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  • Galettes de pommes de terre du soir - espoir...

    Imprimer Catégories : Légumes

    Cette première quinzaine de Décembre aura été à marquer d'une pierre noire à la maison. Je résume les derniers événements pour ceux qui auraient loupé un épisode : première semaine, mon petit amour de garçon s'est transformé en mini-calculette à boutons rouges, motif : varicelle. J'ajoute que cela tombait idéalement, l'exclusion de la crèche, avec les conseils de classe et l'hystérie de la soeur qui "ne voulait pas attraper la varicelle"...

    Fin de la semaine, retour chez le médecin : conjonctivite pour l'enfant mâle et même chose pour la mère, plus une voix en zigzag. Week end pseudo reconstituant pour le moral, mais pas pour la voix.

    Deuxième semaine : toujours aphone, mais avec en plus un oeil hyper douloureux. Re-visite chez le médecin, qui envoie en urgence chez l'ophtalmo. Bilan : un truc étrange et un collyre à mettre pendant quinze jours. Mardi, oeil toujours douloureux et un peu gonflé ; voix rauque, genre Bonnie Tyler, de retour dans l'après-midi (la voix, pas Bonnie Tyler...).

    Mercredi matin : horreur ! Vous avez vu Elephant Man, de David LYNCH ? Eh bien, c'était moi... enfin, sur un côté du visage seulement, ce qui rendait la chose plus atroce encore. J'en avais mal aux dents ! Et pour couronner le tout, alors que je nouais la blonde chevelure de ma fille qui se préparait à partir à l'École du Sport, que découvré-je ? Eh bien, un bouton de varicelle... puis deux... puis douze !

    Il y a des moments dans la vie où tout semble aller mal. Et puis, tout à coup, des petites choses viennent vous rappeler que non, tout n'est pas horrible : des truffes fraîches qui arrivent (j'en reparlerai)... et une envie de galettes de pommes de terre. Quelque chose de tout simple, mais réconfortant. Voici donc mes :

    GALETTES DE POMME DE TERRE DU SOIR - ESPOIR

    Pour 6 galettes, il faut :

    • une dizaine de pommes de terre moyennes
    • une douzaine de tranches de coppa
    • sel et poivre
    • un peu d'huile pour la poêle

    Laver les pommes de terre et les peler. Les râper. Saler et poivrer.

    Faire chauffer l'huile dans la poêle et façonner de petites galettes de pommes de terre en déposant deux tranches de coppa au centre.

    Faire cuire une bonne dizaine de minutes les galettes à feu moyen en les retournant régulièrement.

    Servir chaud avec une salade verte.

    Galette_pomme_de_terre

    Remarques :

    • Cette recette peut prendre différentes formes et différentes garnitures, on peut y ajouter de l'ail, du persil, du fromage, remplacer la coppa par du jambon cru, mais personnellement, avec d'excellentes pommes de terre, c'est ainsi que je les préfère !
    • Surtout mangez-les bien chaudes, quand la coppa a bien imprégné la pomme de terre et que la galette croustille.
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  • Flatiron - du romarin pour le souvenir

    Imprimer Catégories : Blowing in the wind

    Les romans médiocres ont du bon : la couverture de celui de Jed RUBENFELD m'a ramenée quelques années en arrière, lorsque nous photographiions le Flatiron, cet immeuble en forme de "fer à repasser", d'où son surnom.

    La photographie est d'époque, elle est aussi de ce temps où le numérique n'existait pas et où les défauts sur la pellicule se voyaient, mais si, cherchez bien...

    flatiron

    New York, avril 1997.

    Plus d'infos sur le Flatiron ici.

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  • L'interprétation des meurtres (J. RUBENFELD)

    Imprimer Catégories : Ma Bibliothèque... verte !

    Voici un roman que j'ai saisi avec bonheur ! Un gros pavé comme je les aime, à la fois policier, historique et érudit ! 470 pages de bonheur en perspective, jugez un peu :

    "1909. Sigmund Freud est à New York pour donner une série de conférences sur la psychanalyse. Au même moment, une jeune femme de la bonne société est étranglée après avoir été sauvagement torturée. Freud, fatigué, malade, en butte à l'hostilité de l'intelligentsia locale, se retrouve malgré lui impliqué dans l'enquête que mène l'inspecteur Littlemore...

    Des bas-fonds de Chinatown aux hôtels particuliers de Gramercy Park, ce thriller à l'intrigue impeccable nous plonge dans le New York en mutation du début des gratte-ciel."

    L_interpr_tation_des_meutres

    C'est dire l'avidité avec laquelle je dévorai les cent premières pages ; j'ai adoré ce New York du début du siècle, cette histoire urbaine qui se déroulait sous nos yeux. J'ai apprécié les enluminures psychanalytiques, même si, je dois le reconnaître, j'ai parfois survolé les théories freudiennes qui s'étalaient sur plusieurs paragraphes. Et puis, et puis...

    Le pauvre esprit que je suis s'est lassé de cette narration tantôt à la première tantôt à la troisième personne, mais continuant à parler de la première (!). Il s'est lassé aussi de ces querelles de clocher autour des fils spirituels du grand Freud et de tous ces éminents médecins qui se tiraient dans les pattes. Il s'est carrément embrouillé dans les méandres de cette histoire où les morts ne sont pas morts, où les méchants jouent tous double jeu et où les personnages manquent de consistance.

    Je dirai que Jed RUBENFELD a voulu trop bien faire : écrire un premier roman qui démontre à la fois sa compétence professionnelle (diplômé de Princeton, il a soutenu une thèse sur Freud), sa culture (Hamlet et une grande partie de l'oeuvre de Shakespeare est largement commentée, "dépiautée" à la sauce psy) et son talent d'auteur. Le tout donne un pavé plutôt indigeste, où l'on arrive laborieusement à la fin en se disant "tout ça pour ça ?"

    Voici le préambule du roman :

    C'est en 1909, accompagné de son disciple Carl Gustav Jung, que Sigmund Freud fit son seul et unique voyage aux États-Unis, pour donner une série de conférences à l'université Clark, dans le Massachusetts. Cette université lui remit également un doctorat honoris causa, première distinction publique décernée pour l'ensemble de son oeuvre. Malgré l'immense succès de cette visite, par la suite, Freud en parla comme d'une expérience traumatisante. Il traitait les Américains de "sauvages", et déclarait que son séjour dans ce pays lui avait laissé des séquelles physiques - en réalité il souffrait alors déjà de ces problèmes de santé. Les biographes se sont longtemps interrogés sur ce qui avait pu se produire là-bas. Ils ont même envisagé la possibilité d'un événement inconnu de tous, expliquant ces réactions autrement incompréhensibles chez Freud.

    Jed RUBENFELD, L'Interprétation des meurtres, 2007

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  • Hachis parmentier pour voix cassées

    Imprimer Catégories : Viandes

    Depuis trois jours, je vis un drame. Je suis aphone. Ça a commencé vendredi matin : à 8h00 ma voix mélodieuse résonnait dans la salle de classe, à 10h00, elle était déjà plus éraillée, à 14h00, elle évoquait Mylène Farmer dans ses plus grands solos. Professionnellement, c'est gênant. Les élèves ont beau être prévenants et chuchoter pour vous parler, vient toujours le moment où il faut s'adresser à eux pour lancer "Prenez vos cahiers de textes" et où plus personne n'entend plus rien, surtout que la sonnerie - stridente chez nous - retentit...

    Le problème, c'est que de faible et éraillée vendredi soir, ma voix est devenue inexistante samedi matin. Évidemment, ça peut avoir un côté comique : vous avez l'impression d'être BernardoBernardo, le domestique muet de Zorro... Les gens qui arrivent vers vous pour vous saluer d'une voix de stentor se mettent brusquement à chuchoter... Le pire ? mon mari, qui confond mutisme et surdité et se croit obligé de répéter à voix haute et forte ce que je mime en chuchotant...

    L'embêtant, avec tout ça, c'est le téléphone : vous n'imaginez pas le drame de l'incorrigible bavarde qui se voit contrainte de laisser sonner le téléphone parce qu'elle ne pourra rien dire si elle décroche ! A côté, le supplice de Tantale, c'est de la gnognote ! Pour en finir avec ça, je vous propose de vous réconforter avec une recette grand classique de l'art d'accommoder les restes, mais qui marche cependant à chaque fois : le hachis parmentier. Lassés de manger la viande de notre dernier pot-au-feu et soucieuse d'utiliser un reste de farce à tomate congelé, j'ai décidé de faire dans le roboratif. Voici donc le :

    HACHIS PARMENTIER

    Pour 4-6, il faut :

    • environ 300 g de viande de pot au feu
    • un kilo de pommes de terre
    • 20 cl de crème fraîche
    • 200 de chair à saucisse
    • une cuillère à soupe de persil haché
    • une gousse d'ail
    • un oeuf
    • un peu de chapelure

    Faire cuire les pommes de terre avec la peau. Les peler puis les écraser à la fourchette avec la crème fraîche, saler et poivrer. Rajouter éventuellement un peu de lait si le mélange est trop épais.

    Hacher la viande du pot-au-feu et la mêler à la farce, c'est-à-dire la chair à saucisse, l'ail pressé, le persil et l'oeuf.

    Beurrer un plat à gratin. Y déposer une couche de pommes de terre, puis recouvrir de toute la viande. Finir avec le reste de pommes de terre.

    Saupoudrer de chapelure et mettre au four à 18° (th 6) pendant une bonne demi-heure.

    hachis_parmentier

    Remarques :

    • La photo de Bernardo est issue d'un site très rigolo que j'ai découvert pour l'occasion ici.
    • Ma farce se compose normalement de viande de boeuf pour deux tiers et de chair à saucisse ; j'ai modifié ici légèrement les proportions.
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  • Le week end sera zen...

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    Dimanche

    Et notre récente découverte oenologique : le Bonnezeaux, c'est parfait avec les sushis !

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  • Sardines à la pancetta

    Imprimer Catégories : Poissons

    Certaines envies ne s'expliquent pas - d'ailleurs, explique-t-on les envies ? Mais lorsque j'ai vu ces jolies sardines argentées sur leur banc, je les ai tout de suite voulues ! C'était l'été, les petites sardines à déguster tout justes marinées dans du citron et de l'huile d'olive... J'avais oublié que les sardines, ça ne fait pas l'unanimité à la maison... Je me suis donc retrouvée avec une douzaine de filets de sardine, et moi ! Bon, j'avoue qu'à la longue, on s'en lasse, des sardines... Voici donc les :

    SARDINES A LA PANCETTA

    Pour 4 (en entrée) :

    • 12 filets de sardine
    • 12 tranches de pancetta
    • Thym
    • Huile d'olive
    • Un citron
    • Quelques feuilles de laurier

    Laver soigneusement les sardines et les essuyer.

    Les envelopper dans une tranche de pancetta, fixer avec un cure-dent, et les disposer dans un plat huilé.

    Disposer les feuilles de laurier, saupoudrer de thym, arroser d'huile d'olive et du jus de citron.

    Enfourner à 180° (th 6) pendant un petit quart d'heure.

    Déguster tièdes, chaudes ou froides.

    Sardines

    Remarques :

    • Si votre pancetta manque d'assaisonnement, vous pouvez saler et poivrer l'intérieur des sardines. Sinon c'est inutile.
    • Elles sont meilleures tièdes !
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  • L'empereur qui n'aimait que les douceurs (H. CHUN-MING)

    Imprimer Catégories : Littérature gourmande

    Je l'avoue, j'ai un gros faible pour les albums "orientalisants". Les contes et légendes asiatiques me ravissent et leurs illustrations sont souvent un peu bonheur. L'album de Hwang CHUN-MING ne fait exception à la règle : poésie de l'histoire, illustrations en papier déchiré, idéogrammes chinois, je me suis régalée à dévorer cette histoire:

    L_empereur_qui_n_aimait_que_les_douceurs

    Imaginez qu'au pays de Chu, deux mandarins luttent pour s'attirer les faveurs de l'empereur. L'un, soucieux de sa santé, lui propose des plats salés. L'autre, désireux de rendre le souverain gâteux, le gave de sucreries. Et cela se finira mal... Voici donc :

    L'EMPEREUR QUI N'AIMAIT QUE LES DOUCEURS

    empereurL'empereur trouvait délicieux les bonbons de Jin Shang, mais n'en appréciait pas moins les mets salés de Qu Yuan ; et chaque fois qu'il en avait mangé ou qu'il avait assaisonné son repas de quelques grains de sel, l'empereur se sentait en pleine forme et débordant d'énergie. Souvent, devant sa cour et son armée, il louait la saveur du sel et remerciait Qu Yuan des attentions qu'il avait pour lui.

    Jin Shang rongeait alors son frein et redoutait que l'empereur ne lui préfère aussi Qu Yuan. C'est pourquoi il décida d'agir sans perdre plus de temps. Il fit fabriquer toutes sortes de friandises multicolores, sucrées et épicées à point, si appétissantes que nul ne pouvait y résister.

    Lors d'une absence de Qu Yuan, il s'empressa de les offrir à l'empereur.

    Hwang CHUN-MING, L'empereur qui n'aimait que les douceurs, 2006.

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  • Petites madeleines aux olives

    Imprimer Catégories : Apéritif

    Dans la série "Détournement du sucré en salé", il m'est venue l'envie de faire des madeleines pour l'apéritif. Mes yeux avaient dû croiser une publicité pour Picard qui en propose cet hiver. Je suis donc allée chercher des proportions un peu partout, et j'ai abouti à cette recette-ci. Voici donc des :

    PETITES MADELEINES AUX OLIVES

    Pour 18 madeleines, il faut :

    • 160 g de farine à poudre levante
    • 10 cuillères à soupe d'huile
    • 4 oeufs
    • 30 g de gruyère
    • une trentaine d'olives noires dénoyautées

    Préchauffer le four à 180° (th 6).

    Mélanger dans un récipient la farine, l'huile et les oeufs.

    Découper les olives en 4 morceaux.

    Incorporer à la pâte le gruyère rapé et les olives en morceaux.

    Répartir dans des moules à madeleine et cuire pendant une bonne vingtaine de minutes ; les madeleines doivent être dorées mais pas trop.

    madeleines_olives

    Remarques :

    • En version salée, je préfère nettement les choux.
    • Cela ressemble plus à du cake salé qu'à des madeleines.
    • Mais c'est bon quand même - il ne faut  exagérer non plus...
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  • Cancer and the city (M. ACOCELLA MARCHETTO)

    Imprimer Catégories : Ma Bibliothèque... verte !

    Ne vous fiez pas au titre, particulièrement imbécile, malgré toute l'affection que je puis porter à Carrie Bradshaw et ses amies : ce livre n'a absolument rien à voir avec cette fameuse série télé. Evidemment, les chipoteuses me diront : "Mais si... ça se passe à New York... dans la bonne société branchée... etc..." N'empêche, Marisa ACOCELLA MARCHETTO a réussi a produire un livre unique en son genre : le journal de bord d'une femme atteinte d'un cancer du sein, en BD et en humour.

    Cancerand_the_city

    La quatrième de couverture annonce d'emblée la couleur : "Que se passe-t-il quand une New-Yorkaise, éternelle célibataire enfin amoureuse, se découvre une tumeur au sein ? Marisa Acocella Marchetto est illustratrice. A 43 ans, elle est au top de sa carrière et de sa vie amoureuse. Elle mène à Manhattan la vie branchée d'une héroïne de Sex and the City. Soudain tout bascule : elle apprend qu'elle est atteinte d'un cancer du sein. Avec un graphisme décapant, entre rires et larmes, elle raconte son combat puis sa victoire contre la maladie. Son livre est vivant, surprenant, souvent drôle et poignant à la fois. Marisa n'oublie jamais son humour, sa féminité, sa créativité. Onze mois dans la vie d'une femme, où il est question d'amour, d'amitié, de shopping, de travail, de dîners, de lofts ... et de cancer."

    Et Marisa ACOCELLA MARCHETTO  réussit un miracle : elle nous entraîne dans son histoire, nous fait partager ses souffrances, ses peines, ses bonheurs aussi, et produit également un livre tout à fait pédagogique ; point par point, elle détaille les étapes de la maladie, le traitement, ses conséquences, tout en n'oubliant pas de rester une fille (le personnage de la mère est excellent), une jeune mariée (Silvano est admirable en tout point) et une copine. C'est cette grande humanité qui rend son livre passionnant. Et si je fus déroutée, je l'avoue, au début, par la forme illustrée, je dois reconnaître que je me suis complètement laissée embarquer par son histoire.

    L'extrait qui suit raconte sa première mammographie. Tout l'esprit du livre y est : humour, réalisme...Voici donc :

    cancer_1

    cancer_2

    Marisa ACOCELLA MARCHETTO, Cancer and the City, L'Iconoclaste, 2007.

    A savoir : une partie des bénéfices de l'ouvrage sera reversé à l'Institut de Cancérologie de Villejuif. pour en savoir plus, allez sur le site de l'éditeur ici.

    N'oubliez pas :

    Et puis, rappel d'une des premières chansons qui évoqua le cancer, triste ironie du sort :

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