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Ma Cuisine rouge - Page 13

  • Le Triple C ou Cake crevettes-curcuma

    Imprimer Catégories : Entrées

    Eh oui, le curcuma, ce n'est pas seulement le "fortifiant pour les peines de coeur, onction pour les morts, espoir de renaissance", c'est aussi l'auxiliaire idéal pour vous rendre un cake (presque) classique complètement exotique, avec sa couleur jaune presque vert. La recette est inspirée des fameux cake de Sophie qu'on ne présente plus, mais j'ai enlevé ou remplacé un certain nombre de choses pour éviter l'éparpillement de papilles. Voici donc le triple C ou :

    CAKE CREVETTES-CURCUMA

    Pour 4, il faut :

    • 3 oeufs
    • 150 de farine
    • un sachet de levure
    • 8 cl d'huile
    • 13 cl de lait entier
    • 50 g de fromage râpé
    • 200 g de crevettes cuites décortiquées
    • 2 petits oignons frais
    • une cuillère à soupe d'herbes fraîches (persil, ciboulette, etc...)
    • une cuillère à soupe de curcuma

    Faire préchauffer le four à 200°.

    Mélanger les oeufs avec la farine, la levure et le curcuma.

    Incorporer peu à peu l'huile et le lait tièdi, puis le fromage et les oignons coupés très fins.

    Finir en intégrant les crevettes et les herbes et bien mélanger pour unifier le tout.

    Verser dans un moule non graissé mais anti adhésif et cuire pendant une cinquantaine de minutes à 180°.

    Cake crevette curcuma.jpg

    Remarques :

    • La recette a été "piochée" dans le magazine AVANTAGES du moi de Juin, parmi une huitaine d'autres.
    • A tenter avec des crevettes marinées...
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  • Espuma de pomme

    Imprimer Catégories : Desserts

    Vous rendez-vous compte ? En presque cinq ans de blog et plus de six cents messages (637 exactement), jamais je n'avais écrit ce mot : espuma.

    Jamais non plus je n'avais encore essayé mon siphon, au fond de mon placard depuis presque deux ans... Bon, en même temps, la seule fois que j'avais tenté de le faire, j'avais découvert qu'il me fallait acheter... des cartouches ! Donc je l'avais re-rangé pour six mois.

    Mais arrive un moment où les pommes, ça suffit ! Et dans mon panier de fruits, depuis octobre 2009, il n'y a que CA ! La compote, plus personne n'en veut, je ne parle pas des pommes au four et justement aujourd'hui, plus de pâte feuilletée pour une tarte croustillante dont nous avons le secret. Que faire... sinon sortir le siphon de son emballage pour tester les cartouches que j'ai enfin commandées la semaine dernière ?

    Le résultat ? A la hauteur de l'attente. Ça a commencé par une pré-ado qui a tordu le nez en disant : "Bon, alors, j'en goûte, mais un minuscule..." et qui a fini par en prendre un autre, "mais le plus rempli, hein ?". Ça avait toujours le goût de la pomme, mais c'était tout doux, un vrai dessert cocon, une impression de rdécouvrir les pommes ! un miracle, quoi ! Voici donc l' :

    ESPUMA DE POMME

    Pour 4, il faut :

    • 5 pommes
    • 100 g de sucre blond
    • un sachet de sucre vanillé
    • 3 cuillères à soupe de citron
    • 25 cl de crème liquide
    • une cuillère de sucre glace
    • quekqes noisettes

    Peler les pommes, les couper en morceaux et les faire cuire une vingtaine de minutes avec le citron et le sucre.

    Laisser refroidir et mixer très finement au mixer plongeant.

    Mélanger la crème et le sucre glace et les incorporer à la compote. Mixer à nouveau.

    Lorsque la préparation est bien froide, verser dans un siphon et servir.

    Espuma pomme.jpg

    Remarques :

    • Et ceux qui n'ont pas de siphon, me direz-vous ? Eh bien, ils peuvent tester la version "j'incorpore la compote à la crème sucrée battue en chantilly" ; c'est aussi doux mais moins léger en bouche.
    • Les plus fous peuvent se lâcher : rhum, calvados, whisky, que sais-je encore !
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  • Travailler moins pour lire plus (A. SERRES - PEF)

    Imprimer Catégories : Ma Bibliothèque... verte !

    Il y a des slogans qui d'emblée vous interpellent :

    Travailler moins.jpg
    "Sur l'île Turbin, on fabrique des livres, beaucoup de livres mais, on n'a pas le temps d'en lire un seul ! Il faut toujours travailler plus ; c'est le bon roi Dontontairalenom qui l'exige. Mais un jour, pourtant, un grand rêve ose traverser l'île : travailler moins pour lire plus..."

    La collection "Kouak" des éditions Rue du monde a le sens du titre : n'est-elle pas aussi celle de Comment apprendre à ses parents à aimer les livres pour enfants ?

    Ici, c'est un vrai bonheur que de découvrir cette île Turbin et ses cinq montagnes : le Mont Machin, le Mont Miam miam, le Mont Pin-Pon, le Mont-Royal (où réside le roi Dontontairalenom et enfin le Mont Boukiné et sa "source des lettres". En revanche, le bonheur de lire, personne ne le connaît sur cette île puisque "chacun se plaint de n'avoir jamais eu le temps d'essayer". Heureusement, un jeune homme va faire changer tout ça...

    C'est drôle, juste, pile dans l'air du temps et large d'esprit puisque l'histoire a deux fins !

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  • Pain feuilleté aux épinards - nouvelle version

    Imprimer Catégories : Légumes

    Les plus fidèles s'en souviennent, les autres vont le découvrir, je vous avais proposé il y a quelques temps de ceci un pain feuilleté aux épinards. Et j'avais annoncé que je n'en resterai pas là. Donc acte. Voici la nouvelle version du :

    PAIN FEUILLETE AUX EPINARDS

    Pour 4, il faut :

    • un rouleau de pâte feuilletée
    • environ 400 g d'épinard cuit
    • 2 tranches de jambon cru
    • 100 g de mozzarelle
    • un oeuf
    • huile d'olive
    • sel et poivre

    Couper le jambon en petits dés.

    Préchauffer le four à 170°.

    Étaler la pâte feuilletée et déposer la mozzarelle coupée en lamelles, les épinards et le jambon cru.

    Rouler délicatement la pâte de façon à former un rouleau pas trop serré.

    Badigeonner la surface d'oeuf battu et enfourner pour une petite demi-heure - ou moins. Servir sans attendre.

    Pain épinard 002.jpg

    Remarques :

    • Je crois que c'est encore meilleur à la mozzarelle : ça file !
    • Avec une salade, c'est parfait pour le soir.
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  • Après ma cuisine, ma bibliothèque, voici mon jardin...

    Imprimer Catégories : Blowing in the wind

    C'était fin mars, le moment des semis. J'ai bien désherbé l'endroit, fait de jolis carrés nets, et j'ai commencé à planter quelques graines...

    Certains font du légume, d'autres des aromatiques, moi, ce sera de la littérature jeunesse exclusivement, plus spécifiquement pour les dix-quinze ans. Affaire de métier, direz-vous.

    Plus sage dans la forme que celui-ci, cet autre blog (parce que vous aurez compris qu'il s'agit d'un autre blog...) se veut avant tout un outil de travail : mon carnet de lectures adolescentes. Destiné aux amateurs, quel que soit leur âge, aux enseignants aussi - car nous connaissons tous le drame de la recherche de lectures de vacances par exemple... - il comportera des résumés de livres, quelques extraits (car je reste une "gourmande dégustatrice" et je crois que l'on donne envie en faisant goûter) et éventuellement quelques pistes versdes documents pédagogiques.

    Bienvenue donc dans mon "autre" blog :

    Il doit son nom à un poème de Georges JEAN que vous pouvez lire dans son intégralité ici et j'espère qu'il vous plaira autant qu'il m'a plu de le concevoir et de le rédiger...

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  • Tarte au citron

    Imprimer Catégories : Desserts

    Parmi mes desserts préférés, la tarte au citron figure en bonne place. Le problème, c'est que je suis un peu la seule de la maison. Et même si j'adore ça, huit parts, ça fait un peu beaucoup... J'ai donc sauté sur l'occasion d'avoir du monde à la maison pour la partager. Une fois de plus (c'est ma nouvelle Bible !), je me suis inspirée du livre d'Anne-Sophie PIC, Recettes de cuisine pour tous les jours, et je ne l'ai pas regretté : la pâte était fondante en bouche et le crémeux au citron... parfaitement crémeux, pas trop acide ni trop doux pour autant. Voici donc la :

    TARTE AU CITRON

    Pour 8, il faut :

    • 180g de farine
    • 65 g de sucre glace
    • 5 g de sucre vanillé
    • 125 g de jus de citron
    • 225 g de sucre
    • 150 g de beurre
    • 2 oeufs
    • 5 cl d'eau

    Préparer le fond de tarte en mélangeant la farine, 75 g de beurre, le sucre glace et le sucre vanillé. Quand le mélange est devenu sableux, ajouter les jaunes et former une boule. Ajouter éventuellement un peu d'eau pour faciliter l'amalgame.

    Laisser reposer au réfrigérateur pendant deux heures au moins.

    Préchauffer ensuite le four à 150° et étaler la pâte sur trois millimètres d'épaisseur. Chemiser le moule et déposer sur sa surface de quoi l'empêcher de monter : les haricots secs sont le grands classiques, je possède quant à moi un genre de collier de perle trouvé chez Mathon qui est hyper pratique (voir plus bas). Cuire pendant quinze minutes et laisser refroidir.

    Préparer ensuite le crémeux au citron : faire chauffer dans une casserole le jus de citron avec les trois jaunes d'oeuf, deux oeufs entiers et 75 g de sucre en remuant. faire bouillir quelques instants et laisser refroidir à 30°. Incorporer ensuite 75 g de beurre en petits morceaux à l'aide d'un mixeur. Placer le crémeux au réfrigérateur.

    Terminer par la meringue : faire cuire dans une casserole 5cl d'eau et 150 g de sucre semoule jusqu'à obtenir un sirop blanc. Fouetter les blancs en neige restants et verser dessus le sirop sans cesser de fouetter. Laisser refroidir cinq minutes tout en fouettant.

    Sur le fond de tarte cuit, étaler le crémeux au citron, puis déposer la meringue, avec une poche à douille si vous voulez une plus jolie présentation.

    Passer ensuite la tarte quelques instants au four en position "grill" histoire de colorer légèrement la surface, mais pas plus !

    Servir la tarte à température ambiante.

    Tarte au citron.jpg

    57314_Chaine_fond_de_tarte.jpgRemarques :

    • J'ai rajouté un peu d'eau pour permettre à la pâte de s'aglomérer ; la recette originale ne le précisait pas. Il est possible que vous n'en ayez pas besoin.
    • Ma chaîne de fond de tarte se trouve ici.

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  • Nectar des dieux (R. RIORDAN)

    Imprimer Catégories : Littérature gourmande

    Nous traversons en ce moment à la maison une période "Mythologie". Devons-nous attribuer cela à nos vacances en Grèce de l'été dernier ? Peut-être. Car à notre retour ma fille s'est plongée dans tous les contes et récits mythologiques possibles (et achetables...). C'est donc tout naturellement que je lui ai proposé de mon dernier achat :

    Le voleur de foudre.jpg

    "Je n'ai jamais voulu être un demi-dieu. Une vie de demi-dieu, c'est dangereux, c'est angoissant. Le plus souvent, ça se termine par une mort abominable et douloureuse. Il se peut que vous soyez des nôtres. Or, dès l'instant où vous le saurez, il ne leur faudra pas longtemps pour le percevoir, eux aussi, et se lancer à vos trousses. Je vous aurai prévenus."

    Entendons-nous bien : je n'ai pas vu le film et c'est donc du livre, et uniquement du livre, dont je vais traiter et là j'avoue... que j'ai pris un certain plaisir à dévorer les aventures de cet ado qui se découvre "sang-mêlé", c'est-à-dire demi-dieu, fils d'une mortelle et d'un dieu de l'Olympe.

    Le propos pourrait paraître complètement anachronique et pourtant, Rick RIORDAN réussit son coup : rendre accessible à des lecteurs d'aujourd'hui des histoires vieilles de plusieurs siècles, voire millénaires.

    Très astucieusement, il a adopté une trame qui a fait ses preuves, celle de J.K. ROWLING et ses Harry Potter : le héros est un jeune garçon de onze ans mal dans sa peau (il est dyslexique car programmé pour lire le grec ancien) et mal intégré dans la société, mais qui heureusement, suite à la découverte de sa semi-divinité, va entrer dans un club, ici c'est une colonie de vacances, où il va pouvoir côtoyer ses semblables, pratiquer la magie et découvrir les vraies vertus de l'amitié. Evidemment la menace pèse : ici, ce n'est pas Voldemort qui revient mais Chronos, le père de tous les dieux (vous savez, celui qui avait la fâcheuse manie de dévorer ses enfants histoire qu'ils ne le détrônent pas) que Zeus avait envoyé aux Enfers avant de se partager le monde avec deux frères, Hadès et Poséidon (Ciel, Terre, Mer pour ceux qui auraient oublié...).

    Vous l'aurez compris, on passe un bon moment avec ce Persée (de son vrai nom) Jackson et d'ailleurs, je suis en train de lire le troisième volume... en attendant que ma fille me lâche le quatrième ! L'extrait qui suit se situe au moment où Percy va découvrir la colonie des Sangs-mêlés, en se réveillant suite à une agression du Minotaure...

    NECTAR DES DIEUX

    Il m'a aidé à tenir le verre et à mettre la paille entre mes lèvres.

    Le goût m'a fait sursauter car je m'attendais à du jus de pomme. Ce n'était pas ça du tout. C'étaient des biscuits aux pépites de chocolat. Des biscuits liquides. Et pas n'importe lesquels : les biscuits bleus au chocolat que faisait maman, riches en beurre et tout chaud sortis du four, avec les pépites de chocolat encore fondantes. En buvant, je sentais mon corps entier se détendre et se réchauffer, se recharger en énergie. Mon chagrin n'a pas disparu, mais j'ai eu l'impression que maman venait de me caresser la joue, de me donner un biscuit comme elle le faisait quand j'étais petit, en me disant que tout irait bien.

    Sans m'en rendre compte, j'ai vidé le verre. J'ai regardé longuement à l'intérieur, convaincu que je venais d'avaler une boisson chaude, alors que les glaçons n'avaient même pas fondus.

    - C'était bon ? m'a demandé Groover.

    J'ai fait oui de la tête.

    Rick RIORDAN, Percy Jackson, le voleur de foudre, 2005.

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  • Poulet aux écrevisses et aux langoustines

    Imprimer Catégories : Viandes

    Un repas tourné vers la mer, voilà ce que je vous avais annoncé alors que je vous présentais le pain de poisson à la crème de crevettes grises. C'est ce que j'ai tâché de faire avec le plat suivant : un poulet aux écrevisses... qui s'est révélé être plus complexe que cela. D'abord parce que, comme tout bon repas de famille qui se respecte, nous n'étions pas quatre convives mais... quinze (dont quatre enfants) ! Qu'ensuite les écrevisses fraîches, je n'en avais pas sous la main... Et qu'enfin, j'ai fini chez Picard où j'ai mis la main sur des écrevisses décortiquées (ce qui ne résolvait pas mon problème de fumet) et des queues de langoustines crues (donc non décortiquées).

    C'est ainsi que j'ai bricolé une recette de poulet aux écrevisses et langoustines qui a été plébiscité par la foule enthousiaste et emportée en doggy bag (car bien sûr, il en restait !). Voici donc le :

    POULET AUX ECREVISSES ET AUX LANGOUSTINES

    Pour 12, il faut :

    • 2 gros poulets (de 1,5 à 2 kg) découpés ou des 9 cuisses et avant-cuisses ainsi que quelques blancs si vous préférez que tout le monde ait 'un beau morceau" et pas un pauvre bout de carcasse...
    • 200 g d'écrevisses cuites et décortiquées
    • 300 g de queues de langoustines crues
    • 200 g de carotte
    • 200 g d'oignon
    • 100 g d'échalote
    • une boîte de 450 g de tomate en cube
    • 10 cl d'huile
    • 200 g de beurre
    • 10 cl de crème fraîche
    • 20 cl de cognac
    • 75 cl de vin blanc sec
    • 2 cuillère à soupe de concentré de tomate
    • 75 cl de bouillon de volaille (ou 2 sachets de bouillon Ariaké)
    • 8 gousses d'ail
    • 2 bouquets garnis
    • 1 branche d'estragon (ou de l'estragon congelé)
    • 200 g de farine
    • du persil
    • du sel et du poivre

    Faire revenir vivement dans l'huile les écreveisses et les langoustines, puis ajouter les carottes coupées en brunoise (tous petits dés de 5mm), les oignons et les échalote émincés très finement.

    Flamber avec 10 cl de cognac puis ajouter 60 cl de vin blanc, l'estragon, les tomates en cube, le concentré de tomate, un bouquet garni et 4 gousses d'ail. Saler et poivrer.

    Cuire dix minutes à feu vif. Au terme de la cuisson, essayer (parce qu'il y a plein de choses dans cette sauce...) de retirer les écrevisses et les langoustines et réserver le jus de cuisson.

    Laver le poulet et l'essuyer.

    Préparer le bouillon de volaille. Préparer le beurre manié en faisant ramollir 100 g de beurre et en le mélangeant avec 100 g de farine.

    Fariner les morceaux de poulet et les faire revenir avec 100 g de beurre dans une cocotte. Laisser cuire doucement à couvert.

    Lorsque le poulet est cuit, retirer les morceaux et déposer sur une tôle recouverte de papier d'aluminium. Vous les ferez ainsi griller légèrement tout en les tenant au chaud au four pendant que vous préparez la sauce.

    Enlever la graisse de cuisson du poulet et  ajouter 10 cl de cognac et 15 cl de vin blanc. Laisser réduire puis verser la sauce de cuisson des écrevisses et langoustines, avant d'ajouter le bouillon de volaille. Laisser bouillir.

    Ajouter progressivement le beurre manié pour lier la sauce tout en maintenant le feu à teméparture moyenne (la sauce prend assez vite). Lorsqu'elle est bien liée, ajouter la crème fraîche puis laisser mijoter de nouveau à feu très doux jusqu'à ce que le boût reprenne. Arrêter aussitôt et servir les morceaux de poulet avec un riz blanc, en nappant le tout de sauce et d'écrevisses et de langoustines justes réchauffées.

    Saupoudrez de persil.

    Poulet écrevisses langoustines.jpg

    Remarques :

    • J'ai volontairement choisi de donner la recette pour douze personnes : pourquoi devoir toujours convertir de pauvres recettes pour quatre ?
    • Je conseille de déguster la sauce le lendemain (sur des pâtes fraîches par exemple) : les arômes se sont développées et elle est à tomber !
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  • Pain de poisson, crème de crevettes grises (d'après Anne-Sophie PIC)

    Imprimer Catégories : Poissons

    Le repas d'anniversaire de mon fils a été marqué par les poissons. Je voulais un déjeuner à la fois festif et léger, aux avant-goûts de printemps. Outre des "tapas" ramenées de Barcelone et Collioure exclusivement maritimes, ce fut donc une terrine de poisson et un poulet aux écrevisses et aux langoustines. Le résultat ? comme je le voulais, le soleil en prime !

    Cette terrine poissonnière que je m'en vais vous présenter prend sa source dans le livre d'Anne-Sophie PIC, Recettes pour tous les jours, dont j'ai déjà parlé ici. C'est la recette qui ouvre le livre et autant dire qu'elle donne le ton : élégante, subtile, légère et... délicieuse ! Les crevettes grises lui apportent une douce saveur iodée absolument incomparable. Voici donc le:

    PAIN DE POISSON CREME DE CREVETTE GRISE

    Pour 12, il faut :

    • 500 g de poisson blanc (j'ai trouvé deux très beaux filets de cabillaud) sans peau ni arrête
    • 6 blanc d'oeuf
    • 85 cl de crème liquide
    • 400 g de crevettes grises
    • beurre
    • une échalote
    • 10 cl de lait
    • 10 cl de bouillon de légume (Ariaké, c'est l'idéal...)
    • huile d'olive
    • de l'algue Wakamé
    • sel, poivre

    Préparer la terrine : vérifier que le poisson soit sans arrête et le couper en gros morceaux. Le déposer dans le bol du robot, ajouter les blancs d'oeuf, une pincée de sel et 35 cl de crème. Laisser reposer dix minutes au congélateur afin que les éléments soient bien froid.

    Pendant ce temps, décortiquer 80 g de crevettes grises (attention, c'est de la micro-chirurgie...).

    Mixer les ingrédients du bol jusqu'à ce que le pâte soit bien lisse.

    Tapisser un moule à cake de film fraîcheur et y verser la moitié de la prépartion. Déposer les crevettes grises en surface puis recouvrir du reste de crème.

    Fermer hermétiquement la terrine et la déposer dans une casserole d'eau chaude pour une cuisson de cinquante minutes au bain-marie. Fermer la casserole, dont l'eau doit frémir sans jamais bouillir.

    Préparer la crème : faire dorer 200 g de crevettes (plus les déchets des autres) dans un peu d'huile d'olive et une noix de beurre. Ajouter l'échalote finement coupée et laisser cuire deux minutes. Verser le bouillon de légume, le lait et laisser bouillir à feu moyen pendant cinq minutes.

    Ajouter la crème et deux pincées de poivre avant de porter à ébullition. Retirer aussitôt du feu, couvrir et laisser infuser pendant vingt minutes.

    Filtrez, goûtez et saler si besoin.

    Au moment de servir, démouler la terrine et découper de belles tranches.

    Faire chauffer la crème de crevettes avec le reste des crevettes grises et une algue coupée en lanière. Napper cette sauce sur la tranche et servir sans attendre.

    Pain de poisson crème de crevettes grises.jpg

    Remarques :

    • J'ai récemment découvert les "fameux" bouillons ARIAKE conçus par Joël ROBUCHON : cher, mais un délice ! C'est comme à la maison, mais... en mieux !
    • J'ai conservé les "restes" de crevettes grises pour renforcer l'arôme de la sauce - suggestion perso !
    • Je l'ai servie froide (carréalisée la veille) mais avec la sauce chaude ; on peut la servir tiède.
    • Les proportions initiales étaient pour quatre, mais je les ai multipliées par deux et ai obtenu douze tranches et autant de sauce...
    • Fred l'avait proposée aux crevettes "classiques" ici.

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  • Black pudding (F. COLIN)

    Imprimer Catégories : Littérature gourmande

    Je suis en train de devenir une véritable « accro » des romans de Fabrice COLIN ! J'avais déjà dévoré La Malédiction d'Old Haven et Le Maître des dragons (mais pas de repas, donc rien à mettre sous la dent de ce blog - mais patience...), j'ai complètement fondu pour ce premier volume de la série des « Etranges Sœurs Wilcox » :

    Les étranges soeurs Wilcox.jpg

    « Londres 1888. Qui sont ces deux orphelines qui s'aventurent la nuit dans les rues mal famées ? Ignorent-elles qu'on peut y rencontrer Jack l'Eventreur ? Que des créatures plus terrifiantes encore, goules et vampires s'y livrent une lutte sans merci ? Mais Amber et Luna Wilcox ne sont pas des jeunes filles comme les autres. Sous leur frêle apparence se cache un terrible secret. C'est pour cela qu'elles ont été choisies. Par qui ? Impossible d'en dire plus. Sinon que la survie de l'empire britannique repose désormais sur les très étranges soeurs Wilcox... »

    C'est un véritable bonheur de lire ce roman où Fabrice COLIN semble prendre un malin plaisir à replonger dans tout ce que furent ses lectures d'enfance et de jeunesse : Conan Doyle, Bram Stoker, toute la littérature gothico-policière de la fin du XIXème semble s'être donnée rendez-vous dans les pages de ce roman tout à la fois terrible, dramatique et palpitant. Et l'on se surprend à attendre la suite... Très vite.

    De surcroît, l'ensemble n'est pas dénué d'humour, ainsi que le prouve l'extrait qui suit :

    BLACK PUDDING

    Le docteur Watson avait vu les choses en grand : nappe de dentelle et vaisselle en argent. Quatre couverts avaient été dressés. Lui et Sherlock prenaient place aux extrémités de la table ; Amber et Luna se faisaient face au milieu ;

    C'était la première fois qu'elles dînaient dans la salle à manger. Les soirs précédents, la nourriture avait été montée dans leur chambre.

    L'œil soupçonneux, Holmes repoussait du bout de sa fourchette le morceau de black pudding qui venait d'atterrir dans son assiette. Penché au-dessus de la soupière, son acolyte s'apprêtait à servir les jeunes filles.

    - Luna, ton bol.

    La cadette s'exécuta. Une première louche de liquide fut versée.

    - C'est du sang de mouton en provenance directe d'Islington. En veux-tu une deuxième ?

    S'il vous plaît.

    Arriva le tour d'Amber. Renfrognée, l'aînée se contenta d'un demi-bol. Watson voulut lancer une objection mais s'abstint finalement, et se rassit.

    Bon appétit à tout le monde.

    Sherlock Holmes secoua sa serviette avant de se la nouer autour du cou.

    Watson ?

    Oui, Holmes ?

    Pourquoi du black pudding ?

    Le bon docteur reposa son couteau.

    Le black pudding est constitué principalement de sang de porc. Nos demoiselles en auront leur part ensuite.

    La question que je vous posais était : « Pourquoi devons-nous manger du sang nous aussi ? »

    J'ai pensé...

    A une sorte de dîner de solidarité ?

    Watson approuva piteusement.

    Voilà une initiative que je qualifierai d'audacieuse, mon cher. Qu'en pensez-vous, mesdemoiselles ?

    Amber avala une cuillerée en grimaçant puis repoussa son assiette.

    Si présenter du sang sous forme de soupe est censé nous faire oublier que c'est du sang, je dirai que c'est raté. Puis-je avoir du pudding ?

    Elle sursauta. Luna lui avait décoché un coup de pied sous la table.

    L'idée est excellente, rétorqua la cadette en adressant son plus beau sourire au docteur. Un dîner en rouge sombre et noir : exquis.

    Merci, fit Watson, quelque peu rasséréné. Pour notre dessert, j'ai préparé un sorbet.

    Sherlock Holmes cligna des yeux, amusé.

    Au sang ?

    Amber pouffa. Le docteur prit un air offusqué.

    Au cassis.

    Fabrice COLIN, Les Étranges Sœurs Wilcox, 2009.

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