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Ma Cuisine rouge - Page 16

  • "Oh, du dessert ! C'est une bûche ? - Non, c'est kloug !" (Le père Noël est une ordure

    Imprimer Catégories : Cinéma gourmand

    Evidemment c'était facile ! Evidemment c'est une valeur sûre ! Mais, pour Noël, on n'a pas toujours pas fait mieux que les doubitchous de Sofia, le gilet-serpillère et autres joyeusetés. Alors, parce qu'on ne s'en lasse pas, voici le gâteau :

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  • Suprêmes de pigeon en croûte de noix

    Imprimer Catégories : Viandes

    Ma générosité n'ayant décidément pas de limite, j'ai décidé de vous faire partager une des somptueuses recettes apprise lors de ma journée chez SCOOK, à l'école d'Anne-Sophie PIC. Je vous rassure tout de suite : la photo que j'ai réussi à capter avant que le plat n'ait été englouti ne rend absolument pas compte de la beauté réelle de la chose. Normalement, la croûte est dorée, l'assiette magnifiquement dressée et... il n'y a pas d'accompagnement, sinon les figues rôties, et donc pas ce tas informe de semoule, qui au demeurant allait très bien avec le reste ! Voici donc les :

    SUPRÊMES DE PIGEON RÔTIS EN CROÛTE DE NOIX

    Pour 4, il faut :

    • 4 pigeons, donc 8 suprêmes - si votre boucher est sympathique, comme le mien, il vous les préparera, sinon... dites-vous que c'est comme découper des blancs de poulet, en plus petits !
    • 100 g de noix fraîches
    • 80 g de beurre doux
    • 75 g de beurre demi-sel
    • 60 g de chapelure
    • 25 cl de vin blanc
    • 300 ml de fond brun (fond de veau Maggi)
    • 8 figues fraîches (ou des figues surgelées)
    • une étoile d'anis
    • une petite mesure de noix de muscade
    • une petite mesure de  cannelle cassia
    • 3 graines de coriandre
    • 10 baies roses
    • sel et poivre
    • 2 g de fleur de sel
    • huile d'arachide

    Faire ramollir le beurre doux et hâcher les noix. Mélanger le beurre pommade, les noix et la chapelure, ajouter la fleur de sel, et étaler entre deux feuilles de papier sulfurisé. Laisser reposer au congélateur, puis tailler des morceaux de la forme des suprêmes lorsque l'ensemble a durci. Remettre au congélateur en attendant.

    Préparer le beurre d'épice : laisser ramollir à température ambiante 50g de beurre demi-sel. Mixer finement l'anis étoilé, les baies roses et la coriandre. Râper la cannelle et la noix de muscade. Incorporer le tout au beurre et réserver.

    Saler et poivrer les suprêmes de pigeon.Verser dans une sauteuse l'huile d'arachide et 25g de beurre demi-sel. Déposer les suprêmes de pigeon et les faire dorer sur toutes les faces. Ils doivent rester rosés.

    Réserver la viande et déglacer le jus avec le vin blanc. laisserréduire avant d'ajouter le fond de veau et laisser mijoter pour obtenir un jus.

    Assaisonner et rôtir les figues dans une sauteuse avec le beurre aux épices. Arroser souvent et poursuivre la cuisson au four à 180° pendant 4-5 minutes.

    Préparer la semoule.

    Déposer la croûte de noix congelées sur les suprêmes et passer sous le grill à 250° pendant deux minutes environ.

    Dresser l'assiette en déposant de la semoule, deux suprêmes de pigeon et les figues. Arroser d'un peu de jus et présenter le reste à part.

    supreme pigeon.jpg

    Remarques :

    • Faire très attention au grill : cela peut noircir très vite !
    • La petite cuisse de pigeon a été confite doucement dans le jus, mais ça, c'est une autre histoire...
    • autre recette "apprise" ce jour-là : le soufflé chaud au Grand-Marnier
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  • "Combien de temps ?" (A. GROUSSET, P. PORTER)

    Imprimer Catégories : Blowing in the wind

    Parfois la littérature dite "de jeunesse" sait dire les choses mieux que toutes les autres...

    Les brigades vertes.jpg

    "Un groupe d'écologistes lassé de la passivité de ses dirigeants et des concessions du pouvoir, s'en prend directement aux pollueurs et à leurs complices politiques: ce sont les Brigades vertes. Mais bientôt le mouvement dérape vers la violence, et ses actions drôles et sympathiques du début se radicalisent: le vert de l'espérance tourne au rouge sang."

    A la reprise des débats, les esprits étaient loin d'être calmés. L'ex-député européen français, Alain Frémond, qui, par le passé, s'était déjà fait remarquer par son franc-parler monta à la tribune, l'air grave.

    - COMBIEN DE TEMPS ? commença-t-il en martelant ses mots.

    Il laissa passer quelques secondes puis reprit :

    - Combien de temps nous reste-t-il ? Devons-nous attendre qu'il soit trop tard ? Faut-il encore perdre du temps et de l'énergie à convaincre ceux qui ne veulent rien entendre ?

    Dans un silence pesant, il s'arrêta encore une fois de parler, balayant la salle du regard.

    - COMBIEN DE TEMPS ? Combien de temps encore laisserons-nous les pollueurs décider à notre place. J'ai entendu le discours d'autosatisfaction de notre collègue français sous-secrétaire d'état à l'environnement, beaucoup de tapage pour de bien piètres résultats. D'ailleurs, les quelques réformettes dont on vous a chichement fait l'aumône ne sont même pas appliquées. L'écologie politique a montré ses limites, non seulement elle ne sortira pas la politique de son ornière, mais elle risque de s'y embourber à son tour ! Non, monsieur le ministre, nous ne voulons plus être la goutte d'huile dans les rouages de la machine capitaliste !... Désormais, nous serons le grain de sable de son engrenage !

    Dans la salle, la tension monta d'un cran.

    - COMBIEN DE TEMPS  encore, une justice à deux vitesses frappera-t-elle plus fort et plus vite le loubard de banlieue que le pollueur patenté ? A ces industriels qui font tristement rimer chômage et chantage, je propose de compléter leur rengaine et que, désormais, pollueur rime avec payeur ! Dans le sud de la France, des militants ont été jetés en prison pour avoir fait barrage de leur corps aux bulldozers, mais, pendant leur incarcération, les bétonneurs ont continué leur chantier... toujours sans permis de construire ! A quand une condamnation pour crime contre l'environnement ?

    Quelques applaudissements fusèrent dans le fond de la salle. Frémont  profita du laps de temps pour boire un demi-verre d'eau.

    - COMBIEN DE TEMPS ? Combien de temps encore laisserons-nous piller la planète par les 15% de la population qui consomment 85% des ressources et produisent les 4/5° de la pollution ! Quel exemple pour le tiers-monde pour qui, désormais, richesse devient synonyme de pollution ! Quelle sera notre crédibilité ? Et combien seront dérisoires nos arguments pour leur faire comprendre que leurs forêts sont un des patrimoines de l'humanité et non un tas de bois que l'on peut brûler ou exploiter n'importe comment. Et d'ailleurs, pour quoi, pour qui les forêts brûlent-elles ? vous pouvez tourner le problème dans n'importe quel sens, à la base de toute pollution, il y a LE PROFIT ! Or, l'écologie est un placement à long terme et les pollueurs n'ont pas de temps à perdre... quand il y a de l'argent à gagner !

    COMBIEN DE TEMPS ? Combien de temps notre planète supportera-t-elle un tel traitement ? Les fleuves sont devenus des égouts, les océans des dépotoirs. D'année en année, le trou dans la couche d'ozone s'agrandit, l'effet de serre commence à se faire sentir. Le plus inquiétant, c'est que, même si toutes les pollutions s'arrêtaient du jour au lendemain, nous ne serions pas sûrs d'avoir gagné la partie !

    COMBIEN DE TEMPS ? Combien de temps encore sans remettre en cause notre mode de vie ? « L'utopie ou la mort ! » prédisait René Dumont dans les années 70, heureuse époque où nous avions le choix.

    COMBIEN DE TEMPS pour prendre conscience que la planète est malade, rongée par le cancer de la pollution et du profit !

    COMBIEN DE TEMPS encore soignerons-nous par l'homéopathie ce qu'il faudrait opérer d'urgence !

    COMBIEN DE TEMPS encore pourrons-nous faire l'économie d'une révolution ? La persuasion et la concertation ont échoué, c'est maintenant le temps de l'action ! Nous ne devons plus attendre, car nous n'avons pas de planète de rechange ! C'est de la légitime défense... et s'il le faut, ce sera de la LEGITIME VIOLENCE !

    Le silence qui avait accompagné le début de l'allocution s'était peu à peu transformé, les cris avaient succédé aux murmures, les applaudissements avaient répliqué aux sifflements. Ce fut dans un tumulte invraisemblable qu'Alain Frémont, un peu essoufflé, mais visiblement satisfait, quitta la tribune.

    Le président de séance essaya en vain de rétablir l'ordre. Il finit par ajourner la session jusqu'à nouvel ordre.

    Alain GROUSSET, P. PORTER, Les Brigades vertes, 1999.

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  • Les pouranpoli de l'amour (E. DAVID)

    Imprimer Catégories : Littérature gourmande

    Rachel n'est pas ce qu'elle paraît : une petite femme effacée gardienne de la synagogue de Danda.

    Le Livre de Rachel.jpg

    "A Danda, près de Bombay, Rachel est la dernière représentante de la communauté juive. Son mari s'est éteint et enfants ont émigré en Israël. La vie de Rachel s'organise alors entre le temple, qui n'abrite plus ni rabbin ni office, et la cuisine. La synagogue, où elle s'est mariée et qu'elle entretient avec ferveur. Les fourneaux, où, pour ses hôtes, elle perpétue les traditions culinaires et fait ressurgir les saveurs du passé - poulet kesari, patates tilkout, curry casher.

    Quand des promoteurs s'intéressent d'un peut trop près à la synagogue, Rachel, utopiste au coeur pur, s'interpose pour protéger l'emblème de sa foi, le lien vivant d'avec ses ancètres. ses plats, au parfum enivrant de cannelle, cumin ou curcuma, qui ouvrent l'appétit et délient les esprits, seront des armes inattendues contre la spéculation immobilière."

    Pas ce qu'elle paraît, disais-je donc, cette petite femme toujours active, que ce soit dans "sa" synagogue ou devant ses fourneaux. Débordante d'amour, et cependant déterminée à faire valoir sa volonté, contre toutes les attentes des uns et des autres, qui avaient misé sur sa docilité... Car elle va soulever des montagnes, Rachel, pour sauver "sa" synagogue, alerter l'opinion, trouver les bons avocats et elle finira  par voir tous ses rêves se réaliser, même les plus chers, même ceux qu'elle pensaient les plus irréalisables.

    C'est un roman savoureux dans tous les sens du terme ; bien sûr on y cuisine, bien sûr on y déguste une cuisine qui puise ses racines dans la tradition juive indienne, mais surtout on y goûte la vie, sous toutes ses formes, depuis le poisson venu s'échouer sur le pas de porte de Rachel un jour de tempête jusqu'aux souvenirs à la fois pudiques et sensuels des années de mariage de Rachel.

    En témoigne ce récit que Rachel livre à sa fille, Zephra : elle avait appris que son fiancé avait l'intention de rompre son engagement, la trouvant trop maigre. Elle décida alors de le séduire avec ses propres armes...

    Rachel faisait griller les pouranpoli tout en racontant à sa fille l'histoire de ses fiançailles. Zephra la regardait avec respect ; elle était fière de cette mère qui, même quand elle n'était qu'une toute jeune fille, s'était déjà montré assez forte pour s'opposer aux traditions. [...]

    "J'avais demandé à ma mère de nous laisser seuls à la cuisine. J'étais assise par terre et je fabriquais des pouranpoli. Lui, il était assis en face de moi, les yeux baissés, sans rien dire. Évidemment, il était gêné, après ce qu'il avait dit et surtout après ce qu'il avait fait.. Tout en travaillant, j'ai levé mon regard vers lui en souriant. Et là, il m'a regardée comme s'il me voyait pour la première fois. Je portais une jupe rose vif, un corsage de brocard et un sari de soie brodé. Assise comme ça, sur le sol, j'avais l'air moins maigre. Brusquement, il m'a demandé : "Tu as dit quelque chose ?"

    "Je lui ai fait non de la tête et je lui ai donné un pouranpoli plein de beurre. J'ai continué mon travail et dès qu'il a eu fini de manger, je lui ai tendu une autre galette en demandant : "C'est bon ?" Il a souri en hochant la tête, la bouche pleine. Ensuite, j'ai poussé un gros soupir et j'ai dit : "Mais tu ne m'aimes plus."

    "Il m'a regardée et, toujours la bouche pleine, il a dit : "Je n'ai jamais dit ça."

    "Ah bon ? ai-je répondu. Tu as peut-être oublié. Il y a quelques jours ta mère est venue ici pour rompre nos fiançailles, simplement parce que tu me trouves trop maigre !"

    "Alors là ! Il étaiut tout confus, il ne savait plus trop quoi dire : "Maigre ? Je n'ai pas dit ça. J'ai juste dit à ma mère que j'aurais préféré que tu sois un peu plus ronde." [...]

    "C'est là que je me suis rendue compte qu'on avait un sérieux problème. J'aio posé mon rouleau à pâtisserie, je me suis essuyé les mains et je lui ai demandé : "Tu aimes vraiment mes pouranpoli ?"

    "Oui", m'a-t-il répondu en souriant.

    "Prends-en un autre", lui ai-je dit.

    "Il en a mangé un autre, tout en me racontant les plans qu'il avait échauffaudés pour notre avenir commun. Il en était à peu près à sa sixième galette quand il s'est rendu compte que moi, je n'avais rien mangé. C'est là qu'il m'a demandé une autre galette et tu sais ce qu'il a fait ? Il en a pris un morceau et il me l'a mis dans la bouche. Ensuite, il s'est penché vers moi, et nos lèvres se sont effleurées, juste une seconde. Eh oui, c'était notre tout premier baiser ! " Rachel rougit et continua : "C'est quand il m'a demandé de remettre ma bague de fiançailles que j'ai compris que je n'avais plus à m'en faire. Et d'ailleurs, c'est là que je me suis rendue compte qu'il portait toujours la sienne !"

    Esther DAVID, Le Livre de Rachel, 2009.

    Plus d'infos sur le site de la maison d'édition Héloïse d'Ormesson

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  • Tiramisu au saumon et crème de wasabi

    Imprimer Catégories : Entrées

    Le mascarpone, pour tout vous dire, ce n'est pas trop mon truc. Je n'ai jamais jamais été une grande fan du tiramisu. Le côté hyper crémeux, limite dégoulinant, non, décidément, ce n'était ma tasse de thé... Du coup, j'ai été plutôt perplexe lorsqu'on m'a proposé de participer au concours de recette qu'organisait Galbani sur son site i-love-tiramisu.fr.

    En même temps, le challenge était intéressant. J'ai donc gambergé un moment sur ce mascarpone Galbani et j'ai fini par trouver une idée : j'allais aller vers le salé ! Foin de chocolat et autres fruits rouges, place au saumon ! Et pour relever la crème, ce serait wasabi ! Voici donc le :

    TIRAMISU AU SAUMON ET CREME DE WASABI

    Pour 4 grosses verrines ou 8 petites, il faut :

    • 2 pavés de saumon
    • un citron
    • une cuillère à soupe d'huile d'olive
    • quelques herbes aromatiques (ciboulette, persil, cerfeuil, échalote, basilic et thym) ou, plus simple, le mélange d'herbes pour salade Picard
    • du pain de mie
    • 50 cl de vodka
    • 300 g de mascarpone
    • 12,5 cl de crème fraîche
    • 2 g d'agar agar
    • 2 cuillères à café de wasabi
    • des oeufs de lump rouges
    • 2 blancs d'oeuf
    • sel et poivre

    Trancher les pavés de saumon en tout petits cubes de 5 milimètres. Les arroser du jus d'un demi-citron, d'une cuillère d'huile d'olive, d'une cuillère à café d'herbes aromatiques, saler et poivrer. Filmer et laisser reposer au moins une heure au réfrigérateur.

    Découper des cercles de mie de pain de la taille des verrines. En compter deux par verre (attention, penser à modifier le calibre si le verre n'a pas le même diamètre en haut et en bas...).

    Préparer la crème : faire bouillir la crème fraîche avec l'agar agar pendant une minute. Mélanger la crème avec le mascarpone, le wasabi, du sel et poivre et une cuillère à café d'oeufs de lump. Lorsque le mélange est bien lisse, incorporer les blancs battus en neige.

    Verser dans un bol la vodka et le jus d'un demi-citron.

    Monter le tiramisu : dans une verrine, déposer une tranche de pain de mie trempé dans le mélange vodka-citron ; recouvrir de dés de saumon ; napper de la crème au wasabi. Recommencer avec une tranche trempée comme la première, puis les dés de saumon et la crème. Si vous avez l'intention de démouler les verrines, comme sur la photo, terminer par une tranche de pain de mie trempée comme les autres.

    Laisser reposer au frais pendant trois heures au moins. Servir avec quelques oeufs de lump en décoration.

    tiramisu au saumon et wasabi.jpg
    Remarques :
    • Si vous avez l'intention de démouler les verrines, penser à filmer les récipients vides afin de faciliter le démoulage.
    • J'ai choisi d'utiliser de la crème de soja plutôt que de la véritable crème fraîche, afin d'alléger encore le tout...

    Article sponsorisé

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  • Petits flans de brocolis et chorizo

    Imprimer Catégories : Légumes

    Parmi les questions cruciales qui peuvent habiter la mère (ou le père) de famille, il y a celle des légumes. Comment en faire manger à tout le monde ? (vous aurez noter que, sciemment, je ne restreins pas cela aux enfants...)

    Alors bien sûr, on peut trouver çà et là que les présenter sous forme de croquettes, ça passe tout seul. Voire. Et puis l'odeur de friture dans la maison, c'est moyen. Alors... alors, il y a la solution du flan de légume ; en plus, cela permet, associé à une salade, de faire un vrai repas le soir ! Voici donc les :

    PETITS FLANS DE BROCOLIS ET CHORIZO

    Pour 4, il faut :

    • un pied de brocolis
    • 4 oeufs
    • 200 cl de lait entier
    • 10 cm de chorizo

    Faire cuire le brocolis et détacher les sommités.

    Peler le chorizo et le découper en tout petits morceaux.

    Battre 4 oeufs avec le lait ; incorporer les morceaux de chorizo et de brocolis.

    Verser le tout dans des moules à muffins en silicone. Cuire à four chaud (180°) pendant vingt-cinq minutes environ. Déguster chaud, tiède ou froid.

    flan brocolis.jpg

    Remarques :

    • La cuisson dans les moules en silicone permet d'éviter de graisser les moules.
    • Vous pouvez goûter l'appareil avant de remplir les moules pour le cas où il faille saler et poivrer. Tout dépend de votre chorizo.
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  • "Comment était l'agneau ? - Grillé." (M. CAMPBELL)

    Imprimer Catégories : Cinéma gourmand

    Attention, mesdames, mesdemoiselles, messieurs, c'est ici une scène-culte, voire fondatrice, que vous allez voir. Loin de moi l'idée de marcher sur les plates-bandes de Fashion, mais je l'avoue, moi aussi, j'ai abandonné toute lucidité lorsque j'ai découvert Daniel CRAIG en James Bond !

    Avant, comme beaucoup, je pensais que le Seul et Unique James, c'était Sean. Et puis que son fidèle successeur, c'était Pierce BROSNAN, plutôt époque Remington Steele, d'ailleurs. Mais ça, c'était avant de découvrir Daniel et son boxer bleu ciel ! Et puis, j'avoue que l'incurable romantique que je suis a fondu sur le couple formé par Daniel et Eva GREEN ! Je passe sur le fait que que oui, c'est vrai, pour une fois qu'une femme dans un James Bond a un vrai rôle et n'est pas uniquement la poupée de service, mais surtout c'est un tandem dans la tradition hollywoodienne pur jus du chien et chat : ping pong verbal permanent, sous-entendus omniprésents, vraie tension sexuelle, tout est là !

    Et comme tout est décidément parfait dans ce film, il comporte même une scène de repas ! Je vous accorde que ce dernier n'est pas au centre de la chose mais pourtant, il est le prétexte à un jeu de sous-entendus, beaucoup plus crus (si je puis dire) en anglais qu'en français d'ailleurs, puisque dans la version originale, l'agneau n'est pas grillé, mais... screwed !

    Le hasard a voulu que ce film soit justement diffusé dimanche soir sur France 2...

    NOTE : quelques soucis avec les mots-clef de HautEtFort ont empêché le visionnement correct de cette page les jours précédents. Je la reposte donc aujourd'hui sans le mot "casino" qui posait souci. Toutes mes excuses pour les billets redondants qui auront pu s'ensuivre...

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  • Tarte des Gones

    Imprimer Catégories : Entrées

    Je vais rendre tout de suite à César ce qui lui appartient : l'idée de cette tarte n'est pas de moi ! Elle est le fruit d'un espionnage, non pas industriel mais gastronomique : je l'ai dégustée (ou sa petite soeur) dans un restaurant il y a quelques jours de cela. Ceci précisé, passons aux choses sérieuses.

    Je lisais dans le dernier ELLE un article intitulé : "Ne dites plus beurk !" et qui traitait de produits a priori détestables. je dis bien a priori, car personnellement, je n'aurais jamais rangé l'andouillette dans les produits détestables, quelle idée ! Je l'avoue, j'aime toutes les andouillettes, mais, en bonne lyonnaise, je reste une inconditionnelle de l'andouillette lyonnaise. Et lorsque je l'ai dégustée en quiche, je me suis demandée pourquoi je n'y avais pas pensé plus tôt !

    « L’andouillette n’est pas un engin de mort. Grillée, elle ne compte pas plus de 300 calories, moins que du boudin, du jambon cru ou du saucisson sec", affirme Christian MILLAU dans son Dictionnaire amoureux de la gastronomie. Autant dire que je vous propose un plat presque light ! Voici donc la :

    TARTE DES GONES

    Pour 6, il faut :

    • 200 g de farine
    • 100 g de beurre demi-sel à température ambiante
    • 2 andouillettes
    • une brique de crème fleurette
    • 2 oeufs
    • une cuillère à soupe d'huile
    • 10 g de beurre
    • de la noix de muscade

    Préparer la pâte brisée en émiettant le beurre et la farine. Ajouter un demi-verre d'eau pour obtenir la consistance d'une boule. Laisser reposer au frais.

    Ôter la peau des andouillettes et les couper grossièrement en rondelle.

    Faire chauffer l'huile et le beurre. Lorsque ces derniers sont chauds, faire revenir les andouillettes pendant une bonne dizaine de minutes en remuant sans cesse afin qu'elles s'émiettent et deviennent légèrement croustillantes.

    Préchauffer le four à 200°.

    Étaler la pâte et déposer dessus les morceaux d'andouillette.

    Battre dans un bol deux oeufs et la crème fraîche. Ajouter un peu de noix de muscade râpée. Verser l'appareil sur le fond et enfourner pour trente minutes en baissant le four à 180°.

    Servir avec une salade, assaisonnée d'une vinaigrette à la moutarde en grain.

    tarte des gones.jpg

    Remarques :

    • Servir bien chaud, sinon, cela pourrait être indigeste.
    • Ne pas assaisonner l'appareil de la tarte, l'andouillette l'étant suffisamment.

    Inspiration : Le Restaurant, 9 bis avenue de la Gare, 69800 ST PRIEST - 04 78 21 14 43

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  • "Gérard est arrivé avec son cubi" (A. GAVALDA)

    Imprimer Catégories : Littérature gourmande

    Découvrez la playlist L'échappée belle avec Pascal Obispo

    Je conçois aisément ce qu'Anna GAVALDA peut avoir d'énervant pour ses détracteurs : elle "fait" du Gavalda. Et le pire, c'est qu'on ne lui demande que ça, tant on est heureux de retrouver en ouvrant son livre ces petits qui font son univers et le nôtre. Rien de sérieux, rien de vraiment profond, des instantanés souvent.

    L'échappée belle.jpg

    "Simon, Garance et Lola, trois frères et soeurs devenus grands (vieux ?), s'enfuient d'un mariage de famille qui s'annonce particulièrement éprouvant pour aller rejoindre Vincent, le petit dernier, devenu guide saisonnier d'un château pendu au fin fond de la campagne tourangelle. Oubliant pour quelques heures marmaille, conjoint, divorce, soucis et mondanités, ils vont s'offrir une dernière vraie belle journée d'enfance volée à leur vie d'adultes. Légère, tendre, drôle, L'Echappée belle, cinquième livre d'Anna Gavalda aux éditions Le Dilettante, est un hommage aux fratries heureuses, aux belles-soeurs pénibles, à Dario Moreno, aux petits vins de Loire et à la boulangerie Pidoune."

    Ici, c'est une fugue à la vie, une fratrie qui s'envole quelques heures avant de se laisser rattraper par le quotidien, ni vraiment triste ni franchement gai, juste le quotidien. On retrouve dans l'Echappée belle les thèmes fétiches de l'auteur : les cabossés de la vie, l'amour pour les petites gens, la force des souvenirs d'enfance et la famille, mais "celle que j'ai choisie, celle que je ressens dans cette armée de pauvre de gens" comme dirait Jean-Jacques GOLDMAN, souvent en filigrane, d'ailleurs, dans l'oeuvre de Gavalda.

    Bien sûr, on pourrait y voir de la condescendance, un côté 'ironie flaubertienne" dans cette description de noce campagnarde. J'ai simplement chosi de me ranger du côté de la naïveté. Et cette Echappée belle est une vraie gourmandise !

    Nous sommes entrés dans une salle des fêtes surchauffée qui sentait encore la sueur et la vieille chaussette. Les tatamis étaient empilés dans un coin et la mariée se tenait assise sous un panier de basket. Elle avait l'air un peu dépassée par les événements.

    Tablées façon Astérix, vin de pays en cubis et zizique à plein volume.

    Une grosse dame tout empaquetée de froufrous s'est précipitée sur notre petit frère :

    - Ah ! Le voilà ! Viens, mon fils, viens ! Nono m'a dit que tu étais en famille... Venez tous, venez par là ! Oh qu'ils sont beaux ! Quel beau chapeau ! Et elle, comme elle est maigre, la petite ! Et alors ?! Y vous font rien à manger à Paris ? Installez-vous. Mangez bien. Il y a tout ce qu'il faut. Demandez à Gérard qu'il vous serve à boire. Gérard ! Viens donc par là, mon gars ! [...]

    Nous nous sommes assis à un bout de table, accueillis à bras ouverts par les deux tontons qui étaient déjà bien partis.

    - Gé-rard ! Gé-rard ! Gé-rard ! Hé, les gosses ! Allez chercher à manger pour nos amis ! Gérard ! Où qu'il est passé, nom de Dieu ?

    Gérard est arrivé avec son cubi et la fête a commencé.

    Après la macédoine à la mayonnaise dans sa coquille Saint-Jacques, le méchoui dans ses frites à la mayonnaise, le fromage de chèvre (prononcer "chieub' ") et les trois parts de vacherin, tout le monde s'est poussé pour laisser la place à Guy Macroux et son orchestre de charme.

    Nous étions comme des bienheureux. L'oreille aux aguets et les mirettes grandes ouvertes. A droite, la mariée ouvrait le bal avec son père sur du Strauss à bretelles, à gauche les tontons commençaient à se bastonner méchamment à propos du nouveau sens interdit devant la boulangerie Pidoune.
    Tout cela était pittoresque.

    Non. Mieux que ça et moins condescendant : savoureux.

    Anna GAVALDA, L'Echappée belle, 2009.

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  • "Le tout-venant a été piraté par les mômes..."

    Imprimer Catégories : Cinéma gourmand

    L'idée me trottait dans la tête depuis un petit bout de temps. Après les livres, les films ?

    Car s'il existe dans Ma Cuisine rouge une rubrique Littérature gourmande, il lui manquait un bout de quelque chose : le cinéma. Car nombreuses sont les scènes autour de la nourriture, pour ne pas évoquer carrément les repas ou les banquets...

    Ce qui a déclenché le passage à l'acte ? un des derniers messages de Clarabel, qui présentait 80 recettes d'après Alfred HITCHCOCK. Il n'en fallait pas plus pour me décider : Cinéma gourmand était lancé !

    Et pour commencer, je ne pouvais pas faire autrement que de présenter la cultissime scène de la cuisine des Tontons flingueurs !

    Sorti en salles le 27 Novembre 1963, le film fut loin de connaître l'unanimité qui allait faire sa gloire immortelle. La presse le trouvait trop caricatural et c'est le public qui, au fil des mois et des années, allait l'installer au panthéon cinématographique.

    Fruit de la première collaboration entre Georges LAUTNER et Michel AUDIARD, c'est d'abord un synopsis légendaire: "Sur son lit de mort, le Mexicain fait promettre à son ami d'enfance, Fernand Naudin, de veiller sur ses intérêts et sa fille Patricia. Fernand découvre alors qu'il se trouve à la tête d'affaires louches dont les anciens dirigeants entendent bien s'emparer. Mais, flanqué d'un curieux notaire et d'un garde du corps, Fernand impose d'emblée sa loi. Cependant, la belle Patricia lui réserve quelques surprises..."

    Puis des répliques culte qu'il serait trop long de récapituler mais qui fleurissent de partout sur la Toile, et enfin des interprètes grandioses : Lino VENTURA (pressenti en lieu et place de Jean GABIN qui exigeait de tourner avec son équipe - qui n'était pas celle de LAUTNER...), l'oncle Fernand, Bernard BLIER et Jean LEFEBVRE, les frères Volfoni, Francis BLANCHE, fameux maître Folasse ("Touche pas au grisbi, s... !"), ou encore l'évaporé Claude RICH, musicien incompris, le dévoué majordome Robert DALBAN, qui cache ses flingues dans les boîtes à biscuits, et la charmante Patricia (mais les Patricia sont toujours charmantes...), celle qui par qui toute arrive, interprétée par l'adorable Sabine SINJEN.

    Pour l'anecdote, la scène de la cuisine n'existait pas dans le scénario initial. C'est afin de "créer un passé commun" aux héros que LAUTNER la fit écrire, sur le modèle de la scène du bar dans Key Largo. Elle fut tournée en trois jours dans une véritable cuisine de seize mètres carrés, à Rueil-Malmaison. Et, secret de tournage, ce sont de vraies larmes que verse Jean LEFEBVRE puisque sans le prévenir, on avait glissé dans son verre un mélange de whisky, cognac, liqueur de poire et... poivre ! Effectivement, "y avait pas de qu'la pomme"...

    Sources Wikipédia, AlloCiné et L'Express.

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