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  • Biscuit moelleux aux mangues

    Imprimer Catégories : Desserts

    Je l'avoue bien volontiers, j'éprouve une certaine forme de nostalgie : de chaleur, d'odeurs épicées et de fruits du soleil. Les mangues et autres papayes me manquent au petit-déjeuner...

    Heureusement, il traînait au fond de mon congélateur un sachet de mangues congelées. Une fois revenues à la vie, elles étaient comme fraîches : d'un bel oranger lumineux, avec leur chair fondante et douce. C'est ainsi que j'ai réalisé ce :

    BISCUIT MOELLEUX AUX MANGUES

    Pour 6, il faut :

    • 450 g de mangues congelées
    • 5 oeufs
    • 120 g de sucre
    • 40 g de farine
    • 30 g de Maïzena
    • une pincée de sel

    Faire décongeler les mangues et les égoutter.

    Faire préchauffer le four à 180° (th 6). Graisser le moule.

    Séparer les blancs des jaunes.

    Battre les blancs en neige ferme avec la pincée de sel.

    Mélanger les jaunes et le sucre jusqu'à obtenir une texture mousseuse. Ajouter la farine, puis la Maïzena.

    Incorporer progressivement et délicatement l'intégralité des blancs en neige. Verser dans le moule.

    Déposer face bombée en dessous les quartiers de mangue et enfourner pendant 50 minutes. A mi-cuisson, baisser la chaleur du four à 160°.

    Biscuit_moelleux_aux_mangues

    Remarques :

    • Ce gâteau convient à merveille aux fruits juteux : le fondant du fruit se marie parfaitement à la texture mousseuse de la pâte.
    • Attention au démoulage...

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  • Carnets de voyage au Mali : la cuisine de Julienne

    Imprimer Catégories : Voyages

    Voyager, c'est découvrir de nouvelles saveurs, de nouvelles odeurs. En cela, c'est un plaisir de se promener dans Bamako quand midi approche. Les effluves nous environnent de toutes parts. Accroupies sur le sol, les femmes s'affairent autour de leur poêle ronde où frémit l'huile et où rôtit le poulet. Se promener à Bamako vers midi, c'est une torture !

    Les amis qui nous accueillaient nous ont permis de découvrir un peu de la cuisine malienne. Au premier apéritif - à ce moment-là, nous étions encore sous le coup du décalage climatique - ce fut le jus de bissap, écarlate, à la fois acidulé et sucré, issu de la fleur d'hibiscus. Puis le soir, nous découvrîmes un maquis, c'est-à-dire un restaurant local, qui nous servit des poulets-bicyclette (c'estcastel ainsi que l'on nomme ces petits poulets) avec de l'atiéké, autrement dit de la semoule de maïs. Le tout accompagné de légumes de saison, oignons, poivrons, concombres, tomates... Le repas se prend autour du grand plat, on mange avec la main droite et, à la fin, on vous amène une cuvette et un broc d'eau pour se laver les mains. Castel de rigueur pour accompagner le repas...

    Mais à la maison, c'est Julienne qui officiait derrière les fourneaux, et elle nous a régalé de spécialités locales. Le premier jour, ce furent des brochettes de boeuf délicieusement fondantes, au parfum citronné incomparable.

    brochettes

    pilonPuis nous découvrîmes le yassa, cuisiné avec du citron, de l'oignon et multitudes d'épices écrasées au pilon. C'était d'ailleurs le signal que nous allions nous régaler, lorsque nous entendions le pilon résonner dans la cuisine.  Cédric a testé le maniement du pilon et en a été convaincu... La viande, encore une fois marinée, puis mijotée, et servie avec cette sauce aux oignons, à la fois doux et croquants, était un pur bonheur !

    Mali__95__yassa

    Et puis encore un monstrueux plat de poulet à la braise, servi avec l'atiéké...

    Mali__285__poulet_brais_

    Chaque plat était toujours accompagné d'une salade de crudités (tomates, concombre, oignons, poivrons) et bien sûr, la saison des fruits battant son plein, nous nous sommes régalés de mangues, d'ananas ou encore de papaye arrosée de citron vert - et n'oublions pas les petites bananes plantain... C'était régime fruits dès le petit-déjeuner !

    Je concluerai ce chapitre "gastronomique" en évoquant les jus de fruits inédits que nous avons pu goûter : le jus de baobab - ou pain de singe - ou encore celui de tamarin ou de gingembre. Et puis les fabuleux beignets achetés dans la rue, croustillants, à peine relevés, à la viande et à l'oeuf.

    La cuisine malienne emprunte beaucoup aux cuisines du Sénégal ou de la Côte-d'Ivoire, d'après ce que j'ai cru comprendre. La chose qui m'a le plus étonnée, c'est qu'elle est épicée mais pas relevée. Le piment est présent, mais pas envahissant, même si on peut toujours en rajouter. Ses sauces sont souvent douces, sans être sucrées, et accompagnent parfaitement la semoule ou le riz traditionnellement servis. Nous ne remercierons jamais assez Julienne de nous avoir permis de goûter tout ça...

    Autres cartes postales : Bamako - Siby - lever de soleil à Segou - Journée à Ségou

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  • Carnets de voyage au Mali : Segou (2)

    Imprimer Catégories : Voyages

    Le lundi à Ségou, c'est jour de marché. Du surcroît, c'est aussi celui des potiers, dont le village se trouve de l'autre côté du Niger. Dès le lever du soleil, on voit les gens affluer vers les berges du fleuve, où se tient ce marché :

    s_gou___en_allant_au_march_

    Les étals se montent...

    s_gou___installation_au_march_

    Les pirogues déchargent leurs marchandises...

    s_gou___piroques_au_march_

    Les femmes commencent à regarder...

    s_gou___femmes

    Les pêcheurs lancent leurs filets...

    s_gou___p_cheurs

    Nous avons choisi de faire une balade en pirogue en fin de matinée...

    s_gou___en_pirogue_sur_le_Niger

    ... qui nous a mené dans un village de pêcheurs...

    s_gou___village_des_p_cheurs

    ... avant de nous ramener au marché des potiers.

    s_gou___march__des_potiers

    Puis ce fut le retour sur Bamako, avec une halte à la coopérative des femmes de Ségou, qui réalisent des bogolans, ces tissus traditionnels d'Afrique de l'Ouest dont les motifs sont créés à base d'argile et de teintures naturelles.

    s_gou___femmes_bogolan_1

    s_gou___femmes_bogolan_2

    J'ai pris le grand avion blanc du lundi
    Qu'on regardait se perdre à l'infini
    J'suis arrivé dans le froid des villes
    Chez les touristes et les automobiles
    Loin de mon ancienne vie

    [...] Moi je courais sur ma plage abritée des alizés
    Une course avec les vagues, juste un vieux compte à régler
    Puis le hasard a croisé ma vie
    J'suis étranger partout aujourd'hui,
    Est-ce un mal, un bien ?
    C'est ainsi

    Jean-Jacques GOLDMAN, "Le Coureur", En passant, 1997.

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  • Une rose pour que les petites filles puissent aller à l'école

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    Elle s'appelle Sarin Danin, elle a dix ans, presque l'âge de ma fille. Sur la photo, elle a l'air sage et attentif des petites filles avides d'apprendre. Son père est cultivateur, sa mère ménagère et leur revenu est de 40 dollars par mois. Depuis le 8 Octobre 2007, elle est scolarisée en deuxième année à Happy Chandara et c'est notre filleule.

    C'est en écoutant Tina KIEFFER lors d'une émission de radio que j'ai appris l'existence de son association Toutes à l'école et ses engagements : créer des écoles et des programmes pédagogiques pour permettre à toutes les petites filles des pays en voie de développement de pouvoir aller à l'école. Comme l'explique le site : "La création de « Toutes à l’école », en décembre 2005, est partie d’un constat : selon le rapport de l'ONG internationale Save the Children, dans 70 pays de notre planète, les filles sont mises sur le marché du travail dès l'enfance.

    Constat d'autant plus révoltant que toutes les études s'accordent à dire que, lorsque l'on éduque les femmes, le pays tout entier se porte mieux. Baisse de la malnutrition, de la mortalité infantile, de la propagation du sida, et meilleure situation économique. En revanche, une petite fille qui n'a pas reçu d'éducation a 80% de risques supplémentaires de devenir une femme pauvre, de subir un mariage forcé, d'être violée ou maltraitée, ou d'élever des enfants sous-alimentés, souffrant de maladies chroniques, et analphabètes."

    C'est ainsi qu'Happy Chandara est née et que l'école accueille aujourd'hui deux cents fillettes de six à dix ans. Sur le site de l'association, on peut y lire le détail de leurs journées et sur le blog y découvrir des nouvelles de l'école. 

    Pour la troisième année consécutive se déroule l'opération "La rose Marie-Claire", du nom du magazine dont Tina KIEFFER est la rédactrice en chef. Vendue trois euros, chaque rose permettra de soutenir et financer la scolarité d'une petite fille : au Cambodge avec Toutes à l'école, au Bénin avec Care ou encore en France avec le Rotary. Pour chaque fleur vendue trois euros (où trouver la rose ?), un euro cinquante sera reversé à l'une des associations. C'est le moment de joindre l'utile à l'agréable, et puis d'aller jeter un coup d'oeil du côté des ces sites...

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  • Carnets de voyage au Mali : Segou (1)

    Imprimer Catégories : Voyages

    Nous nous levons à sept heures du matin pour prendre le vol d'Air Afrique. A Bamako, je salue en bambara et nous passons la douane en cinq minutes. Je négocie un taxi jusqu'à Segou et à deux heures et demie nous sommes déjà en route. Surpris par mon efficacité, je fais des plans pour la nuit... A 80 kilomètres de Bamako, la voiture s'arrête. Après des heures de galère, nous prenons un taxi-brousse jusqu'à Fana, et à Fana un autre avec dix-sept personnes derrière et cinq devant jusqu'à Segou. Nous arrivons à dix heures du soir."

    Miquel BARCELO, Carnets d'Afrique, 2003.

    On nous l'a dit : "Jamais personne n'arrive à Ségou du premier coup." Nous n'avons pas failli à la règle...

    S_gou___voiture

    Sitôt dépassé Fana, notre voiture se mit à fumer noir, résultat : un joint de culasse et une auto immobilisée. Nous ne dûmes notre salut qu'au bus qui passait et partait vers Ségou : certains montèrent, d'autres se répartirent dans la voiture restante, et c'était parti.

    Nous sommes arrivés à Ségou pour le coucher du soleil.

    S_gou___niger_soir

    Première impression : le Niger, immense, démesuré, s'étendant à perte de vue...

    S_gou___niger_soir_2

    La beauté, la majesté du paysage, sa sérénité aussi nous donnèrent envie de le découvrir à l'aube et c'est ainsi que le lendemain matin, nous étions sur ses rives.

    S_gou___aube

    Moment magique que celui où tout s'éveille. Dans la pénombre, on distinguait les gens rassemblés autour de leur brasero. Puis les silhouettes qui commençaient à aller et venir vers le fleuve qui pour se laver qui pour rincer la vaisselle...

    S_gou___r_veil

    Les pirogues recommencèrent à circuler...

    pirogue___S_gou

    Et le soleil pointa son nez :

    S_gou___aube_2

    Enfin le fleuve dit noir devint bleu sous la lumière du levant :

    S_gou___niger_bleu

    Aube

           J'ai embrassé l'aube d'été.
         Rien ne bougeait encore au front des palais. L'eau était morte. Les camps d'ombres ne quittaient pas la route du bois. J'ai marché, réveillant les haleines vives et tièdes, et les pierreries regardèrent, et les ailes se levèrent sans bruit.
      [...]
         Alors je levai un à un les voiles. Dans l'allée, en agitant les bras. Par la plaine, où je l'ai dénoncée au coq. À la grand'ville elle fuyait parmi les clochers et les dômes, et courant comme un mendiant sur les quais de marbre, je la chassais.
         [...]
         Au réveil il était midi.

    Arthur RIMBAUD, Illuminations, 1873-1875.

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