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Ma Cuisine rouge - Page 7

  • Timbale de crabe et crevette et sa gelée de crustacés

    Imprimer Catégories : Entrées, Poissons

    Ariaké, il y a longtemps que je vous en parle. Le summum du bouillon, rien de plus. Ces sachets magiques à infuser vous transcendent n'importe quelle recette, et j'avoue raffoler, les soirs de "jeûne" après excès, du bouillon de légumes nature, bu simplement dans un mug !

    Vous imaginez donc que lorsque j'ai été contactée pour participer à un concours de recettes utilisant les produits Ariaké, je n'ai pas hésité beaucoup... 

    En revanche, j'avoue que le choix de la recette m'a bien fait travaillé les méninges. Une recette qui mette en valeur le produit, certes, mais sans l'écraser sous tout le reste et en apportant un peu d'imagination quand même... un joli challenge !

    J'ai finalement opté pour une recette à base de crustacés, qui me permettait d'utiliser le bouillon du même nom et de le "customiser" un peu. Voici donc cette :

    PETITE TIMBALE DE CRABE ET CREVETTE ET SA GELEE DE CRUSTACES

    Pour 6 timbales, il faut :

    • 200 g de crabe en miettes
    • 400 g de queues de crevette
    • deux sachets de bouillon ARIAKE aux crustacés
    • 15 cl de crème
    • 3 blancs d'oeuf
    • 2 grammes d'agar agar
    • sel et poivre
    • une feuille d'algue nori pour la décoration

    Préparer le bouillon en faisant infuser 60 cl d'eau et les bouillons : plonger les sachets dans l'eau bouillante et laisser 5 à 10 minutes. Y plonger les crevettes trente secondes si elles sont cuites et une minute si elles sont à décongeler.

    Égoutter les crevettes et les réserver. Filtrer le bouillon et réserver.

    Préparer les timbales en mélangeant dans un robot-mixeur les blancs d'oeuf, le crabe, 50 g de crevettes décortiquées, la crème, le sel et le poivre.

    Chemiser de film transparent de petits moules à soufflés. Les remplir aux deux tiers et les filmer hermétiquement.

    Laisser cuire quarante minutes au bain-marie, dans une casserole couverte, en laissant à peine frémir.

    Préparer la gelée en diluant l'agar agar dans 40 cl de bouillon filtré et porter à ébullition. Laisser tiédir.

    Rincer des petits moules à soufflés (les mêmes que pour les timbales) et ne pas essuyer. Déposer dans chacun deux crevettes et verser la gelée de façon à recouvrir les crevettes. Laisser prendre au réfrigérateur.

    DRESSAGE : démouler les timbales refroidies et les déposer au centre de l'assiette. Démouler délicatement la gelée et la placer sur la timbale crabe-crevette. Décorer avec des crevettes restantes et une feuille d'algue nori et servir.

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    Remarques :

    • Vous pouvez choisir de faire un bavarois géant, en utilisant un moule démontable qui vous permettra de faire la mousse de crabe et crevette et faire prendre la gelée directement dessus, avant de démouler.
    • J'ai réalisé cette recette avec des queues de crevettes surgelées P...

    RECETTE PARTICIPANT AU CONCOURS ARIAKE-750 G

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  • Les "Garlic Toasts" d'Apple ou les petits pains à l'ail de Gwyneth

    Imprimer Catégories : Apéritif

    Rappelez-vous, je vous avais déjà parlé d'Apple, la fille de Gwyneth PALTROW. La voici de retour à travers le livre de recettes qu'a publié sa maman. Oui, je sais, moi aussi, lorsqu'on m'a dit "livre de recettes de Gwyneth PALTROW", avec sa ligne haricot vert, sa copine Madonna, ses menus macro-bio et autres on-dit (il paraît qu'elle mange tous les matins une omelette aux blancs d'oeufs, sans rien d'autre !!!), j'ai un peu gloussé. D'accord la dame a un site, Goop, et alors ? C'est tendance, voilà tout.

    Sauf que... Le livre de Gwyneth PALTROW se révèle une très jolie surprise. Son prix, d'abord : un gros bouquin, bien carré, bien épais, pour 19,90€. Ses recettes ensuite : cent cinquante recettes qui vont de l'entrée au dessert, des plats qui s'adaptent aux grandes tablées comme aux petites familles, du végétarien, du pas végétarien, du bio, du "normal", bref, de l'accessible. Enfin, et c'est la jolie surprise, c'est moins un livres de recettes qu'un livre de souvenirs. Le titre original est d'ailleurs My Father's Daughter, autrement "la fille de son père" et c'est en effet un très bel hommage qu'elle rend à son père, d'abord, qui a su lui donner le goût et l'envie du bon, du plaisir, de la convialité autour de la table, mais aussi à sa mère, ses grands-parents ou même... la famille qui l'a hébergée quelques temps en Espagne !

    Tout cela compose un livre assez original en son genre, à la fois carnet de recettes et autobiographie. Alors, bien sûr, on peut accrocher - ou non - à cette manie assez américaine de mettre de l'intime et de l'enthousiasme un peu partout, mais il en reste un bouquin très sympathique, que l'on peut consulter régulièrement, que ce soit par plaisir ou par nécessité.

    Rien de révolutionnaire, je vous l'ai dit, dans les recettes, mais j'avoue que j'ai bien aimé notamment ces "garlic toasts" selon Miss MARTIN PALTROW, qui me rappelaient les morceaux de pain que nous dégustions à l'apéritif, dans les Cyclades, arrosés de l'huile d'olive du cru. Voici donc les :

    PETITS PAINS A L'AIL

    Pour une quinzaine de toasts, il faut :

    • du pain (!)
    • de l'huile d'olive, la plus douce possible
    • du sel
    • de l'ail

    Faire griller le pain coupé en rondelles.

    Frotter les tranches grillées avec des gousses d'ail.

    Arroser - très - généreusement d'huile d'olive.

    Saupoudrer de gros sel.

    pain à l'ail.jpg

    Servir avec un petit rosé bien frais (à consommer avec modération, bien sûr) et c'est encore les vacances !

    Remarques :

    • Mademoiselle PALTROW conseille une ciabatta bien fraîche ou un pain de campagne, je serai plus économe et vous dirai que du pain un peu rassis fait aussi bien l'affaire !
    • Attention à ne pas vous emballer sur l'ail, cela "accroche" bien le pain... à vos risques et périls !

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  • Où il est question - beaucoup - de sucre, de mie de pain et autres gourmandises... (F. VARGAS)

    Imprimer Catégories : Littérature gourmande

    On parle beaucoup de nourriture dans le dernier Fred VARGAS :

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    "Cette nuit-là, dit-elle lentement, Lina a vu passer l'Armée furieuse. Et Herbier y était. Et il criait. Et trois autres aussi.

    - C'est une association ?

    - L'Armée furieuse, répéta-t-elle tout bas. La Grande Chasse. Vous ne connaissez pas ?

    - Non, dit Adamsberg en soutenant son regard stupéfait.

    - Mais vous ne connaissez même pas son nom ? La Mesnie Hellequin ? chuchota-t-elle.

    - Je suis désolé, dit Adamsberg. Veyrenc, l'Armée furieuse, vous connaissez cette bande ?

    - Un air de surprise intense passa sur le visage du lieutenant Veyrenc.

    - Votre fille l'a vraiment vue ? Avec le disparu ? Où cela ?

    - Là où elle passe chez nous. Sur le chemin de Bonneval. Elle a toujours passé là.

    Veyrenc retint discrètement le commissaire.

    - Jean-Baptiste, vraiment, tu n'as jamais entendu parler de ça ?

    Adamsberg secoua la tête.

    - Eh bien, questionne Danglard, insista-t-il.

    - Pourquoi ? Parce que, pour ce que j'en sais, c'est l'annonce d'une secousse. Peut-être d'une sacrée secousse.

    Nul doute que la fratrie "maudite" du village normand rejoindra la galaxie des personnages mémorables de Fred Vargas. Quant à Momo-mèche-courte, il est le fil conducteur de la double enquête que mène ici le commissaire Adamsberg, confronté à l'immémorial Seigneur Hellequin, chef de L'Armée furieuse."

    Du Fred VARGAS pur jus, voilà ce que nous réserve cette Armée furieuse. Le style s'épanouit de plus en plus largement, comme si l'auteur était définitivement rebelle à toute mise en boîte, à tout enfermement : l'histoire déroule son fil, tantôt languissant, tantôt plus tendu, et les personnages vivent leur vie, se permettant même de jouer avec le lecteur ("Et que voulez-vous que je fasse, commandant ? Que je m'installe des années sous un pommier en attendant Camille ? - Le pommier n'est pas obligatoire. - Que je ne remarque pas la fabuleuse poitrine de cette femme ? - C'est le mot, concéda Danglard.") qui s'étonnerait de ne pas retrouver ses personnages fétiches.

    Les intrigues sont multiples, à la manière d'une bobine mal enroulée et, comme d'habitude, le tricot va se faire pendant que tout s'entrecroise. Mais surtout, surtout, ce nouveau volume regorge d'aphorismes et d'humour et l'on pourrait égrener les perles à la file ("On dit que les Normands n'aiment pas beaucoup parler, hasarda Adamsberg qui se mit à marcher dans le sillage de la femme; qui exhalait une légère odeur de bois. - Ce n'est pas qu'ils n'aiment pas parler, c'est qu'ils n'aiment pas répondre. Ce n'est pas la même chose. - Alors comment fait-on pour poser une question ? - On se débrouille."). Le personnage d'Adamsberg pellette les nuages à n'en plus finir et irradie dans tout le livre, jamais plus brumeux, jamais plus fluctuant, jamais plus séduisant.

    Le passage que je vous propose suit de près celui qu'Aneth avait proposé : la fameuse description de la soeur de la fratrie "maudite", où l'un se croit d'argile, l'autre cuisine les insectes et le troisième parle en inversant les mots, et où Lina semble curieusement épargnée. ici, ils déjeunent pour la première fois ensemble, Adamsberg et elle :

    Lina attendit qu'on eût apporté leurs plats avant de répondre. Elle avait faim de manière apparente, ou bien envie de manger, et posait sur la nourriture un regard très passionné. Cela sembla logique à Adamsberg qu'une femme aussi dévorable soit douée d'un appétit sincère. [...]

    Adamsberg s'obligea à manger plus rapidement qu'à son habitude pour suivre le rythme de la jeune femme. Il ne souhaitait pas se retrouver face à elle avec son assiette à moitié pleine.

    - Mais pour voir l'Armée furieuse, on dit qu'il faut être également détraqué. Ou mentir.

    - Vous pouvez penser cela. Je la vois et je n'y peux rien. Je la vois sur le chemin, je suis sur ce chemin, alors que ma chambre est à trois kilomètres.

    Lina roulait maintenant du bout de sa fourchette des morceaux de pommes de terre dans une sauce à la crème en y mettant une énergie et une tension surprenantes. Une avidité presque gênante.

    [...] Lina interrompit sa phrase et termina hâtivement son assiette avec une grande avance sur Adamsberg. Puis elle s'adossa à sa chaise, rendue plus étincelante et détendue par cette réplétion.

    Fred VARGAS, L'Armée furieuse, 2011.

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  • Vive la bouffe ! (Québec)

    Imprimer Catégories : Blowing in the wind

    Un pays qui affiche aussi clairement ses convictions, jusque sur les tickets de caisse de ses supermarchés, mérite le respect :

    Québec, IGA, gourmandise

    Québec, IGA, gourmandise

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  • Tarte aux parfums d'été

    Imprimer Catégories : Entrées

    Caviar d'aubergine, oignons longs, olives noires, une pâte feuilletée esseulée au fond du congélateur, rien de tel pour boucler en un rien de temps (celui de la décongélation de la pâte) une tarte estivale qui emprunte à la pissaladière tout en gardant sa personnalité ! voici donc la :

    TARTE AUX PARFUMS D'ETE

    Pour 4, il faut :

    • une pâte feuilletée
    • 600 g d'oignon environ
    • un petit pot de caviar d'aubergine
    • des olives
    • huile d'olive
    • sel, poivre, sucre

    Eplucher les oignons et les émincer, mais pas trop finement. Faire chauffer deux cuillères à soupe d'huile d'olive et y faire confire doucement les oignons. Saler et poivrer en fin de cuisson, puis saupoudrer d'une cuillère à soupe de sucre. Laisser fondre avant de retirer du feu.

    Préchauffer le four à 210°.

    Etaler la pâte feuilletée et la tartiner de caviar d'aubergine.

    Déposer les oignons puis les olives avant d'enfourner. Baisser à 180° et laisser cuire vingt àvingt-cinq minutes.

    cuisine, entrée, caviar d'aubergine, oignon, olive, feuilletée

    Remarques :

    • les oignons de mon panier étaient des oignons rouges, longs. J'ai choisi de les couper dans la longeur mais de les laisser sous cette forme
    • vous pouvez remplacer le caviar d'aubergine par de la tapenade
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  • La revanche de Batoule (F. HAL)

    Imprimer Catégories : Littérature gourmande

    "Récit", tel est le sous-titre de l'ouvrage de Fatéma HAL :

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    "Incroyable destin de Fatéma Hal ! Qui raconte son parcours : de sa ville natale marocaine d’Oujda, à quelques kilomètres de la frontière algérienne, à Paris où elle a créé en 1984 son célèbre restaurant Mansouria. Entre-temps, après un mariage à 18 ans, trois enfants, des études à l'université Paris-VIII, un divorce, elle aura entrepris un inlassable travail auprès des cuisinières de son pays pour recueillir à temps, avant leur disparition, un fabuleux héritage culinaire. Fatéma Hal revient sur son enfance, marquée par l’absence de père qui en fera un univers de femmes : Mansouria, sa mère, sa tante Yamina, chanteuse pour femmes, les dadas, anciennes esclaves, à qui elle rend hommage, dont certaines devinrent de grandes cuisinières. Des femmes souvent oubliées par la grande Histoire, celle qui est toujours écrite par les hommes…Une suite de récits subtilement construits avec les ingrédients de l’humour, du fantasque, de sublimes vengeances, de la sensualité des parfums du hammam, des saveurs de la cuisine, des youyous, et des chants de Oum Kalsoum… mais aussi marqués par la guerre de l’Indépendance algérienne, les drames terribles, la misère, les répudiations, l’immigration…Née entre le Maroc et l’Algérie, établie en France, ambassadrice de la cuisine marocaine dans le monde, Fatéma Hal est fille des frontières. Dans notre société contemporaine de plus en plus complexe, où tant de mondes différents se juxtaposent, si l’histoire de Fatéma Hal nous touche autant, c’est parce qu’elle a su maintenir précieusement le lien entre tous les pans de sa vie. C’est ce qu’elle nous offre à voir aujourd’hui dans ce livre de fidélité aux souvenirs."

    Fille des frontières est (donc) un récit captivant, à la fois autobiographie d'une femme moderne et miroir du monde. C'est l'itinéraire d'une petite fille qui se trouvait laide - car c'est ce qu'on lui disait - parce que différente des autres et qui n'a dû qu'elle même de grandir et gravir toujours un peu plus loin les marches de la société. Depuis Oujda, son village d'enfance, celui qui l'a marqué à jamais de ses saveurs et de ses personnages hauts en couleur, jusqu'à Paris, où elle est arrivée pour aller à l'université avant de finir par ouvrir son propre restaurant, la vie de Fatéma HAL est une succession de rencontres qui se sont imprimées en elle, se superposant pour produire ce résultat unique.

    Loin de dérouler un fil autosatisfait, l'auteur raconte et raconte encore : les autres, la vie, le monde et, parmi tout ce foisonnement,  surgit de temps en temps une petite fille discrète et effacée, qui regarde et emmagazine dans sa mémoire. L'ouvrage est savoureux, les histoires pittoresques et Fatéma HAL possède un véritable talent de conteuse qui lui permet de rendre au plus près ces personnages féminins si typiques, quoique si proches de nous. Ainsi la vengeance de Batoule, jeune femme stérile répudiée par son époux...

    La vengeance de Batoule

    Mais voilà que Batoule avait décidé de retrouver sa dignité. rien ni personne ne pourrait l'en empêcher. (..)

    Elle poursuivit son chemin jusqu'au marchand d'herbes. Elle tendit la main vers une botte de menthe sauvage terminée par de jolies fleurs, en écrasa une entre ses doigts afin d'évaluer le parfum. Satisfaite, elle vérifia ensuite le brillant des feuilles de coriandre et frôla légèrement la sauge sauvage dont l'arôme discret dissimule son goût puissant. Pour le persil, elle écarta trois bottes fanées et prit celles du dessous, plus fraîches. (...)

    Au Maroc, le thé vert n'a qu'une seule compagne, la menthe, dont les larges feuilles libèrent leur parfum enivrant. Mais l'hiver, lorsque son arôme est moins puissant, le thé, ce goujat, la trompe avec l'absinthe et sa légètre amertume. (...)

    Batoule salua le marchand et prit le chemin du retour. (...) Elle alluma le feu et se mit au travail. Très vite, un délicieux parfum emplit la pièce et s'échappa par la fenêtre entrouverte. La belle reprenait goût à la vie. Piètres cuisinières, ses voisines identifièrent néanmoin s les différents ingrédients : ail écrasé, coriandre, cumin, poivrons grillés.

    Le lendemain, elle fit mijoter un succulent tagine d'agneau aux cardons. Le surlendemain, elle prépara un couscous madfoun, celui qui cache volontairement son jeu... J'adore ce couscous, où tout est dissimulé aux regards. Dans sa cuisine, Batoule se comportait comme ces femmes qui entrent en transe au son d'une musique entraînante et défient la loi des hommes. Elle affolait les sens de voisins, qui la regardaient porter ses petits plats aux pauvres groupés devant la mosquée. Son talent pour filtrer l'eau de rose értait exceptionnel et sa façon de griller les noix ravissait les papilles. Son smen était une merveille et ses dattes farcies aux amandes tout simplement sublimes. Une autre fois, elle brisa le tabou suprême en réalisant elle même la recette du bouillon de l'accouchée, d'ordinaire réservé aux femmes qui viennent d'enfanter. Stérile, Batoule savait qu'elle ne connaîtrait jamais ce bonheur, mais elle prenait sa revanche en réussissant le plus savoureux des bouillon. Batoule était comme ça, et j'admirais sa détermination à ne pas accepter son sort. La répudiation condamnait à une vie difficile. En se révoltant, Batoule avait repris sa liberté.

    (...) "... lorsque ce fils de sorcière m'a répudiée, j'ai d'abord cru que le sol allait s'ouvrir sous mes pieds. Puis j'ai pensé faire une folie : sortir nue dans la rue pour l'humilier, le tuer de mes propres mains ou bien me jeter dans l'oued... Je voulais crier mon malheur au monde entier. Finalement, j'ai préféré m'enfermer dans la cuisine pour préparer tous les plats qu'il aime et ceux qu'il ne connaît pas. Chaque fois, devant ces plats délicieux, je me dis qu'il peut bien se remarier s'il veut, il ne les goûtera jamais plus et même jamais tout court!"

    Fatéma HAL, Fille des frontières, 2011.

    Lu dans le cadre de l'opération Masse critique

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  • Bavarois crevettes-avocat

    Imprimer Catégories : Entrées

    Lorsqu'en 1985, Jean-Jacques GOLDMAN a sorti son quatrième album, il a longuement hésité sur le titre : lui voulait "Démodé" mais sa maison de disques trouvait cela bien peu vendeur. Ils ont finalement opté pour "Non homologué". Eh bien, c'est un peu la même chose avec cette recette : elle est démodée. Le bavarois (ou charlotte) crevette-avocat, c'est très cuisine d'il y a trente ans. N'empêche... C'est bon et ça plaît à tous ! Voici donc le :

    BAVAROIS CREVETTES-AVOCAT

    Pour 6, il faut :

    • 2 avocats bien mûrs
    • 200 g de crevettes décortiquées
    • un demi-litre d'eau
    • un sachet de bouillon de crustacés à infuser ARIAKE
    • 15 cl de crème épaisse
    • un sachet d'agar agar (2 g)
    • Tabasco
    • sel et poivre

    Faire chauffer l'eau et y laisser infuser le sachet de bouillon pendant cinq minutes à petit feu.

    Ôter le sachet et diluer l'agar agar - porter à ébullition quelques instants. Laisser refroidir.

    Mixer l'avocat et la crème fraîche, saler et poivrer, puis ajouter le bouillon.

    Ajouter les crevettes coupées en petits morceaux et une larme de Tabasco.

    Verser dans un moule à charlotte (à défaut, une simple terrine chemisée de film transparent fera l'affaire.

    Laisser prendre au réfrigérateur pendant quatre heures au moins - la veille, c'est l'idéal.

    Démouler et déguster sans attendre.

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    Remarques :

    • La recette est inspirée du livret de recettes TUPPERWARE qui accompagne le moule à charlotte du même nom.
    • Vous pouvez remplacer l'agar agar par de la gélatine, mais respectez les proportions données sur l'emballage

    "Y'en a des biens plus gros, des biens plus "respectables"
    Moins ringards et rétros, des biens plus présentables
    Qui visiblement parlent à la postérité
    Loin de mon éphémères et ma futilité"

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  • "Pour une fille !" (Ruy Blas - Victor HUGO)

    Imprimer Catégories : Blowing in the wind

    Certaines vérités se trouvent souvent au fond des "classiques", ainsi ce monologue initial de Salluste dans la pièce de Victor HUGO :

    Ah ! C'est un coup de foudre ! ... – oui, mon règne est passé,
    Gudiel ! – renvoyé, disgracié, chassé ! –
    Ah ! Tout perdre en un jour ! – l'aventure est secrète
    Encor, n'en parle pas. – oui, pour une amourette,
    – Chose, à mon âge, sotte et folle, j'en convien ! –
    Avec une suivante, une fille de rien !
    Séduite, beau malheur ! Parce que la donzelle
    Est à la reine, et vient de Neubourg avec elle,
    Que cette créature a pleuré contre moi,
    Et traîné son enfant dans les chambres du roi ;
    Ordre de l'épouser. Je refuse. On m'exile.
    On m'exile ! Et vingt ans d'un labeur difficile,
    Vingt ans d'ambition, de travaux nuit et jour ;
    Le président haï des alcades de cour,
    Dont nul ne prononçait le nom sans épouvante ;
    Le chef de la maison de Bazan, qui s'en vante ;
    Mon crédit, mon pouvoir ; tout ce que je rêvais,
    Tout ce que je faisais et tout ce que j'avais,
    Charge, emplois, honneurs, tout en un instant s'écroule
    Au milieu des éclats de rire de la foule !

    Victor HUGO, Ruy Blas, 1838.

    acte I, scène 1

    Rappel : La liberté de presse ne s'use que si on s'en sert pas - 10/02/2009

    Texte intégral de la pièce consultable ici.

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  • Petites terrines de lapin au cognac

    Imprimer Catégories : Entrées, Viandes

    Comme je l'avais déjà évoqué, j'ai (re)découvert les produits Tupperware, et notamment une de leurs nouveautés : le MicroVap. Cuisson vapeur, cuisine vapeur, goût des aliments préservés, rapidité d'utilisation, il est parfait ! Je vous avais déjà présenté le Lapin express en vapeur d'estragon, je récidive avec une autre recette de lapin.

    Parce que chez nous, un lapin entier, cela fait souvent beaucoup. J'ai donc l'habitude de découper la bête, de cuisine cuisses et râbles, et de garder les choses moins nobles (ou plus osseuses...) pour un autre usage. Une terrine par exemple. Comme celle-ci. Voici donc les petites :

    TERRINES DE LAPIN AU COGNAC

    Pour 6 terrines, il faut :

    • les bas-morceaux du lapin (ou un demi-lapin, si vous n'avez que cela) et les abats si vous les avez gardés
    • 200 g de chair à saucisse
    • un demi-oignon
    • une gousse d'ail
    • quelques brins de persil
    • un oeuf
    • une tranche de pain de pie
    • 25 cl de cognac
    • 25 cl de madère
    • sel et poivre
    • de l'origan

    Cuire le lapin coupé en morceaux à la vapeur que vous aurez aromatisée d'origan pendant 10 minutes au microVap (compter une vingtaine de minutes en cuisson "normale).

    Humecter la tranche de pain de mie de cognac et de madère.

    Hacher l'oignon, l'ail, le persil et le pain de mie.

    Hacher ensuite les morceaux de lapin, abats compris.

    Mélanger ensemble les deux hachis et ajouter un oeuf. Saler et poivrer à convenance.

    Emplir les ramequins de la préparation et cuire au microVap dans la passoire inférieure pendant dix- huit minutes, puissance 600-800 watts. Laisser reposer dix minutes puis laisser refroidir avant de mettre au réfrigérateur.

    Servir froid, avec une salade et plein de cornichons !

    terrine lapin cognac.jpg

    Remarques :

    • Ces terrines peuvent également se cuire au four, au bain-marie - compter quarante minutes de cuisson dans ce cas
    • Bien sûr, n'hésitez pas à varier les alcools...
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  • Fraîcheur de fraises

    Imprimer Catégories : Desserts

    L'idée était simple : faire un gâteau léger, rapide, facile, qui exalte le parfum des fraises nouvelles. Et le dernier numéro d'Avantages est arrivé à pic avec son idée de "tartare de fraises". J'ai un peu modifié les ingrédients, trafiqué les proportions histoire d'en faire un dessert pour dix et l'entremets qui en jette était né ! Voici donc la :

    FRAICHEUR DE FRAISES

    Pour 10 personnes, il faut :

    • un kilo de fraises
    • une barquette de 500 g de Danette® vanille
    • 10 cl de sirop d'agave
    • 8 feuilles de gélatine
    • 160 g de chocolat blanc

    Faire tremper les feuilles de gélatine dans l'eau froide.

    Laver, équeuter et couper en petits dés les fraises. Les répartir dans deux bols.

    Faire chauffer dans une casserole la moitié du sirop d'agave et 5 cl d'eau. Y dissoudre deux feuilles de gélatine et verser sur un des bols de fraises. Bien mélanger et recouvrir le fond d'un moule à manqué tapissé de film fraîcheur. Laisser prendre dix minutes au réfrigérateur.

    Faire fondre le chocolat avec deux cuillères à soupe de Danette® et dissoudre quatre feuilles de gélatine. Ajouter le reste de la Danette® et en recouvrir délicatement la couche de fraises. Laisser prendre une demi-heure au réfrigérateur.

    Faire chauffer le reste de sirop avec 5 cl d'eau, dissoudre les deux dernières feuilles de gélatine et verser sur le reste de fraises. Les déposer délicatement sur la couche de chocolat blanc-Danette®.

    Laisser reposer deux heures minimum au frais et démouler avant de servir.

    Fraîcheur de fraises.jpg

    Remarques :

    • Le sirop d’agave provient de grandes plantes ressemblant aux yuccas dont la sève sert aussi à fabriquer la tequila. Pour l’obtenir il faut d’abord couper les feuilles de l’agave lorsque la plante atteint entre 7-10 ans. Ensuite, les producteurs récoltent le cœur, appelé la pina, qui ressemble à un ananas géant. De là, ils extraient le jus, le filtrent et le chauffent à basse température pour transformer les glucides en sucres. (source guérir.org). On le trouve en magasin bio ; la neutralité de son goût permet de mettre en valeur le parfum des fraises.
    • Ce dessert peut se servir individuellemment si vous le montez dans des cercles de cuisine.
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