine, sucre, oeufs, beurre...), puis le moment de latence : on recouvrait le saladier d'un torchon humide, il était environ dix heures, et on attendait.

    Je me souviens de mes allers et retours, à soulever le torchon (à peine, pour ne pas briser la magie) pour vérifier que ça montait bien.

    Puis venait quinze heures, et l'on se mettait au travail. On déroulait la grande toile cirée, on la farinait, on repétrissait la pâte avant de la diviser pour mieux la mater, c'est-à-dire l'étaler. La plus fine possible. Avant de s'emparer de la roulette crantée pour y découper les losanges de pâte. Lesquels losanges qu'il fallait ensuite soulever avec précaution pour les nouer "en cravate" et obtenir ainsi la future bugne.

    Après, c'est nounou qui officiait : l'huile chaude, l'égouttage sur papier-cuisine, je ne revenais que pour la touche finale : le sucre glace déversé à tonneaux !

    Voilà, c'est mon souvenir d'enfance de Février. Et depuis, chaque mois de Février, je recherche le goût des bugnes de ma nounou. Vous me direz, "Tu n'as qu'à lui passer un coup de fil ! d'abord ça lui ferait plaisir, ensuite ça te gagnerait du temps..." Oui mais bon ! Au lieu de ça, je me balade sur la Toile culinaire et je cherche des recettes qui s'en rapprochent. Les siennes étaient fines, gonflées de vide : ce n'était pas vraiment les oreillettes (plates et croustillantes) ni les bugnes à proprement parler (moelleuses et rebondies), c'était... celles de nounou !

    Je ne rentrerai pas dans la polémique : les Lyonnaises, les Stéphanoises, celles de Sud, d'autres encore, je rappellerai juste qu'on les faisait avant d'attaquer le Carême, histoire de se souvenir des belles choses quand on se serrerait la ceinture...

    Les bugnes que je vais vous proposer aujourd'hui sont le fruit de mes recherches internetiennes. J'ai modifié les proportions données ici et ça donne :

    LES BUGNES DU 1ER FEVRIER

    Pour (environ) 6 personnes, ce qui ne veut pas dire grand-chose étant donné que les bugnes, ça se mange sans faim !

    • 1,5 dl de lait
    • 8 g de levure de boulanger
    • 75 g de beurre
    • 300 g de farine
    • 1 pincée de sel
    • 50 g de sucre
    • Le zeste d'une orange
    • 2 oeufs
    • Huile de friture (aujourd'hui, c'était Frial)
    • Sucre glace

    Délayer la levure de boulanger dans le lait tiède.

    Faire fondre le beurre.

    Mélanger la farine, le sel, le sucre, le zeste d'orange dans un grand saladier.bugnes_001

    Ajouter le levain, puis les oeufs et le beurre. La pâte doit être épaisse, mais pas de consistance à faire une boule, elle reste souple.Laisser reposer au moins trois heures sous un torchon humide. Au bout de ce temps, la pâte a doublé et colle au torchon (d'où l'intérêt qu'il soit humide...)

    Fariner le plan de travail et déposer la pâte pour la pétrir afin d'obtenir une boule que vous diviserez en quatre.

    Etaler au rouleau à pâtisserie le plus finement possible (la bugne gonflera suffisamment toute bugnes_003seule...). Y découper des losanges de pâte et fendre ces losanges d'un trait en leur centre. Insérer une pointe du losange dans le centre : cela forme une cravate de pâte (les enfants adorent faire ça, je le sais, je l'ai fait et j'ai testé aujourd'hui avec ma fille...).

    Déposer ces losanges tournicotés les uns à côté des autres et faire chauffer l'huile.

    Frire les bugnes par quatre-cinq en les laissant très peu (une minute recto-verso au maximum) dans le bain de friture et les déposer sur du papier absorbant.

    Quand un premier plat est fini, le transvaser dans un autre et saupoudrer les bugnes de sucre glace. Jeter le papier absorbant et recommencer les opérations. Les bugnes évitent ainsi de ramollir et restent doucement croustillantes.

    L'idéal, c'est de déguster sans attendre, la bugne encore vaguement tiède, fondante en bouche... et de s'étonner que finalement, la pyramide diminue si vite !

    cuisine,dessert

    Imprimer_la_recette

    Et pour les bugnes plates, c'est ICI.

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