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littérature

  • Les honneurs de la presse pour "Les Funambules"

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    Merci encore une fois à Christophe Gallet et au Progrès pour ce bel article ✨

    patricia Sarrio, les funambules, charleston, feel good

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  • Les Funambules (Patricia Sarrio)

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    Deux ans après la parution de mon premier roman, Bienvenue dans la jungle, j'ai le plaisir de vous annoncer que mon deuxième roman, Les Funambules, est sorti mi-novembre.

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    Finaliste du Prix du Livre romantique des éditions Charleston, il est publié aux éditions Charleston dans sa version électronique (ebook) :

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    Mais est aussi disponible en version brochée :

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    Cette fois, j'ai quitté Lyon et le roman policier pour un "feel good" sur les rivages bretons :

    Assistante sociale à Dijon depuis onze ans, Charlie a vu passer assez de dossiers entre ses mains pour savoir qu'aucun ne se ressemble. Aussi, quand on lui demande de faire ses valises pour partir en Bretagne à la recherche du père biologique d'un petit garçon, elle n'imagine pas une seconde que cette aventure va bouleverser sa vie. 

    Car, là, dans le petit village breton où la conduit son enquête, face à l'immensité de l'océan et à une myriade d'habitants hauts en couleurs, Charlie va elle-même retrouver goût à la vie.

    « Une très belle histoire, pleine de belles descriptions. Un vrai feel-good. » Clarisse Sabard, auteure du best-seller Les Lettres de Rose et membre du jury du Prix du Livre Romantique

    « Très belle histoire, pleine d'émotions avec des personnages attachants et un bel univers. »  Marie Vareille, auteure du best-seller Je peux très bien me passer de toi et membre du jury du Prix du Livre Romantique

    Le livre électronique s'achète dans toutes les librairies et quant à la version brochée, c'est dans la région lyonnaise - pour l'instant - et sur Amazon.

    Quelques avis :

    la très jolie critique de Ninondiscrete dans le webzine Songe d'une nuit d'été

    "C’est un vrai hymne à la vie, à la tolérance et à l’amour. J’ai été happée par cette touchante histoire simple mais tellement lumineuse. "

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  • Un joli cadeau d'anniversaire

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    Pour le premier anniversaire de Bienvenue Dans la jungle, un joli cadeau de la part des éditions Charleston : mon prochain roman figure parmi les cinq finalistes de leur Prix du Livre romantique !

    Patricia Sarrio, Bienvenue dans Kacew jungle, Editions Charleston

    Résultats à partir du 20 novembre... 

    Et un grand merci aux 16 commentateurs sur Amazon :

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  • Les honneurs de la presse pour "Bienvenue dans la jungle"

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    patricia sarrio, BienvenueDansLaJungle, roman, polar, Lyon, humour

    Le Progrès, article paru le 4/12/2016

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  • La story de Bienvenue dans la jungle (P. SARRIO)

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    Je vous en parlais dans mon précédent message, en voici un peu plus :

    Bienvenue dans la jungle

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  • Bienvenue dans la jungle

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    Une fois n'est pas coutume, je vais me la jouer autopromotionnelle. Parce qu'il n'y a pas de raison. A toujours parler des livres des autres, pourquoi ne parlerais-je pas de moi ?

    Car à écrire, écrire sur ce blog, sur d'autres, j'avoue que j'ai retrouvé le désir d'écrire plus longuement. Et comme on ne se refait pas, cela a donné un roman "policier", puisqu'il y a crime, enquête, enquêteur, et résolution de l'énigme , mais aussi école, puisque bon, quand on est prof, on le reste toujours un peu. Et puis que j'avais en tête cette phrase de Stephen King : "L’essentiel, pour tout écrivain, est d’écrire sur ce qu’il connaît."

    J'ai donc écrit sur ce que je connaissais. Avec ce que je connaissais le mieux. Je vous livre ici le produit de ce labeur qui, il faut le reconnaître, m'a surtout beaucoup amusée ! Vous y retrouverez pêle-mêle tout ce que j'aime : musique, cinéma, trucs ringards, références très sérieuses (et très littéraires), enfin voilà !

    Ça s'appelle Bienvenue dans la jungle (à cause des Guns N'Roses), il y a même une playlist des titres :

    Je vous propose donc de découvrir Bienvenue dans la jungle sur Amazon et j'attends tous vos commentaires !

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  • « Si vous n’attendez pas tout de la vie, vous n'aurez rien ! » (F. Dard)

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    C'était un été du début des années quatre-vingt-dix. A cet âge que l’on dit bel et où la principale préoccupation était d’avoir le bronzage le plus uniforme possible à la fin de l'été. Je ne savais pas encore que le feu follet qu’était ma grand-mère deviendrait un jour un fantôme vacillant qui s’éteindrait doucement. Je ne savais pas que les parents n’étaient pas immortels. Je ne savais pas grand-chose.

    IMG_0701.jpgAprès une balade en Écosse, j'avais rejoint ma famille dans le sud de la Corse, là où la mer est plus bleue que bleue et les falaises plus blanches que blanches sous le soleil implacable d’août. Et j’avais emporté dans mes bagages nombre de livres dont un restera à jamais associé à ces quinze jours : La Vieille qui marchait dans la mer.

    Des San Antonio, j’en avais déjà lu. Je suis celle qui s’est gondolée à Venise à chaque fois qu’elle croisait une embarcation en ricanant « Remets ton slip, gondolier »… Le San A, je connaissais donc. Le Frédéric Dard aussi, même si je n’avais pas été convaincu par son Y a-t-il un français dans la salle ? - trop jeune sans doute.

    Mais là, ce fut le choc. 

    Imaginez la mer au bout du jardin. Imaginez une chaise longue. Imaginez un livre grand ouvert : Mais c’est too much, Seigneur ! Insupportable de perfection, merde ! Putain, quand ça Vous prend, ça ne s’arrête plus ! Une mer d’un bleu aussi vert ! Un ciel d’un bleu aussi blanc ! C’est un orgasme de nature, tout ça, Seigneur ! Une formidable giclée de foutre balancée dans le cosmos ! Ah ! Vous ne chiez pas Votre peine, Seigneur d’amour très vénéré !

    Tout était dit : la force de frappe de Frédéric Dard, cette prose riche et baroque, « c’était too much, Seigneur », mais qu’est-ce que c’était bon !

    La Vieille qui marchait dans la mer relève de ces romans universels que l’on peut lire à tout âge et où, à chaque fois, émerge quelque chose de différent.

    A vingt ans, on encaisse estomaqué ce flow qui mêle haute voltige verbale et argot des bas-fonds, voire vulgarité la plus crasse et la moins politiquement correcte - surtout en 2016. Après quarante ans, lorsque le temps a commencé à plisser, que l’on se rend compte que l’acmé passe et que l’on aborde maintenant l’ubac, c'est Janus qui lit ce livre, comprenant autant la jeunesse magnifique que la vieillesse flamboyante. Le grotesque et le sublime  

    O Milady ! Milady ! Milady ! Comment le temps a-t-il pu commettre un tel sacrilège ? Comment a-t-il osé détruire cette splendeur en la faisant devenir la vieille chouette empaillée que vous êtes ! Cher amour, quelle honte ! Comme vous étiez admirable ! J’ai envie de pleurer, la vieille ! Je ne veux pas ! Je refuse cette profanation, ce saccage. Existe-t-il en moi un regard secret qui m'a permis de lire la gloire triomphante de votre jeunesse dans votre abjecte décrépitude ? Oui sûrement. Quelque chose d'essentiel ne s'est pas perdu, Milady ! L'épave se rappelle le bateau qu'elle fut ! Des ondes de cette splendeur parcoururent encore cette viande flétrie, extravagante pétasse ! Laissez-moi contempler ce portrait. C'est à mourir d'extase. Comme ils ont dû être fous de vous, ceux que vous avez laissés vous approcher ! Et comme ils ont dû être comblés ceux auxquels vous avez abandonné un tel corps !

    Mais La Vieille qui marchait dans la mer est également un authentique roman initiatique, celui de Lambert, jeune bellâtre - C’est Rodrigue, c’est Fabrice del Dongo, c’est Roméo ! -, initié par Lady Mackinshett, belle comme un violoncelle et désormais […] que ruine et son acolyte Pompilius Senaresco, son île, son donjon, le réceptacle d’une partie de son passé et le témoin vigilant de son présent. Le couple vit d’escroqueries d’envergure et dessalera l’ancien plagiste pour l’entraîner dans une course éperdue et délirante, de Marbella jusqu’à New York, où Lady M. sera rattrapée par le dieu sinistre, effrayant, impassible du temps et de la sénescence.

    Initialement, l'intention de Frédéric Dard était d’écrire une histoire cocasse, haute en couleur : celle d’une vieille aventurière qui se donne un dauphin avant de raccrocher, et le forme à l’arnaque." Il se doutait pas qu'il commettrait l’ouvrage le plus grinçant de [sa]  carrière, s'enfonçant dans un conte de fées noir à vous en flanquer le vertige, et peut-être même dépasser certaines limites.

    En partance vers un pays dont on ne revient pas, au bras de son tard venu, son dernier amour, Lady M. quittera la scène, le laissant savourer à sa façon cette maldonne qui le situait, ailleurs, loin de ce qu’il était réellement. Parce qu’il lui avait subtilisé son émeraude, Milady le prenait pour de la bonne graine de filou. Elle n’avait pas compris qu’il s’agissait d’un jeu, […]. Un simple jeu, pas même un défi à lui-même. Des gamineries de désoeuvré. Il appartenait à une génération qui n’attend rien parce qu’elle sait l’inanité des choses. La génération des sacrifiés.

    Lorsque je suis rentrée à Lyon à la fin août, il faisait gris déjà et personne n’a admiré mon bronzage lors de l’enterrement du père de mon meilleur ami.

    Ce qui me semble beau, ce que je voudrais faire, c'est un livre sur rien, un livre sans attache extérieure, qui se tiendrait de lui-même par la force interne de son style [...] un livre qui n'aurait presque pas de sujet ou du moins où le sujet serait invisible, si cela se peut. Les œuvres les plus belles sont celles où il y a le moins de matière ; plus l'expression se rapproche de la pensée, plus le mot colle dessus et disparaît, plus c'est beau.

    H. de Balzac, lettre à Louise Colet, 16 janvier 1852

     

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  • Vigne et vin (Colette)

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    La vigne et le vin sont de grands mystères. Seule, dans le règne végétal, la vigne nous rend intelligible ce qu’est la véritable saveur de la terre.. Quelle fidélité dans la traduction ! Elle ressent, exprime par la grappe les secrets du sol. Le silex, par elle, nous fait connaître qu’il est vivant, fusible, nourricier. La craie ingrate pleure, en vin, des larmes d’or. Un plant de vigne, transporté par-delà les monts et les mers, lutte pour garder sa personnalité et parfois triomphe des puissantes chipies minérales […] Quelle journée sans nuage, quelle douce pluie tardive décident qu’une année de vin sera grande entre les années ? La sollicitude humaine n’y peut presque rien, là tout est sorcellerie céleste, passage de planète, taches solaires.


    Colette, Prisons et Paradis, 1932

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  • Le bortsch des Boltanski (C. BOLTANSKI)

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    C’est l’histoire d’un petit homme qui avait une drôle de maison, la chronique d’un lieu qui n’existe plus - mais a-t-il jamais existé ? - sinon dans les mémoires fragmentées de ses habitants.

    images.jpegRoman en colimaçon, La cache dévoile une demeure aux escaliers de papier que l’on gravit sur la pointe des pieds, pénétrant peu à peu un univers brinquebalant, où tout menace à chaque instant de s’écrouler, à l’image de la Mère-Grand bancale qui refuse les béquilles mais tient cependant le monde dans sa main, tandis que, bien caché, l’autre petit homme de l’histoire, le grand-père, se terre dans l’ombre.

    C’est une photo de famille étrange où les absents sont plus présents que les vivants, morceaux épars d’un grand tout, à reconstituer. Tradition chez les Boltanski que cette habitude de réécrire, voire d’écrire tout court, une histoire familiale entremêlée à l’Histoire avec sa grande hache.

    « Taudis », « chambre de torture », « parc d’attraction », La cache est un kaléidoscope, mais constitue avant tout la matrice où Christophe Boltanki a pris racine et s’est développé pour produire un édifice immense, celui de ses souvenir. Pourtant, une pirouette, et tout part en cacahuète…

    Texte paru le 26/05/2016 dans le Progrès de Lyon

    dans le cadre des dixièmes Assises du Roman 

    Le bortsch des Boltanski

     Lorsqu’elle voulait faire plaisir, elle descendait tôt le matin dans la cuisine et se mettait aux fourneaux. Dressée sur ses pattes chancelantes, arcboutée au-dessus du buffet, elle évidait et farcissait des poivrons, grillait des aubergines sur la flamme de la gazinière, détachait au couteau leur peau calcinée, mélangeait leur chair confite à des oignons crus. Elle mettait des concombres à dégorger, les plongeait dans la crème épaisse. Elle malaxait, roulait des boulettes de viande dans de l’oeuf et de la chapelure, les jetait dans l’huile bouillante, puis les saupoudrait de paprika. Elle découpait et faisait revenir des foies de volaille. La cuisine s’emplissait d’odeurs d’ail, de pelures brûlées, de fritures. Ses murs résonnaient de bruits de hachoir et de noms bizarres : kacha, vareniki, pojarski, vatrouschka. Les grands jours, généralement le dimanche, elle préparait du bortsch. Une soupe de betteraves, de choux, de poitrine de boeuf qu’elle laissait mijoter la veille, dégraissait au petit matin et servait avec des pirojki, des pâtés briochés de chez Goldenberg. A la toute fin, elle ajoutait à son bouillon écarlate du sucre en poudre et un doigt de vinaigre, en dosant chaque ingrédient avec la méticulosité d’une laborantine. Le secret du bortsch réside dans un équilibre aigre-doux très précaire.

    En signe de réjouissance, elle sortait alors ses plus belles assiettes, celles en porcelaine bleue. Les creuses pour la soupe, les plates pour la viande. Plus qu’un festin, elle nous offrait un passé. Elle nous reliait à une histoire qui n’était pas la sienne. Elle sacrifiait à un culte ancien dont elle avait adopté les rites. Elle accomplissait un genre d’eucharistie. Son potage roboratif au goût acidulé et à l’odeur de chou contenait consubstanciellement l’âme des Boltanski. En trois quatre cuillerées de potion magique, elle nous procurait des origines, un sentiment d’appartenance, sinon à une communauté, du moins à un modèle alimentaire, ce quelque chose qui permettait de revendiquer ou plutôt de justifier notre différence.

    Christophe BOLTANSKI, La Cache, 2015

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  • "Mange ou meurs" (J. HARRISON)

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    IMG_0342.jpgEn 2002, Jim HARRISON publiait ses Aventures d'un gourmand vagabond, rassemblant ses articles parus dans la presse américaine tout au long des années 1990, ainsi que sa correspondance avec Gérard Oberlé. Quelques extraits pour la bonne bouche...

    Je tiens d'emblée à éviter tout malentendu : mon obsession pour la bonne chère et le vin n'a rien de répréhensible. Nous oublions trop aisément qu'à force de scruter la vie, nous perdons toute envie de la vivre. Plutôt que de descendre au fond du puits des névroses qui font de bon nombre d'entre nous ce que nous sommes, je préfère considérer ma passion pour la gastronomie et les vins comme une quête obstinée de l'authenticité, et me prendre pour un voyageur, un explorateur, un aventurier découvrant ces activités banales auxquelles nous nous livrons tous les jours : manger et boire. 

    "Introduction"

    A l'échelle du temps géologique, tous les humains actuellement présents sur Terre seront morts dans quelques millisecondes. Quel tribut ! C'est seulement par un usage diligent du sexe et, vous l'avez deviné, de la nourriture que nous survivons à cette hécatombe foudroyante, propulsant nos infimes "Je suis" à travers l'obscurité muette de vingt milliards d'années cosmiques. À chaque coup d'œil lancé vers des formes rebondies, à chaque bouchée savoureuse, vous dites à une pierre d'aller se faire voir, vous affirmez à une montagne que vous êtes bien vivants, à une étoile que vous existez toujours. 

    "Principes"

     "Mange ou meurs", telle était la devise d'une rubrique gastronomique dont je me suis un temps occupé. Qui pourrait aller contre la profondeur de cette logique ? Par manger, je n'entends pas de banals arrêts au stand pour faire le plein d'essence, mais quelque chose de plus approprié au prétendu esprit humain, une activité à laquelle accorder curiosité et enthousiasme. Même les chiens apprécient la bonne bouffe. Frottez un steak avec de l'air, faites-le cuire dans du beurre, puis donnez-le à votre toutou. Et vous l'entendrez  vous répondre très clairement : "C'est vachement bon, putain !" D'ailleurs, une très bonne tranche de foie gras frais (pas celui que vous achetez en boîte) fera frissonner de la gueule à la queue votre clébard soudain saisi d'une admiration pour votre personne qu'aucune femme n'a jamais éprouvée, pas même lorsque vous sautez sur une émeraude de trois carats pour la lui offrir

    "Trente-trois points de vue sur la cuisine française"

    Jim HARRISON, Aventures d'un gourmand vagabond, 2002

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