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Ma Cuisine rouge - Page 11

  • La rentrée, vraiment ?

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    Aubrac.jpg

    Environs de Nasbinals - Aubrac  - Lozère

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  • "A la fois Einstein et Racine"

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    "- Dis moi quelque choses, que je l'emporte".
    Panique. Je cherche, ça tourne, il faut trouver quelque chose dont elle se souvienne, quelque chose qui résume tout ce que nous avons été, quelque chose qui soit bien à nous, à nous deux seuls, où il y ait nos cerveaux trop gros et nos coeurs si larges, quelque chose qu'aurait dit... je ne sais pas moi, un type qui serait à la fois Einstein et Racine. Einstein et Racine !...
    Alors, d'un seule coup je me penche au dessus de la rambarde, les mains en porte-voix, et hurle : "e=mc², mon amour !"

    E = mc², mon amour, 1977.

    (Claude KLOTZ dit) Patrick CAUVIN, 1932-2010

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  • "Nous, ça n'a vraiment rien à voir" (F. AUBRY)

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    C’est un livre qui dérange :

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    "Sarah et Gaby passent leurs vacances au camping‚ comme chaque année. Pour Sarah‚ 17 ans‚ c’est l’été des fêtes‚ des soirées entre amis‚ des guindailles tous les soirs. Et l’alcool en grande quantité‚ en très peu de temps‚ pour atteindre très vite l’ivresse: c’est la biture express. Gaby‚ sa sœur de 14 ans‚ voit le désastre tous les matins: une haleine qui empeste‚ les nausées‚ les mensonges aux parents‚ le black out total sur ce qu’elle a fait la veille. Et pourtant‚ tous les soirs‚ Sarah recommence.

    Je vois très bien ce que Lucas a voulu dire, mais il s'inquiète pour rien. Je n'ai rien à voir avec ces drogués de la dune, mais rien du tout. Je peux passer des journées entières sans boire, il n'y a pas d'addiction. C'est juste que... J'aime avoir la tête qui tourne, rien de plus. J'aime avoir la tête à l'envers. C'est juste comme d'explorer les souterrains de l'univers. Faire taire les bruits du monde. Il m'énerve. Il ne comprend pas, et je ne comprends pas qu'il ne comprenne pas. Je ne sais pas ce que je lui trouve, je ne sais pas pourquoi je m'obstine. On ne se ressemble pas."

    Un livre qui est mal rangé, avec ces voix qui se chevauchent, se répètent, se contredisent. Un livre qui dit des choses que l’on n’a pas vraiment d’entendre. Un livre qui nous montre, tous, adultes, adolescents, adultes surtout, comme on n’a pas envie de se voir. Car il est beaucoup plus facile de découvrir un reportage dans les médias sur le binge drinking et se dire « oh lala, c’est terrible, ces jeunes, ça fait peur de les voir ainsi se détruire… » que de se regarder soi-même en songeant à l’image que l’on peut offrir.

    Le roman de Florence AUBRY est un roman-coup de poing. Un de ces romans qui ne vous laisse pas indemne à la fin  de sa lecture. Et surtout, avec une légère gueule de bois…

    On part dans deux jours. Les parents ont organisé un apéro barbecue, pour fêter ça, leur départ et la fin du mois de juillet. Chaque famille, chaque couple invité est venu avec sa table, ses couverts, ses chaises pliantes et ses verres en plastique. Des guirlandes lumineuses ont été tirées entre deux caravanes et tout le monde s’est installé là. Il y a par terre cinq ou six barbecues dont les braises sont encore rouges, et une table couverte des restes de buffet. En bout de table, les traditionnels bag in box de vin, un de rosé, un de rouge.

    Il est près de vingt-trois heures trente mais il fait encore chaud. Les vieux commencent à avoir les yeux qui brillent. Ils ont été forts sur le rosé et le rouge : ils sont en vacances, ils n’ont pas à prendre la voiture pour retrouver leur lit, ils ne risquent pas de se faire retirer des points sur leur permis, alors ils se lâchent. Et moi je déteste ça.

    Ils sont une petite trentaine. Ils sont arrivés propres, maquillés, coiffés, habillés, mais maintenant… Au début, les enfants étaient là, mais ils ont mangé leurs chips et leurs petites saucisses grillées et puis ils ont filé, se sont éparpillés dans le camping. Ils en sont au digestif, chacun a apporté l’alcool de sa région. Du lourd.

    Je déteste quand les parents ont un peu bu. Personne ne s’est alcoolisé à se rouler par terre, non, bien sûr, mais ils sont tous comme on dit « gais ». […]

    Et puis je les trouve moches, je les trouve moches ces adultes. Je trouve les femmes beaucoup trop bronzées, c’est laid cette peau carrément marron, c’est d’une autre époque. Et avec l’alcool, ils luisent, tous, ils brillent, ils ont les cheveux qui collent. On dirait que l’alcool fait ressortir leurs rides. Je ne veux pas devenir comme eux. Dieu du Ciel faites que je ne leur ressemble jamais jamais. Et en rentrant chez eux, après les vacances, quand ils retrouveront leurs amis, ce sera « purée on s’est fait de ces fiestas cet été on a picolé mais qu’est-ce qu’on en a descendu des cartons si tu avais vu ça, ça ne plaisantait pas » comme si c’était la preuve irréfutable, ça, le nombre de bouteilles descendues, de ce qu’ils savent s’amuser. La preuve qu’ils sont restés jeunes. La preuve qu’ils peuvent faire comme nous. Sauf que nous, ça n’a vraiment rien à voir.

    Florence AUBRY, Biture express, 2010.

    Un autre extrait ici.

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  • Pâtisson farci

    Imprimer Catégories : Cocotte-minute, Légumes, Viandes

    Trois jolis pâtissons se cachaient dans mon panier de légumes, un gros et deux plus petits.

    C'est ainsi que j'ai décidé de les faire farcis.

    Ils étaient beaucoup plus jolis !

    Patricia in Poésie du lundi.

    Voici donc les :

    PÂTISSONS FARCIS

    Pour 4, il faut :

    • 3 ou 4 pâtissons selon leur taille
    • 350 g de chair à saucisse
    • 400 g de viande de veau hâchée
    • un oeuf
    • une gousse d'ail
    • quelques brins de persil
    • un peu de pain sec
    • un peu de lait

    Faire tremper le pain coupé en morceaux dans le lait.

    Peler et écraser la gousse d'ail. Ciseler le persil.

    Mélanger la chair à saucisse et la viande de veau. Saler, poivrer, ajouter le pain, l'ail et le persil. Bien mêler.

    Casser finalement un oeuf et l'incorporer.

    Laver et évider les pâtissons en conservant le couvercle. Les remplir de farce. Les ficeler et les déposer au fond d'une cocotte-minute.

    Verser un verre d'eau et fermer la cocotte.

    Compter vingt minutes de cuisson après le chuchotement de la soupape. Servir avec du riz.

    Pâtisson farci.jpg

    Remarques :

    • S'il vous avez un reste de jus de viande ou de bouillon de cuisson, l'utiliser en remplacement de l'eau
    • A peine tiède, c'est très bon aussi.
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  • Un bien étrange festin (T. ROBBINS)

    Imprimer Catégories : Littérature gourmande

    Etrange livre que celui-ci :

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    "Fausse gitane mais vraie voyante, la belle Amanda et son mari John Paul Ziller, artiste et magicien inséparable de son babouin, ouvrent un zoo et un stand de hot dogs au bord de l’autoroute. Là, ils rétablissent le cirque de puces comme art populaire et le culte de la fécondité comme religion
    ultime. Quand débarque leur ami Plucky Purcell, ancien joueur de football et dealer à ses heures, les ennuis commencent. Ayant par accident infiltré une armée secrète du Vatican, Plucky s’est retrouvé à Rome où il a découvert le corps momifié du Christ oublié dans une catacombe. Après l’avoir dérobé et ramené aux Etats-Unis, il vient le cacher dans leur zoo et remet l’avenir de la civilisation occidentale
    entre leurs mains. Mais le FBI et la CIA veillent."

    La quatrième de couverture parle d'elle même : impossible de raconter un roman pareil, il faut seulement s'y plonger... et essayer de surnager ! Personnages hallucinants (et hallucinés), intrigue emberlificotée au-delà de l'imaginable, situations ubuesques, entrer dans Une Bien Etrange Attraction demande de laisser au vestiaire toutes ses certitudes et ses habitudes de lecteur bien dressé.

    Et pourtant, sous ses dehors de roman psychédélique se cache un vrai travail d'écrivain, et ce qui fait l'intérêt de ce roman tient sans doute dans ce décalage entre une construction extrêmement rigoureuse, qui mêle formes et points de vue différents, et une histoire complètement délirante, joyeusement foutraque, ainsi ce bien étrange festin que nous propose Amanda :

    Amanda avait dit que nous allions festoyer, et aussi vrai qu'on pourrait mettre un ballon de volley entre les pattes de coq Big Paint, nous avons festoyé. Amanda a pris la Skagit Valley par ses talons humides et verts et l'a secoué pour en faire tomber tout un tas de bonnes choses sur notre table. Elle a fait tomber un saumon argenté aussi gros qu'un bébé, qu'elle a cuit au four avec un glaçage de crème amère. Il y avait des huîtres toutes fraîches, des cuites et des crues. Du brocolis avec une sauce épicée qui ne cachait rien de ses tendances sadiques. Des épis de maïs. Des tubercules de bardanes. Des racines de joncs. Des buiscuits au pollen de jonc. Quatre variétés de champignons sauvages : des chanterelles, des champignons de prairie, des lépiotes et des bolets. De la berce laineuse (on mange les tiges pelées crues comme du céleri). Des tiges rôties de fougère femelle. des oignons en crème. De la soupe de lichen. Des graines de pin. Du miel sauvage. Des oeufs d'étoile de mer. Du pudding de citrouille. Des pommes. Des poires. Et ainsi de suite, toute cette nourriture ayant été récoltée par les Ziller gratuitement, comme c'est encore possible dans le comté de Skagit malgré l'empiètement des horreurs industrielles et de leur béton toxique.

    - Y'a pas à dire, vous mangez vraiment de drôles de choses, vous, dis-je.

    - Nous avons une grande connaissance de ces choses-là, dit Amanda.

    Nous fîmes descendre le dîner avec de grandes gorgées de vin, comme Jésus et ses copains l'auraient fait, et ensuite la pipe à haschich circula autour de la table, s'arrêtant pour enfoncer son tuyau dans chaque bouche comme un oiseau-mouche assoiffé insérerait son bec dans chacune des fleurs sur un collier d'orchidées.

    Tom ROBBINS, Une Bien Etrange Attraction, 1971.

    Vous trouverez le début du roman ici.

    Découvrez la playlist "Cette fille, c'est une fée." avec ZAZ
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  • Apéro fada : les résultats !

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    C'est fini : depuis avant-hier, minuit (ou hier matin, tout est relatif), le concours Apéro fada est terminé ! J'ai donc procédé au dépouillement (eh oui, même en vacances, les profs corrigent...) et d'emblée, une constatation s'impose : les femmes sont décidément beaucoup plus lectrices que les hommes. Ou alors moins paresseuses. Ou plus joueuses. Ou plus gourmandes tout simplement.

    Tout ceci pour dire que finalement, après avoir souvent buté sur la neuvième question (Karanci ou Tchakhmakhian ?), deux bulletins sont restés en finale. Nous avons donc procédé familialement à un tirage au sort. C'est la main la plus jeune, donc la plus innocente (photo à l'appui), qui a tranché :

    main innocente.jpg

    Et la gagnante est Sophie, du blog La Soupe au caillou. Mais n'allez pas croire pour autant qu'il n'y ait que des blogueurs qui aient participé... J'ai eu beaucoup de plaisir à lire les bulletins-réponses de lecteurs et leurs témoignages de sympathie. Merci encore à vous.

    Sophie recevra donc son kit Apéro dans les prochains jours :

    Apéro Puget.jpg

    En attendant, voici tout de même les réponses aux dix questions. Et merci encore à tous !

    Quel est l’étal préféré de Marina De Blasi ? Celui de la marchande d’œufs.

    Quel auteur propose cette recette de volaille : Quatre petits poulets, fendus par moitié, frappés du plat de la hachette, salés, poivrés, bénits d'huile pure, administrée avec un goupillon de pebreda dont les folioles et le goût restent sur la chair grillée ? Colette.

    Qui prépare des soufflés [qui] seraient allés se coller au plafond tant ils étaient légers, volatils, immatériels ? C’est Mademoiselle, dans Vango de T. de Fontbelle.

    Qui s’est vu servir lors d’un voyage en Italie des croûtes aux truffes noires de Norcia ? C’est C. Geissler.

    Qui aime l’ail en souvenir de la première fille qu’il a embrassé qui sentait cette odeur ? J.C. Izzo.

    Avec quel fruit l’auteur de ce livre a l’impression d’avoir sept ans de nouveau, plus rien n'a d'importance que la force avec laquelle[elle] presse les graines entre [ses] doigts pour les lancer devant [elle], et les dessins que [elle] trace à la cuiller dans la chair juteuse ? C’est la pastèque (F. Mayes).

    Dans quel roman peut-on trouver à la carte le plat suivant : Huîtres en coquille et saucisses maison au cognac, pistaches + truffes noires - servies avec une crème de raifort au Bushmills ? Dans Alcool,( P.Z. Brite).

    Chez qui peut-on manger des moules grosses comme le pouce, farcies avec un mélange à base d'œufs, de mie de pain et de fromage. Des anchois marinés dont la chair était ferme et fondait sous la langue. Des pointes de poulpes. Une salade de tomates et de chicorée. Quelques fines tranches d'aubergines grillées. Des anchois frits ? Chez les Scorta, de L. Gaudé.

    Chez quelle famille et dans quelle ville peut-on petit-déjeuner ainsi : Il y avait des olives noires, des poivrons rouges farcis aux olives vertes, du fromage frais, du fromage tressé, du fromage de chèvre, des oeufs durs, des gâteaux au miel, de la sauce buffalo, de la confiture d'abricot et de la confiture de fraise faite maison et de tomates à la menthe et à l'huile d'olive, présentés dans de jolies coupes en porcelaine ? Chez les Kanzanci à Istanbul, E. Shafak.

    Dans quel roman trouve-t-on le gâteau idéal pour une journée froide : parfumé au gingembre, sucré mais fort ? Dans Le treizième conte de D. Setterfield.

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  • Hamburger

    Imprimer Catégories : Ailleurs, Enfants, Viandes

    Il y a les hamburgers et puis il y a LE Hamburger. Avec une majuscule. Celui-ci appartient à la deuxième catégorie. Indices pour le reconnaître ? Il donne envie de mordre à pleines dents dedans, il dégage une déliceuse odeur de viande grillée et, surtout, il vous tient au ventre toute une après-midi. Ce qui n'est pas le cas des autres... Voici donc :

    LE HAMBURGER

    Pour 4, il faut :

    • 500 g de viande de boeuf
    • 4 pains à hamburger
    • de l'origan
    • 2 tomates
    • 4 feuilles de laitue iceberg
    • 4 tranches de lard fumé
    • 4 tranches de cheddar
    • une cuillère à café de moutarde forte
    • un jaune d'oeuf
    • une cuillère à café de ketchup
    • 30 cl d'huile de tournesol

    Dans un bol, mélanger le jaune d'oeuf et la moutarde. Monter ensuite en mayonnaise en versant doucement l'huile. Ajouter le ketchup, saler et poivrer. Réserver au frais.

    Saler et poivrer la viande, la saupoudrer d'origan. Mélanger et former quatre steaks.

    Laver, essorer et ciseler la laitue. Couper les tomates en rondelles fines.

    Faire griller le lard, puis les steaks.

    Toaster les pains ouverts en deux, puis les tartiner de la sauce réservée.

    Déposer un pavé de viande grillée sur la face plate, le fromage, le lard grillé, la tomate et la salade.

    Refermer et déguster sans attendre.

    Hamburger.jpg

    Remarques : encore meilleur l'été parce :

    • on peut griller la viande au barbecue
    • les tomates de pleine saison sont charnues et juteuses
    • les gros cornichons sont volontairement oubliés car peu appréciés par trois membres de la famille...
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  • Concours Puget : gagnez un kit Apéro fada

    Imprimer Catégories : Blowing in the wind

    Attention, il ne vous reste que cinq jours pour participer au concours de Ma Cuisine rouge et gagner le kit Apéro fada : le 4 août, ce sera terminé...

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  • Cigarettes provençales et mousse de tomates confites pour un Apéro Fada

    Imprimer Catégories : Apéritif

    Allez savoir pourquoi, lorsque l'on m'a demandé de réalisé un Apéro Fada pour Puget, mon cerveau s'est mis en mode voyageur. Il faut dire que la mallette le suggérait :

    De la tapenade, du confit de tomates séchées, des olives, tout parlait de soleil, de senteurs provençales. Des envies de croustille, aussi, de petites choses que l'on grignoterait comme ça, sans y penser autour d'un verre avec des amis... C'est ainsi que j'en suis arrivée aux cigarettes russes. Les cigarettes russes, vous connaissez ? Eh bien, imaginez qu'on les délocalise, le temps d'un apéritif... Qu'on les sorte des recettes sucrées et qu'on les associe à une mousse salée, de tomates confites par exemple. C'est ainsi que j'ai abouti à cette recette qui peut se dissocier, d'ailleurs. Voici donc les :

    CIGARETTES DE TAPENADE ET MOUSSE DE TOMATES CONFITES

    Pour une quarantaine de cigarettes, il faut :

    Pour la mousse, il faut :

    Préparer les cigarettes provençales :

    Couper chaque feuille de brick en quatre.

    Tartiner très légèrement (une couche transparente) la base large du quart de cercle de tapenade et rouler très serrée la cigarette. Au dernier tiers, passer un pinceau beurré sur le triangle restant (encore non roulé) et finir la cigarette en roulant toujours très serrée et en la déposant pointe dessous, afin qu'elle ne se défasse pas.

    Préchauffer le four à 180° (th. 6).

    Badigeonner de beurre les cigarettes alignées et enfourner. Cuire les cigarettes cinq minutes environ.

    Préparer la mousse :

    Faire chauffer dans une casserole la crème fraîche et le confit de tomate.

    Faire tremper dans l'eau froide les feuilles de gélatine.

    Lorsque le mélange bout, arrêter le feu et essorer les feuilles de gélatine avant de les faire fondre dans le mélange en remuant bien.

    Filtrer au chinois la préparation et la verser dans un siphon.

    Ajouter une cartouche de gaz et mélanger.

    Laisser reposer au réfrigérateur pendant trois heures minimum.

    Le dressage :

    Verser la mousse dans un joli plat et disposer autour les cigarettes.

    Asseyez-vous avec vos invités, riez, dégustez !

    Remarques :

    • Si vous n'avez pas de siphon, montez votre crème en chantilly et incorporer délicatement le confit.
    • Vous pouvez préparer les cigarettes à l'avance et les cuire au dernier moment : elles seront tièdes et croustillantes.

    ET MAINTENANT, LE CONCOURS !

    Parce que vous aussi, vous pouvez recevoir la même mallette en osier pleine de bonnes choses, idéale pour délocaliser votre apéro ou tout simplement partir en pique-nique ! Mais pour ce faire, il va falloir travailler un peu...

    CONCOURS DE L’ETE : LIRE, GOÛTER, DEGUSTER

    Les vacances, c’est le moment du farniente : on se pose, on bouquine et on se retrouve pour l’apéro !

    Afin de pouvoir pratiquer tout cela dans de bonnes conditions, je vous propose un petit jeu, qui va vous permettre d’aller piocher du côté de ma rubrique Littérature gourmande de quoi satisfaire vos envies de lecture. Et puis, histoire que votre cerveau ne reste pas inactif trop longtemps, je vais vous soumettre dix questions tirées de ces lectures. Enfin, comme toute peine mérite salaire, celui qui répondra sans faute et le plus précisément possible aux questions se verra offrir un kit Apéro fada Puget.

    Je vous rappelle que vous pouvez vous aider de l’index des livres et de leurs extraits : http://www.macuisinerouge.com/archive/2006/06/17/index-des-extraits-de-litterature-gourmande.html. Bonne chance !

    Indice : ce sont globalement des recettes estivales…

    Question 1 : Quel auteur propose cette recette de volaille : Quatre petits poulets, fendus par moitié, frappés du plat de la hachette, salés, poivrés, bénits d'huile pure, administrée avec un goupillon de pebreda dont les folioles et le goût restent sur la chair grillée ?

    Question 2 : Quel est l’étal préféré de Marina De Blasi ?

    Question 3 : Qui prépare des soufflés [qui] seraient allés se coller au plafond tant ils étaient légers, volatils, immatériels ?

    Question 4 : Qui s’est vu servir lors d’un voyage en Italie des croûtes aux truffes noires de Norcia ?

    Question 5 : Qui aime l’ail en souvenir de la première fille qu’il a embrassé qui sentait cette odeur ?

    Question 6 : Avec quel fruit l’auteur de ce livre a l’impression d’avoir sept ans de nouveau, plus rien n'a d'importance que la force avec laquelle[elle]presse les graines entre [ses] doigts pour les lancer devant [elle],et les dessins que [elle]trace à la cuiller dans la chair juteuse ?

    Question 7 : Dans quel roman peut-on trouver à la carte le plat suivant : Huîtres en coquille et saucisses maison au cognac, pistaches + truffes noires - servies avec une crème de raifort au Bushmills ?

    Question 8 : Chez qui peut-on manger des moules grosses comme le pouce, farcies avec un mélange à base d'œufs, de mie de pain et de fromage. Des anchois marinés dont la chair était ferme et fondait sous la langue. Des pointes de poulpes. Une salade de tomates et de chicorée. Quelques fines tranches d'aubergines grillées. Des anchois frits ?

    Question 9 : Chez quelle famille et dans quelle ville peut-on petit-déjeuner ainsi : Il y avait des olives noires, des poivrons rouges farcis aux olives vertes, du fromage frais, du fromage tressé, du fromage de chèvre, des œufs durs, des gâteaux au miel, de la sauce buffalo, de la confiture d'abricot et de la confiture de fraise faite maison et de tomates à la menthe et à l'huile d'olive, présentés dans de jolies coupes en porcelaine ?

    Question 10 : Dans quel roman trouve-t-on legâteau idéal pour une journée froide : parfumé au gingembre, sucré mais fort ?

    Réponses à renvoyer avec vos nom, prénom et adresse (si vous voulez recevoir votre cadeau) à l’adresse suivante : lire.gouter.deguster@gmail.com

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  • Le mille-feuille de petits-beurre aux spéculoos (M. FERDJOUKH)

    Imprimer Catégories : Littérature gourmande

    Il y a des livres, comme ça, qui ne sont que du bonheur :

    Quatre soeurs.jpg

    "Comme Les Trois Mousquetaires étaient quatre, les Quatre Sœurs Verdelaine sont cinq. Il y a les plus jeunes, celles qui, chacune, donnent son titre à une partie de ce livre : Enid, 9 ans, se dévoue à la protection des pensionnaires du grand sycomore du jardin, Blitz l'écureuil et Swift la chauve-souris, et dialogue à l'occasion avec son ami Gnome de la Chasse d'eau. Hortense, 11 ans, passe le plus clair de son temps à lire, à tenir son journal et à se demander ce qu'elle va faire comme métier. Architecte ? Chirurgienne ? Bettina, 14 ans, fait sa bêcheuse dans la salle de bains, se shoote aux 218 épisodes du feuilleton Cooper Lane, copine avec Denise et Béhotéguy, et enquiquine le reste du monde. Geneviève, 16 ans, prend des cours de boxe thaïe essoufflants tandis que les autres la croient occupée à baby-sitter. Mais il y a aussi Charlie, l'aînée, 23 ans, qui s'occupe de tout : bricoler, cuisiner ; travailler dans un labo, aimer Basile, tirer le diable par la queue et tenter d'élever ses cadettes depuis la mort des parents. Tout ce petit monde habite la Vill'Hervé, une grande maison au bout du bout de la lande, au bord du bord de la falaise, pleine de recoins, de mystère, d'hôtes de passage et de pannes de Madame Chaudière. Il essaie de vivre (ça marche), il essaie d'aimer (bof, bof...), il essaie d'affronter les épreuves (tout est toujours à recommencer) et il essaie d'en rire (à tous les coups l'on gagne)."

    Comment définir le plaisir intense que procure la lecture ce roman des quatre saisons (automne avec Enid, hiver avec Hortense, printemps avec Bettina et été avec Geneviève) ? c'est bien simple, à peine terminé, on n'a qu'une seule envie : le relire, pour savourer encore et encore cette vie plus vraie que la vraie vie, cet univers inclassable, où le quotidien le plus prosaïque cohabite avec la fantaisie la plus débridée, où les gnomes de chasse d'eau s'appellent Cary Grant, où les parents décédés ont la manie d'apparaître dans les tenues les plus incongrues (une robe de soirée pour pécher des coquillages, par exemple...) et où toutes les anecdotes ont  le parfum de la justesse parfaite.

    Joyeux fouillis empli de personnages aux noms improbables, ambiance qui emprunte autant au club des Cinq qu'aux films de Jacques DEMY, la lecture de cette tétrade devenue unique roman est à conseiller à tous (et surtout toutes), de dix à cent dix ans ! Ainsi cette recette de mille-feuilles de petits-beurre, que Bettina réalise pour "se changer les idées" :

    - Tu penses faire quoi avec ça ? demanda sa mère.

    Bettina tourna la tête.

    - Ca faisait longtemps ! murmura-t-elle. Tu apparais toujours quand on ne t'attend plus.

    Lucie Verdelaine portait ceciré jaune qui la faisait ressembler à un cap-hornier de livre d'images, et de grosses bottes en caoutchouc vert. Elle prit Ingrid et s'envola au plafond, s'assit sur un coin du vaisselier. Elle passa le doigt sur la moulure, le montra à sa fille :

    - Pas terrible, le ménage. Cette poussière.

    - On fait ce qu'on peut. Tu n'avais qu'à pas mourir. Papa n'est pas avec toi ?

    - Il anime une conférence sur l'émission de gaz polluants en enfer. Il veut élaborer une charte de bonne conduite envers les damnés.

    - Papa pense toujours aux autres, dit Bettina avec tendresse.

    Sa mère se pencha, tira sur son ciré pour un plus joli tombé, et caressa Ingrid en balançant ses pieds dans le vide.

    - Je me trompe ou tu fais mon fameux gâteau sans cuisson ?

    - Ton mille-feuille de petits-beurre aux spéculoos, yes sir. Ne me dis rien, j'essaie de me souvenir.

    Bettina émietta un paquet de spéculoos qu'elle mélangea avec du beurre et du fromage frais. Elle quéta l'approbation de sa mère qui l'observait; jambes pendantes, depuis le haut du vaisselier. [...]

    - Euh... ensuite ? demanda Bettina.

    Elle nota que sa mère ne portait plus le ciré mais son grand tablier en vichy bleu. C'était un don depuis sa mort. Elle pouvait changer de vêtement en une seconde. [...]

    -Une dose de Nescafé dilué pour parfumer. Il est rangé où, le moule à cake ? Si on peut appeler ça rangé...

    Bettina le trouva et disposa au fond une couche de petits-beurre, versa dessus le mélange aux spéculoos.

    - Pour finir, dit sa mère, une couche de petits-beurre. Tasse doucement. Il ne faut pas casser.

    [...] Bettina plaça le moule dans le réfrigérateur.

    - Merci, dit-elle. C'est la seule recette que je suis capable de cuisiner. Tu te souviens ? Mon premier gâteau de...

    Son regard chercha dans la pièce. Elle était à nouveau seule avec la chatte. Sa mère avait disparu. Bettina soupira.

    Malika FERDJOUKH, Quatre soeurs, 2010.

    Un autre extrait ici.

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